Manuel du petit ami Japonais : chapitre 2

Si vous attendiez depuis plusieurs semaines le coeur battant et la main tremblante cramponnée frénétiquement à votre souris pour actualiser sans cesse le blog afin de vérifier si j’avais enfin pondu ce chapitre II de la drague, sachez que moi pendant ce temps je m’étais faite prescrire quelques anxiolytiques pour lutter contre la pression de cette célébrité nouvelle. En effet, j’ai été surprise de constater une explosion des visites et des réactions sur le chapitre I du mois dernier, visites souvent ponctuées d’un « j’attends le chapitre II avec impatience ! »…
À croire que réussir votre vie amoureuse vous intéresse plus que les nouilles que j’ai mangé à Hokkaido, c’est incroyable comme les gens sont égoïstes.
Ces ramen étaient pourtant succulents, vous ne savez pas ce que vous perdez.

Bref, du coup ce n’est pas sans l’angoisse de décevoir que je m’attèle à ce manifestement très attendu deuxième chapitre. En effet, je me dois de venir à la rescousse de toutes les irréductibles gauloises en détresse rescapées du premier opus de ce guide de l’homme japonais.

La dernière fois je vous avais briefés sur les différents profils de psychopathes princes charmants qui vous attendent donc maintenant que vous êtes préparées psychologiquement, on va essayer d’aller un peu plus vite que dans les dramas et ne pas attendre l’avant-dernier épisode pour tenter une approche.

I) Les lieux de rencontres

Pour commencer, nous allons d’abord aborder les lieux possibles de rencontre avec une petite liste exhaustive des lieux qui reviennent souvent dans les rencontres franco-nippones et qui bien souvent détermineront la probabilité de sériosité de votre relation (oui sériosité, parfaitement mesdames et messieurs).

Contre toute attente, même dans une ville aussi gigantesque que Tokyo il peut s’avérer difficile de faire des rencontres : on ne fait que se croiser.
Les Japonais trouvent généralement leur moitié dans le cercle du travail/université/club de loisirs, voire rencontres arrangées entre amis… et quand tout ça ne marche pas, les agences matrimoniales.

Les relations sérieuses issues de rencontres spontanées en soirées ou en s’abordant sur un feeling sont quasi inexistantes. Donc si un jeune freluquet les cheveux laqués à 20 cm au-dessus du crâne vient vous faire l’équivalent asiatique de « Hé Mad’moiselle ! T’as pas un 06 ? », soyez avertie que ce n’est pas dans la norme locale et donc qu’il fait partie des collectionneurs d’expériences dont le prochain hamster sera vous.

Il va de soi que c’est encore sur votre lieu de travail, d’étude ou de loisir que vous aurez PEUT-ETRE la chance de tomber sur un mec au profil psychologique acceptable et où on peut espérer que la relation dure plus de trois jours. Et ce, parce que les Japonais communiquent rarement en privé donc ce sont les seuls endroits où vous serez en contact régulièrement et aurez l’occasion de vous faire connaître sous un profil respectable (en tout cas certainement plus qu’avec sept tequilas shots dans le nez, le déhanché incertain sur le cube d’une boîte de nuit à la mode).
Mais ce sont aussi souvent dans ces cas de figures qu’il faut s’armer de patience à coup de tournage autour du pot sur cinq cents épisodes, mais aussi pour supporter les manigances et gloussements de votre entourage qui n’a pas encore dépassé le stade des histoires du collège : « Dis hihihi, il  paraît que tu aimes bien Jean-Kenji, huhuhu, j’ai vu que tu étais à côté de lui pendant la nomikai hier, hohoho, tu vas lui déclarer tes sentiments dans une lettre d’amour ou attendre la veille de Noël, lololol ? ».
Bref, des histoires de coupleries au sein d’un groupe ou d’une classe créeront des ragots dignes du meilleur script de Jean-François Porry pour le Miel et les abeilles et du coup on comprend peut-être un peu mieux pourquoi en société, les personnes en couple font comme si elles ne se connaissaient pas, ou peu. Notez qu’il est fou le nombre de surprise qu’on peut avoir en apprenant que deux personnes qu’on côtoie tous les jours et ne s’approchent pas en société, vivent en fait une folle passion hors caméra. Donc histoire de ne pas vous prendre la honte en même temps que votre râteau, enquêtez d’abord suffisamment pour être sure que l’objet de votre convoitise n’appartient pas déjà à quelqu’un d’autre.
Avouez qu’il serait ballot que vous confessiez à Marie-Keiko que vous brûlez d’amour pour Jean-Kenji et comptez le saouler pour abuser de lui, alors que les deux cachottiers prévoient de se marier la semaine prochaine.

Malheureusement, si tout votre entourage ressemble peu ou prou à un dessous-de-bras pas lavé depuis deux semaines ou que vous êtes ici en working holidays et n’avez ni cours, ni travail, ni entourage régulier, il vous sera bien évidemment beaucoup plus difficile de trouver le purinsu charmant. Ainsi, de nombreuses donzelles perdues finissent par se laisser charmer par quelques rigolos rencontrés en soirées ou sur le Net.
Alors que, soyons honnêtes, c’est là que vous aurez le plus de chances de tomber sur des boulets de la société.
Mais les apparences sont trompeuses et c’est vrai qu’on pourrait croire avoir trouvé la solution à tous nos problèmes de solitude. L’ikemen (beau gosse en japonais) qui viendra vous aborder en soirée vous donnera l’impression qu’il est moins coincé que le Japonais lambda, voire plus occidentalisé et chaleureux, et donc qu’il pourrait s’avérer l’homme parfait. En plus il fait bon rire à ses blagues, pourtant pas très fines. Mais les verres de tequila qu’il vous offre dans l’espoir de vous enivrer (généralement il le sera bien avant vous) aideront à le trouver intéressant ne vous inquiétez pas.
Et le jeune filou virtuel à la photo de profil avantageuse vous donnera l’illusion qu’il peut se montrer plus présent et impliqué que tous ces petits amis Japonais inexistants qui vous font don d’un rendez-vous galant une fois toutes les pleines lunes, et vous croirez avoir trouvé un bon compromis pour réussir à faire des rencontres dans ce monde de brutes solitaires.
En plus, il est facile à trouver, réseaux sociaux, sites d’échanges interculturel ou même site de rencontres, il est juste absolument partout et facile d’accès. Vous pouvez même préparer le terrain avant d’arriver sur place, la belle aubaine !
Évidemment si les boîtes et Internet peuvent avoir l’air de bonnes solutions pour réussir à rencontrer votre âme sœur, soyez averties que vous augmentez vos chances de vous faire passer pour une poire.
Notez que le Japonais d’Internet (voire celui de boîte qui n’a pas conclu mais obtenu votre numéro) est bien plus fourbe que le mâle lambda qui tentera sa chance et abandonnera assez vite s’il n’obtient pas votre feu vert. Non le Japonais Don Juan, même s’il n’en a rien à cirer de votre pomme et ne pense qu’avec son phallus, sera capable d’une ténacité des plus impressionnantes.
Ainsi vous courir après pendant des semaines à coup de déclarations enflammées et de « mais laisse-moi une chance, je ne suis pas comme les autres » n’est pas un problème pour lui. Tentative de désespéré ou simple fourberie, investir dans le temps pour obtenir son dû ne lui pose absolument aucun problème. Vous aurez donc le tord de penser qu’il peut être sincère au fond sinon il ne continuerait pas à vous courtiser pendant des semaines.
Pourtant je vous le dis, pour le Samurai des cœurs, les semaines (mois ?) qui passent ne sont pas dérangeantes et vous dégager comme un petit étron quand on tire la chasse ne lui posera absolument aucun problème une fois qu’il aura envie de passer à autre chose.
Donc en gros, les rencontres dans le monde de la nuit ou virtuelle, c’est bien sympa pour créer des rencontres qui sont souvent difficiles dans la vie de tous les jours, mais si vous espérez plus qu’un passe-temps, ne donnez pas votre petit kokoro naïf trop rapidement, le chemin est semé d’embuches.

telephone copie

II) L’approche

Bon assez de blabla, on s’y met ou bien ? Si vous voulez votre adorable petit bébé mi-camembert mi-citron va falloir se mettre au boulot au bout d’un moment quand même.
Déjà je rassure tout le monde, le simple fait d’être étrangère devrait vous rendre populaire, même si vous n’avez jamais forcément fait siffler les foules dans votre pays d’origine. Pas la peine d’être complexée, vos grands yeux feront le reste. Puis le bonnet A négatif des Japonaises aide aussi beaucoup à rendre vos formes intéressantes, à partir d’un bonnet B vous avez tout d’une Lolo Ferrari et vos chances d’emballer n’importe qui.
Si vous galérez quand même, n’hésitez pas à rappeler à l’interlocuteur que vous venez du pays de Louis Vuitton, ça devrait débloquer le problème.
La règle à respecter, et ce même avec le chasseur de base, est de ne pas être trop directe : une femme forte et entreprenante ça les fait fuir. Veuillez donc me faire le plaisir de régresser jusqu’à vos 12 ans pour aborder la proie en lui proposant, les yeux baissés et les joues rougissantes, d’être votre ami. Ponctuez votre innocente requête d’un battement de faux cils extra longs et le tour est joué.
S’ensuivra ensuite une conversation avec des questions qui PEU IMPORTE LE TYPE DE RENCONTRES resteront INVARIABLEMENT LES MÊMES.
Je ne sais pas si on apprend par cœur « La conversation pour les nuls » dès l’école primaire au Japon, mais que vous parliez à un host, un chef d’entreprise ou un étudiant vous aurez invariablement droit à la même conversation dans le même ordre :
« Tu viens d’où ? », « Tu as quel âge ? », « Ça fait combien de temps que tu es au Japon ? », « Pourquoi est-ce que tu es venue au Japon ? », « Qu’est-ce qui te plaît dans le Japon ? » et enfin « Tu aimes la cuisine japonaise ? Quel est ton plat préféré ? Tu peux manger du Nattô ? ».
A priori, si vous apprenez à répondre à toutes ces questions en japonais, vous avez un bagage suffisant pour vous faire passer une bague au doigt.

Enfin, je vous propose un petit glossaire des petites phrases qu’on vous sortira invariablement et qui doit aussi faire partie de leur manuel de la conversation à apprendre par cœur car vous n’y couperez pas :

«日本語上手ですね » (nihongo jôzu desu ne)
Traduction littérale : « Tu parles très bien japonais. »
Traduction littéraire : « Je ne sais pas comment enchaîner la conversation alors je meuble ».
Oui je sais c’est dur. Vous étiez si heureuse qu’il complimente votre japonais… mais sachez qu’il le dira aussi facilement à quelqu’un qui ne sait dire que « Con-nichon-aaaah » qu’à une personne capable de disserter sur le Ça, le Moi et le Sur-Moi entièrement en Japonais.

«綺麗ですね» (kirei desu ne)
Traduction littérale : Tu es jolie.
Traduction littéraire : « Je tente un compliment au pif, celui-là me parait passe-partout »

«英語出来ないなぁ、教えてくれる?» (eigo dekinai naa , oshiete kureru ?)
Traduction littérale : Je ne sais pas parler anglais, tu m’apprends ?
Traduction littéraire : Oui oui, j’ai bien entendu que tu étais française, mais j’en ai rien à foutre car étrangers = anglais.

Passées ces quelques banalités, si vous lui plaisez vraiment, il devrait enchaîner sur du concret :

«顔が小さい!鼻が高い!目が大きい!» (kao ga chiisai ! hana ga takai ! me ga ookii !)
Traduction littérale : Tu as le visage petit ! Le nez haut ! Les yeux grands !
Traduction littéraire : Oui je sais, dans votre tête c’est l’angoisse, vous vous dites merde je suis difforme et je ressemble à ça :

visage
(Je sais, mes talents de dessinatrice vous laissent sans voix, j’ai effectivement raté ma vocation)

Mais non, au Japon avoir le visage étroit un grand pif et des gros yeux est synonyme de grande beauté. Le jeune homme essaie seulement de vous complimenter et dire que vous êtes jolie.

«一人暮らし?寂しいでしょ?» (hitori gurashi ? sabishii desho ?)
Traduction littérale : Tu habites seule ? Tu dois te sentir seule non ?
Traduction littéraire : C’est terrain libre pour que j’aille passer la nuit chez toi ? Je pourrais te tenir compagnie dans ton lit, dis ?

«彼氏がいるの?» (kareshi ga iru no ?)
Traduction littérale : Tu as un petit ami ?
Traduction littéraire : Ingrid, est-ce que tu baises ?

«今度遊びに行こうか?» (kondo asobi ni ikou ka ?)
Traduction littérale : Ca te dis qu’on se fasse une sortie ensemble la prochaine fois ?
Traduction littéraire : Ingrid, est-ce que tu préfères aller au cinéma voir les films d’aventure ou les comédies, et surtout après est-ce que tu baises ?

«もっと遊びたいなぁ» (motto asobitai naa)
Traduction littérale : J’ai envie de m’amuser encore plus
Traduction littéraire : Parce que moi sinon je veux bien aller au love hôtel.

«また会いたいなぁ» (mata aitai naa)
Traduction littérale : J’ai envie de te revoir.
Traduction littéraire : Bon bah au pire on se le fait la prochaine fois ce love hôtel ?

«好き» (suki)
Traduction littérale : Tu me plais / Je t’aime.
Traduction littéraire :  …………………….(bruit d’une mouche qui passe)………………..

Montrez-vous enthousiaste et impressionnée à chacune de ses paroles même les plus ras du sol, minaudez, et le tour est joué.

III) Le bisou

Bon a priori, si l’énergumène vous a sorti toute sa petite tirade d’en haut, c’est que vous l’avez dans la poche. Mais avant d’aller plus loin, je vous suggère un petit cours culturel, car ici la différence se pose. Évidemment je ne parle pas des bises, il est évident qu’elle ne se pratique pas ici. Dans un moment d’égarement il m’est déjà arrivé de faire machinalement la bise à des amis qui me souhaitaient la bonne année : le temps s’est arrêté et tout le monde s’est figé les yeux ronds dans un silence des plus angoissants. Un grand moment de solitude.
Mais là, je vous parle d’amour, donc de bisou sur la bouche, voire de notre célèbre « french kiss » (qui au Japon se dit « deep kiss » soit dit en passant, rien de français là-dedans pour eux).

Chez nous un bisou n’engage à rien, c’est un geste d’amour et d’affection, ou un simple échange de sensualité (ou encore d’haleines fétides, on a pas toujours de la chance) entre deux personnes qui se plaisent.
Au Japon, tout semble indiquer que c’est un préliminaire.
Je ne sais pas s’il y a un mécanisme automatique installé sur le modèle masculin japonais qui produit cet effet absolument remarquable, mais ici dès que votre conquête aura posé ses douces lèvres sur les vôtres, sa main se posera en SYNCHRONIE PARFAITE sur vos boobs.
C’est magique, mathématique et inévitable : sa bouche sur la vôtre = sa main dans votre décolleté.
En fait, ici embrasser l’être aimé, c’est le début d’un acte sexuel, voire l’équivalent de lui donner les clés de la chambre de l’hôtel le plus proche. Pour le romantisme, on repassera merci.
Ce qui peut provoquer parfois de gros malentendus : le pauvre minou ne comprendra très certainement pas que vous lui refusiez vos faveurs alors que vous échangiez vos salives deux minutes plus tôt.
C’est pourtant la même chose ! Allumeuse va !

Vu comme cela, on comprend un peu mieux aussi pourquoi il reste de rare (mais ça arrive, surtout le vendredi soir à la sortie des izakaya) de voir des couples s’embrasser en public, il y a des hôtels pour ça nom d’un chien !
Et vous qui vouliez bisouter à pleine bouche votre amoureux sur le quai de la gare pour lui dire au revoir, petite exhibitionniste dépravée que voilà !

IV) Officialiser la relation

Cela fait des semaines que vous vous fréquentez, il vous a dit « suki », vous vous êtes même connus bibliquement… Point de doute pour vous, c’est votre petit ami ! Hihihi !
…Je vous prierai de bien vouloir arrêter de vous fourrer le doigt dans l’œil jusqu’au coude, merci.
Je vous l’ai dit plus haut, ici le temps investi pour vous avoir n’est absolument pas un problème, et une fois sur deux un « suki » a autant de valeur qu’un « je me ferais bien un McDo en rentrant, tiens ».

Si en France, le statut de « couple » s’impose assez naturellement, au Japon, ce qui officialise réellement une relation entre deux personnes, c’est l’étape du 告白 (kokuhaku), soit la déclaration d’amour.
Tant que l’un des deux ne s’est pas déclaré et n’a pas demandé clairement 「付き合ってくれる?」 (tsukiatte kureru ?) soit « Veux-tu sortir avec moi ? » suivi d’une réponse positive, vous n’êtes pas en couple. Oui, je sais, nous on faisait ça au collège sur des petits mots qu’on faisait passer de tables en tables pendant le cours de maths sur Pythagore (dans un triangle rectangle, le carré de la longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des côtés de .oui pardon, vous vous en tamponnez).
En même temps, les Japonais continuent de faire de la politique avec Hello Kitty ou AKB48 comme porte-parole, CROYEZ-VOUS VRAIMENT QU’ILS SE COMPORTENT EN ADULTE ?
Donc oui, pour que tout soit bien claire et pour être sure de ne pas être qu’un divertissement occasionnel, il convient de préférer passer par cette étape, sinon il peut toujours résider une zone de flou. Les Japonais eux-mêmes en perdent parfois leur latin, ce qui donne des conversations des plus cocasses avec votre entourage : « Oui, je sais ça fait des mois qu’on se voit, on passe Noël ensemble, il dort chez moi et tout mais… il y a pas eu déclaration, je ne suis pas sure que ce soit mon copain, si ? » ou encore « QUOI ? En France vous ne vous déclarez pas forcément ? Mais comment savez-vous que vous êtes en couple ? »… Ben je sais pas, on habite ensemble et on a un enfant de trois ans, ça compte sans la déclaration ou pas ?
Sinon dans les « girls talk » vous aurez aussi le type de conversation où chacune doit faire le compte du nombre de fois où elle a reçu une déclaration et le nombre de fois où c’est elle qui l’a fait. Sans parler du nombre de réponses positives et négatives dans chacun des cas, c’est limite si on en ferait pas un tableau Excel pour plus de clarté. Passionnant, me direz-vous.
Il va de soi que vous aurez droit à ce genre de conversation à 15 piges comme à 30, vous êtes prévenues.

Non vraiment cette histoire de déclaration a son importance, je l’ai appris à mes dépens. Quand le premier petit ami que vous avez, que vous côtoyez depuis un an et demi, qui vient même jusqu’à habiter chez vous en France pendant deux mois et qui finalement vous dit « Mais on est pas en couple, t’as jamais été ma copine ! Je t’ai jamais demandé si tu voulais sortir avec moi et tu n’as jamais dit oui, y’a pas eu déclaration ! », et bien vous apprenez que le prix pour comprendre les us et coutumes de l’autochtone est parfois bien cher à payer.
Merci, on ne m’y reprendra plus. Veuillez donc pour plus de sécurité adopter la politique du « Déclare-toi ou dégage petit gueux ».
Et encore, ça ne l’empêchera pas de vous larguer deux jours plus tard si le cœur l’en dit, mais au moins c’était officiel !
Notez aussi parfois une fierté masculine des plus ridicules venant pimenter la chose : « Non mais tu comprends, moi je ne me déclare jamais, c’est un principe. Donc si tu veux qu’on sorte ensemble je suis d’accord, mais il faut que ce soit toi qui demandes ».
Voilà qui rend ce moment des plus romantiques, avouez que les Japonais savent nous vendre du rêve.

V) Le N’golo N’golo dans la case

Oui bon alors, ne comptez pas sur moi pour vous expliquer comment on met le grain de riz dans le maki-zushi, les premiers samedis du mois sur Canal + sont là pour ça. Puis surtout ma mère me lit, et elle en lit déjà beaucoup plus que ce qu’elle devrait, la petite fouine ! (mais si que je t’aime <3)
Je n’aborderai pas non plus le goût prononcé des Japonais pour les objets dégueulasses (maman ne lit pas les lignes suivantes), j’ai eu la curiosité mal placée de rentrer dans un sex shop d’Akihabara avec une copine pour rigoler, c’était très branché sado-maso – nos pauvres nénés – et si je n’ai pas compris à quoi servait la moitié des trucs, sur d’autres j’ai vraiment failli vomir (c’est bon maman tu peux relire), je vous laisse la joie de découvrir par vous-même si votre conquête est normale ou a des tendances psychopathes (encore plus qu’elle n’avait jusque-là, j’entends).
Et même si tous les occidentaux adorent poser cette question, je n’aborderai pas non plus le sujet de la taille, parce que franchement… on s’en tamponne royalement donc veuillez faire vos concours de zizouilles ailleurs.

Ce chapitre tient seulement à faire ma vieille bique rabat-joie, pour vous mettre en garde et vous tirer les oreilles : PROTEGEZ-VOUS BORDEL DE MERDE.

En effet, si distribuer des préservatifs à nos têtes blondes dès l’entrée au collège est peut-être légèrement prématuré, il semble évident qu’au Japon l’éducation sexuelle c’est un peu comme maîtriser l’anglais : pas une priorité.
Vous serez étonnés de constater à quel point ils n’y connaissent absolument rien et à quel point l’idée de contraception ou de protection contre les MST est un concept des plus abstrait.

Et c’est là que la bataille commence, parce qu’au Japon mettre un préservatif est loin d’être un réflexe et que dans beaucoup de cas, il faut batailler avec l’adversaire. Fort et longtemps. Je ne parle pas forcément en mon nom, c’est quelque chose que j’ai entendu un million de fois autour de moi.
La plupart des Japonais n’en ont pas sur eux (même quand ils ont prévu l’issue de la soirée) et vous trouveront mille et une excuses pour expliquer le pourquoi du comment ils ne peuvent pas en mettre : « Je suis allergique », « Je ne ressens rien si j’en mets et ne peux pas assurer » ou encore « en vérité je viens d’une autre planète, je suis Superconnard, mon pire ennemi est Latex Luthor et le préservatif est ma kryptonite ».
Sans parler que ce genre d’abruti croit dur comme fer à la méthode du retrait, malgré le nombre impressionnant de mariages issus d’une grossesse non prévue (on appelle d’ailleurs ces mariages les 出来ちゃった結婚 « dekichatta kekkon » ou raccourci en « dekikon »). Évidemment, les dekikon sont loin d’épargner les Français en terre nipponne, j’ai encore entendu le cas d’une connaissance française qui finit mariée à 20 ans sur une grossesse surprise pas plus tard que y a cinq jours. D’un autre côté, si vous décidez de prendre la pilule, je vous conseille de prendre le temps de bien connaître votre moitié avant de lui en parler car ce n’est pas un moyen de contraception très répandu ici et les préjugés de la fille facile qui prend la pilule pour pouvoir coucher à droite à gauche en toute sécurité vont bon train. Oui, en plus d’avoir parfois la mentalité d’enfants de 12 ans, les Japonais vivent encore en 1920.

Enfin, sans parler que de moyens contraceptifs, abordons aussi le côté MST (oui, aujourd’hui je suis glamour). Pour une raison qui m’échappe, le Japon donne une image relativement « safe » d’un point de vue maladies, alors que la situation est loin d’être jolie ou idéale. Même le royaume de Belgique (onglet « Santé et Hygiène) le dit, alors voyez bien !

Belgique(…«en Japon»…? Rah ces coquins de Belges.)

Sachez que si comme je viens de vous le dire plus haut énormément de couples n’utilisent pas le préservatif, il en va de même pour les partenaires occasionnels et pires, pour les prostitués.
J’ai profité de cet article pour faire quelques recherches sur le sujet histoire de ne pas dire de choses infondées, et voilà que je trouve au passage qu’il existe des établissements et forfaits pour les Japonais (interdits aux étrangers, comme si ça changeait quelque chose), pour faire sa petite affaire avec les prostituées sans protection. Sans oublier que les Japonais ne sont pas les derniers pour le tourisme sexuel dans les pays d’à côté, et qu’ils demandent aussi parfois dans ces cas-là, des forfaits sans protection, c’est fantastique.

Résultat, et ça j’en avais déjà entendu parler plusieurs fois il y a quelques années, on note au Japon une propagation de MST chez les jeunes – dont le développement du SIDA ( Lire aussi ici ou ici ) – relativement alarmante. J’ai souvent entendu que le taux de personnes atteintes du HIV était proche du zéro, mais ce chiffre est faussement rassurant.
N’exagérons rien, le Japon n’est pas l’Afrique du Sud, mais il convient de rester alerte sur le problème. Pas ou peu de prévention = pas de protection = progression de la maladie. Ainsi, il y a encore peu, le Japon enregistrait une progression de 10 à 15% chaque année avec un à deux nouveaux cas déclarés par jour, quand les autres pays développés, eux, enregistraient une diminution.

Outre ce développement notoire OFFICIEL, de nombreuses associations s’inquiètent dans la mesure où le dépistage est loin d’être un réflexe et donc que de nombreux malades courent dans la nature contaminer leurs partenaires sans être au courant de leur état. Ils le découvrent comme une fleur bien plus tard, au cours d’une grossesse ou d’un autre suivi médical quelconque.  On estime les véritables chiffres entre quatre et cinq fois plus élevés que les cas déclarés officiellement.
Et comme les Japonais ont un gros problème avec tout ce qui est menace invisible (on est en plein dedans depuis mars 2011), le gouvernement ne fait rien, ou pas grand-chose.
C’est triste à dire, mais ici dans la mentalité générale, le SIDA ou les MST ne sont pas vraiment un problème de Japonais, mais un problème d’étrangers donc on ne s’y intéresse pas trop. Le Japon est une île et il est bien connu que la mer de Chine les protège bien plus efficacement qu’une capote.
Bref, je ne dis pas ça pour faire dans le sensationnalisme alarmiste – les médias le font beaucoup mieux que moi –, et sans même parler que du HIV,  mais juste pour lutter contre cette fausse idée du risque 0 au Japon qui est une bonne grosse connerie. C’est justement à cause de cette croyance stupide que la situation a bien dégringolé ces quinze dernières années dans l’indifférence générale. J’avais d’ailleurs lu en 2010 l’étude d’un chercheur japonais prédisant d’ici 10 à 20 ans, la découverte d’une grosse vague de séropositifs et autres porteurs d’hépatites, aujourd’hui face immergée de l’iceberg, faute de dépistage. Je n’ai pas su retrouver cet article, c’est dommage. 
Même si le gouvernement s’est un peu fait tirer les oreilles par les organismes à cause de leurs chiffres de contamination relativement inquiétants, il faut avouer que les tentatives de préventions restent plutôt molles et que le changement semble encore bien loin. Et puis il faut bien dire ce qui est, comme bien souvent avec les dangers invisibles, les Japonais n’en ont rien à cirer du tout et ne s’impliquent pas. On a donc recours à des téléthons pornos  et des événements préventifs où on leur propose de toucher les nichons d’une star du X pour tenter de les sensibiliser un minimum à la chose.
On suscite l’intérêt de son auditoire comme on peut, que voulez-vous.

Malgré tout, l’ignorance et la non-prise en compte des risques restent là, j’en veux pour preuve un site féminin que j’ai trouvé au cours de mes recherches (ayant également fait l’objet d’un blog anglophone), où un Docteur répond aux questions sexo des jeunes japonaises en détresse.
Au détour de ce site, on a par exemple l’occasion de lire la question d’une internaute de 35 ans ( !!!), demandant naïvement 「コンドームをつけるタイミングは?」 soit « A quel moment doit-on mettre le préservatif ? ». 
Et là, notre DOCTEUR répond tout bonnement :

1) 口でフェラチオ
D’abord, faites-lui une fellation.
2) 一度挿入 ※性病が怖い人は挿入する前から
(Commencez la pénétration sans préservatif – sauf les gens qui ont vraiment peur des MST)
3) プレイとして、口で女性がつけてあげる。 ※これはテクニックが必要となりますのでバナナで練習しましょう。
Comme un jeu, mettez lui le préservatif avec la bouche – ceci demande de la technique, il est donc nécessaire de s’entraîner avec une banane.

…Bonjour le conseil de champion, c’est vraiment du grand art. Je vous épargne les rubriques où ce fameux docteur – qui a manifestement eu son diplôme dans une pochette surprise – conseille à une pauvre japonaise dont le nouveau petit ami refuse le préservatif de prendre la pilule ou procéder à la méthode du retrait pour plus de sécurité. (attendez, je m’étouffe)
En traînant aussi sur d’autres forums, j’ai pu aussi tomber sur d’autres fabuleux conseils comme « Ne jamais mettre de préservatif avant la pénétration, le sexe n’est pas assez dur et il y a des risques de perdre le préservatif et mettre enceinte sa partenaire ».

………!!!!!
Je ne sais pas vous mais je trouve ça absolument splendide. Notez que les intervenants ont souvent la trentaine, ouais quand même…
Bien entendu, comme à part quelques exceptions, l’ignorance est générale, si vous tombez sur un de ces grands absents de l’éducation sexuelle, il prendra relativement mal que vous essayiez de lui apprendre la vie et vous soutiendra haut et fort qu’il n’y a aucun risque.
En gros, vous passerez juste pour une chieuse.
Alors réveillez la femme Barbara Gould qui sommeille en vous et soyez fortes.

Voilà, j’ai fini de faire ma Melle Mangin, je vous laisse donc tranquilles pour profitez de vos beaux éphèbes rachitiques (avouez que les Japonais ne sont pas d’un gabarit bien imposant).

Selon inspiration et choses à dire, vous aurez peut-être droit un jour au chapitre III de ce manuel qui vous passionne, je le sais.
Ne me mentez pas, les visites au blog ont doublé avec pour la moitié des recherches google « trouver un petit ami japonais »… Je vous surveille bande de petites coquines !
On m’a aussi demandé d’écrire un manuel pour les hommes où je parlerais des femmes… Je pourrais le faire, mais forcément je me sens un peu moins bien placée.
Autant mes billets ne sont pas sans mauvaise foi rien que pour mon bon plaisir, autant ils sont quand même basés exclusivement sur du vécu, que ce soit le mien ou celui de mon entourage.
Pour écrire sur comment draguer une japonaise et son comportement, j’aurais bien peur que ma mauvaise foi ne tombe bien plus souvent dans le gratuit… Je m’excuse et laisse donc cette suggestion de côté pour l’instant.
Mais si un jour j’ai le clavier qui me démange pour aborder ce sujet Ô combien complexe qu’est celui de la femme japonaise, vous en serez les premiers avertis, je vous le promets.

D’autres liens sur le sujet susceptibles de vous intéresser :
Discussion sur France-Japon
De la passion et du sexe au Japon : « On ne dit pas l’amour, on le fait »

 

29 Louanges

  1. Y a des jours où je me demande ce que tu fous au Japon.

    Et ensuite je comprends: tu restes pour les étudier/écrire des sketchs absolument réalistes sur la question.

    J’ai tellement ri de tes traductions littéraires et des réponses infâmes de ce « docteur »… alors que franchement, c’est triste.

    Ceci dit, tu es tellement cultivée que tu as réussi à caser les inconnus là-dedans, et ça, c’est beau.

  2. Encore une fois j’ai adoré. J’aime le passage où tu montres les questions. Dans le fond peu importe la question, le but est juste de coucher avec l’autre.
    J’adore le système de la déclaration. Tu couches, tu fréquentes et éventuellement si tu y penses car tu as un trou dans ton emplois du temps, que tu es en couple et que tu l’aimes. On sait jamais qu’elle aurait pas remarqué qu’elle traînait un inconnu derrière elle.

    Concernant la régression à l’âge de 12 ans, j’ai un petit doute. Tu as déjà vu les filles de 12 ans maintenant? Sont plus délurées et au courant de beaucoup de choses. Purée, j’ai l’impression d’avoir vécu il y a 2 siècles quand je les entends. Fini les joues qui rougissent, c’est direct droit au but pour la majorité d’entre elles.

    Pour le site belge, il a du être écrit par un flamand.

    Ce que je retire de tes articles, c’est que le japonais est con, immature, puéril, de mauvaise fois. Bref, l’homme idéal pour toute femme. Est-ce que ça leur arrive d’être vraiment amoureux?

    De nouveau merci pour cette bonne lecture.

  3. Purée, faut que je me relise avant de poster. Phrase incomplète et faute orthographe.

    Je disais donc : (désolée, c’est l’âge)
    Tu couches, tu fréquentes et éventuellement si tu y penses car tu as un trou dans ton emploi du temps, tu déclares à l’autre que tu l’aimes et que depuis x mois ou années, vous êtes en couple.

  4. Marina panda

    Tu as oublié que les japonais sont capables de faire un Osaka Tokyo pour te voir et te faire une déclaration au LH genre « notre amour est éternel reste ici » WTF? Les pires spécimens ces mecs là !!
    Comme d’hab j’adore te lire baby! Aussi cool que parler avec toi!
    Love

  5. Edena

    Mais mais.. TU ME FAIS PEUR ! Ahaha
    Je pars vivre au Japon dans juste deux mois, j’y reste pour mes études (donc minimum 5 ans, voire plus), ça veut dire que je vais devoir rester célibataire toute ma vie? ahaha
    Tant pis… Je finirai ma vie dans une hutte au fond de la forêt, avec mes 1982 chats et une jolie toile d’araignée entre les jambes. (Je fais dans l’élégance, je sais ahah)
    En tout cas merci pour les deux articles qui étaient super intéressants, au moins je sais que je devrai éviter de faire ma naïve une fois là bas.

  6. Maud

    C’est dingue quand même cette histoire de préliminaire et de déclaration ! C’est loin des histoires niaises dans les dramas quand même, haha.
    Parce que ton histoire d’un an et demi et puis s’entendre dire ça… Heu, j’sais pas, y a pas un soucis là ? C’vraiment trop étrange !

    Quoi les Belges ? :O Peut-être que c’est un néerlandophone qui a rédigit ces lignes et qu’il a fait une p’tite erreur ! :O (Je vois que je ne suis pas la seule à faire la réflexion !)

    Et si non, Ingrid, est-ce que tu baises ? (Palme d’Or !)

  7. Merry

    Hey, je lis ton blog depuis bien longtemps mais je suis l’une de ces lectrices de l’ombre (a), mais je me dois de réagir ici, j’ai trouvé ton article vraiment très intéressant (et je tiens à te dire que celui sur les nouilles que tu as mangées à Hokkaido était aussi réellement intéressant u.u personnellement je me suis faite une joie de le lire).
    Le fait que tu parles des mst était assez inattendu mais j’ai vraiment découvert une facette du Japon que je ne connaissait pas encore (et pourtant je pensais déjà connaître une bonne partie de sa facette négative).
    Bref je voulais écrire ce commentaire parce qu’il y a environ deux semaines j’ai regardé un drama, jusque là rien d’extraordinaire j’avoue, qui raconte l’histoire d’une jeune japonaise (genre 15 ans) qui attrape le sida en se prostituant. Au début j’étais plutôt emballée, j’aime encore bien les « dramas préventions » sauf que je me suis arrêtée avant la fin tellement j’étais choquée, offusquée et énervée. Si tu l’as vu je vais te faire un résumé pour rien mais mon offusquation a commencé quand elle couche avec son nouveau partenaire (quelqu’un d’à priori sérieux) sans mettre de préservatif alors qu’ils savent tous les deux qu’elle a le sida, est-ce qu’ils sont suicidaires? >< Pas une seule fois dans ce drama qui parle des mst ils parlent des préservatifs et moi ça me révolte, après faudra pas s'étonner que la moitiés des japonais chopent un truc. Ensuite (parce que c'est pas tout) elle tombe en ceinte et… décide de le garder. xD Mais bien sûr. Comme justification elle lâche un truc comme: "mon bébé a le droit de naitre même si il est séropositif", j'ai cru que j'allais m'étouffer et j'ai crié à mon ordinateur de mettre une capote.
    Au début j'ai crus que ce drama avait juste été mal fait et malheureusement grâce à toi je constate que tout le Japon est mal informé et ne conçoit apparemment pas l'usage de la capote, ce qui me parait totalement arriéré pour un pays développé qui a les moyens. Mais bon qu'ils soient pas assez informés passe encore mais qu'ils osent diffusés un drama qui clairement dit "couché sans vous protégé vous aurez le sida mais vous vivrez le grand amour, aurez un gosse et serez heureuse", moi ça me tue, ça aurait déjà fait scandale en Europe ou aux Etats-Unis, si j'ai des gosses je voudrais pas qu'ils voient ça et je trouve ça dommage qu'ils ne s'en rendent pas compte.

    Enfin voilà je voulais te faire part de ce drama qui m'a profondément perturbé et que je ne terminerais jamais parce que je sens que ce gosse va naitre en parfaite santé et que tous les infectés du Japon pensent aujourd'hui qu'on peut avoir le sida et faire un enfant sans problème.

    Et je tiens quand même à te dire que j'adore ton blog, on se rend mieux compte de ce que signifie "vivre au Japon", c'est un de mes grands rêves et ton parcours et celui "Hakanai ageha" m'ont ouvert les yeux, c'est toujours mon rêve mais je pense que j'y suis mieux préparée maintenant et je risque moins de me casser la gueule en route ^^ alors merci.

  8. Céline

    Ahah! Très bon article (référence aux Inconnus, toute ma jeunesse!).

    Cela me fait penser à mon expérience : au début de notre relation, mon futur mari ne voulait pas mettre de préservatif (imcompréhensible pour moi, vu toute la prévention qu’on a ici). Mais pourquoi donc que je lui demande ? »Mais parce que le Japon est une île, qu’il n’y a pas de maladies car peu d’étrangers ». Les bras m’en tombent…. Je vous laisse imaginer comme j’ai du batailler pour obtenir le port du préservatif (ben sinon c’est derrière l’oreille) et qu’ensuite il aille faire une prise de sang pour des tests. Fatiguant.

    Mais le pire, c’est qu’il est intelligent et ouvert, il a beaucoup voyagé. Alors, qu’il sorte des conneries comme ça, ça m’a tué.

  9. Chère Sonya,

    merci de m’avoir régalé de ces 2 longs articles sur les Japonais et bon courage pour supporter les réflexions des rageuses qui ne voudront croire un mot de tes atterrantes révélations.

    Sur le premier article, je regrette cependant que tu n’aies pas ajouté la proportion de « bons coups » en fonction de la catégorie du mâle.

    Pour les statistiques japonaise sur les cas de VIH, un commentaire sur mon blog parlait de contraintes émanant de l’ambassade et disant gentiment aux hôpitaux qu’ils allaient faire le plaisir de baisser leurs chiffres pour pas alerter la population.

    Le Japon, pays du bon sens, as usual…

    Bonne continuation,
    RP

  10. Alala l’éducation sexuelle inexistante chez les japonais est un grand classique ainsi que leur méthode du retrait.
    Je connais tout ça c’est à force d’écouter les rumeurs sur certains visualeux qui couchent partout et foutent enceintes pleins de fans et les menacent pour qu’elles avortent, parce que bon ils veulent pas se marier quand même. Après bah s’ils elles avortent pas et bien monsieur est bien obligé de se marier hein. A croire qu’ils apprennent pas de leurs erreurs. Je sais pas mais tu fous enceintes une dizaine de filles faut à un moment donné se dire que ta méthode du retrait ça marche pas (sans parler des MST que monsieur et certaines demoiselles doivent refiler à tout le monde…)

    Le spécimen japonais est quand même un sacré coco, un handicapé des sentiments mais pas de la b*te xD

    Merci de rétablir la vérité sur eux, ça épargnera les désillusions de beaucoup de jeunes filles qui pensent que tout se passe comme dans les dramas.

    Bon mon commentaire est pleins de généralité mais il y a des exceptions qui confirment la règle, il existe de rares jeunes hommes très bien mais faut pas rêver on le trouve pas facilement.

  11. Ah oui, j’oubliais : des médecins français sur Tôkyô parlent de 80% de femmes avec des chlamydies. Je dis ça, je dis rien… (^o^;)

  12. Eric

    Criant de vérité! Et appliquable aussi pour les petites amies japonaises!
    Vraiment super bien expliqué! Ca change des textes soit « Japon tout beau parfait » ou bien « Ah ces chinois! » (un homme célèbre français qui porte le nom d’un pays bas)
    On peut pas dire qu’ils sont bizzares car qu’est ce que la normalité? Mais chaque jour apportant son lot de différence, je me demande sur quelle planète ils vivent…^^ »

  13. Putain, mais la méthode du retrait (RAAAAH).
    Et le faux doc qui raconte ses conneries (double RAAAAH).
    Bon, je ne suis pas étonnée quant aux MST/le sida, les grossesses Kinder surprise, parce que quand même, l’animal totem des japonais, c’est un peu l’autruche selon moi.

    En tout cas, toujours aussi bien, j’aime vraiment tes articles.

  14. Celinehu

    Intéressant… Une question : quand tu écris « les Japonais ont un gros problème avec tout ce qui est menace invisible », penses-tu que le facteur visible/invisible joue un rôle important dans la gestion des risques en général au Japon ? ou était-ce juste une comparaison avec les événements de 2011 ?

  15. curry

    Les choses dans le chapitre MST, etc… sont malheureusement vraies.

    Il y a ceux qui disent que la pilule c’est dangereux pour la santé des femmes et en particulier celle des Japonaises « parce qu’elles sont pas faites pareil vous comprenez ma bonne dame ».
    D’ailleurs je trouve toujours hallucinant de voir qu’il a fallu attendre autant de temps pour que ça soit officialisé au Japon.
    D’après ce que j’ai entendu, c’est dans les 80 euros la plaquette d’un mois, et il faut retourner chez le médecin tous les mois/2mois pour la prescription. (Info à vérifier, c’est juste des trucs que j’ai entendu)

    Ensuite, pour le lol, dites à un/e Japonais/e que dans les lycées et collèges français, il y a des préservatifs en libre service à l’infirmerie et regardez sa tête.
    Encore mieux, dites que vous avez déjà fait un dépistage HIV et regardez l’expression de dégout sur son visage. Ça peut servir comme argument si vous voulez larguer quelqu’un.

    Le passage sur la déclaration est très juste au passage. 😉

    Je tiens à préciser qu’il y a quand même des gens bien heureusement et qu’il y a aussi des gros teubés/crades chez les Français aussi. (Genre les mecs qui veulent pas que leur copine prennent la pilule pour pas qu’elle grossisse, ceux qui sont persuadés que les filles qui prennent la pilule donnent naissance à plus de filles, or comme ils désirent un fils dans le futur, ils demandent à la fille de ne pas prendre la pilule pour ne pas réduire les chances…)

  16. Uhryks

    Bon alors certes la longueur importe peu (un minimum syndical est tout de même requis 😉 ) mais ça ne répond pas à la question des performances. Autrement dit: se fait-on chier au lit avec le japonais moyen ? Ou vraiment c’est comme partout et y’a des bons et des mauvais ?

    Sinon intéressant la partie sur la déclaration ou les MST, ça s’applique aux deux sexes donc je note…

  17. Nausicaa

    C’est pas complexe les femmes japonaises! euh… en fait… Je vais pas en parler je risquerai la mauvaise foi également… Parce que apparemment j’ai eu sous le yeux le pire exemple de la niponne : La nagochienne.
    La chienne de Nagoya. lolz, ce fut épique pendant un an.

  18. curry

    Uhryks : Ça dépend comme partout, il y a des bons et des mauvais. 😉

  19. Claire

    J’apporterais une précision sur le bisou : y’a une grosse différence entre le petit bisou sur les lèvres et le french kiss. Effectivement à force de sortir avec des japonais pour moi aussi le deep kiss est une forme de préliminaire (et du coup ça me choque les gens qui le font dans la rue XD) par contre la plupart de mes « copains » ne voyaient pas de problème à un petit bisou discret sur la voie publique donc certains délurés le font.

    D’ailleurs en lisant cet article que je me dis que je trouverais pas meilleur japonais que le mien -0- il est très au courant des MST et il faisait régulièrement des tests… Il achète lui même des préservatifs quand j’oublie ma pilule et est actuellement en train de parlementer pour que j’arrête la pilule à cause de ce dont on a parlé tous les deux, et préfère encore porter des préservatifs que risquer ma santé. Du coup il se renseigne pour les massages shiatsu qui régulent les hormones afin que je puisse arrêter… Son coté dépressif a beau être chiant pour le reste j’ai envie de dire : je ne lâcherais pas le poisson.

    Tiens d’ailleurs c’est comment en Corée ? Je vois Pauline demain je vais lui en causer XD

  20. Maintenant, j’ai envie d’en savoir plus sur la Nagochienne aussi.

  21. Nolwenn >>> Evidemment ! Si je ne me dévouais pas à rester pour étudier pleinement ces urluberlus, qui vous raconterait toutes ces conneries ?

    Myriam >>> Oui le Japonais en mode drague est rarement finaud, pas bien difficile de deviner ce qu’il attend.
    Bon après n’oublions pas qu’il existe aussi des mecs bien, juste c’est beaucoup moins drole d’en parler (et je ne suis personnellement pas tombée dessus).
    Sinon tu as peut-être malheureusement raison pour les filles de 12 ans mais je me plais à penser que certaines gardent encore une âme d’enfant.

    Marina panda >>> Je pense que ce type de mec entre parfaitement dans ma catégorie du mec dasai et désespéré décrit dans le chapitre 1. Même si se taper un aller-retour Osaka Tokyo à 300 boules pour un pauvre love hotel dépasse un peu mon imagination pourtant grande…

    Edena >>> Pardon de te faire peur, ceci n’est que prévention ! Si tu es à l’école pendant au moins 5 ans, je pense que tu as tout le temps de faire une bonne rencontre via un club de loisir ou autre. Ne désespère pas, y’en a pour qui ça marche !

    Maud >>> Ha ha, j’adore quand je provoque mes lectrices Belges préférées et qu’elles démarrent au quart de tour ! <3

    Merry>>> Une nouvelle lectrice de l’ombre au grand jour ! Merci pour ton commentaire !
    Alors je ne connais pas du tout le drama dont tu parles mais je ne te cache pas que je suis curieuse de connaître le titre, il m’a l’air assez fantastique dans son genre.
    Et donc comme tu l’as compris, la désinformation est générale, autrement je pense que ce drama aurait reçu pas mal de critiques.
    Il y a aussi le manga/drama Deep Love (que j’avais bien aimé bien que glauque) qui parle d’une jeune fille qui se prostitue et attrape le sida. Bon sauf que là pas de happy end, elle meure mais pas s’en s’être vengé d’un vieux dégueulasse au passage en lui refilant la maladie. Malgré la fin malheureuse, là non plus il n’est pas question une seule fois de dire qu’il aurait mieux valu se protéger. Genre c’est comme ça et tant pis.

    Céline >>> Et toute ma jeunesse aussi, j’avoue que cet article était très branché Inconnus, je ne sais pas pourquoi.
    Sinon pour ton mari, au final la culture générale ou le fait d’avoir voyagé ne change pas grand chose, s’ils ont été élevés dans cet idée, dur de leur faire comprendre que c’est autrement…

    Robert Patrick >>> Je suis partie en quête du commentaire dont tu parles car ça m’intéressait mais je n’ai pas retrouvé. Mais comme au passage j’ai lu une partie de ton blog et qu’il m’a bien fait rire, alors je continuerai à chercher. Pour l’instant je n’ai pas de détracteurs car il semblerait qu’une majorité des gens qui me lisent sont déjà allés au Japon et/ou le connaissent bien, donc on déjà expérimenté la chose de près ou de loin, ouf.
    Pour ce qui est des statistiques faussées, pourquoi est-ce que ça m’étonne qu’à moitié ? Ils avaient déjà bien essayé d’étouffer l’affaire du sang contaminé des transfusés et hémophiles…
    Du beau.
    Quant aux 80% des femmes consultés ayant des Chlamydies, ça fait juste froid dans le dos.
    Merci pour ton commentaire.

    Alexiel >>> Non mais le monde du visu est un monde dégueulasse. Pour ça que je le côtoie de moins en moins d’ailleurs. A fréquenter des musicos pour discuter, promouvoir, etc., ils m’en ont racontés des vertes et des pas mures.
    Vraiment pas joli joli.
    Sans vouloir bitcher gratuitement tous les Japonais (y’en a des biens), tomber sur ce genre de connards n’est pas bien rare, donc autant faire un peu de prévention.

    Eric >>> Les textes « Japon tout beau parfait » et les blogs de galeries (souvent superbes au demeurant) montrant les cerisiers en fleur ne manquent pas. Le Japon des sakura, des gens qui rapportent ton portefeuille perdu au poste de police et des yukata en été, on le connait.
    Ca fait pas de mal de parler des côtés moins charismatiques pour éviter les désillusions ou pour dédramatiser 🙂

    Praxele >>> Ce qui est magique avec leur méthode du retrait c’est qu’ils y croient encore malgré le pourcentage impressionnant de dekikon !
    Ravie que mes articles te plaisent toujours, personnellement j’apprécie beaucoup ton blog aussi.Tes trouvailles dégueu à la piscine ou avec ta coloc m’ont fait beaucoup rire !

    Celinehu >>> Evidemment je pense beaucoup aux événements de 2011 et tout ce qui s’en suit depuis quand je dis ça, mais je pense honnêtement que d’une certaine façon les Japonais ne sont pas très doués pour tout ce qui est anticipation et prévention et que tant que la dite menace ne leur est pas tombée sur le coin de la tronche, ils n’agissent pas vraiment. Même dans leur façon de travailler c’est comme ça, avec le fameux « manuel ». Pour chaque situation donnée, on te donne la réponse/l’action à faire, ce qui leur apprend à réagir une fois que telle chose est arrivée, mais surtout ce qui les laisse complètement perdu en cas d’imprévus et souvent « incapables » d’anticiper certaines choses.
    Après ce n’est qu’un avis personnel.

    Curry>>> Ca ne je doute absolument pas qu’il existe des gros porcs incultes en France aussi, l’humanité étant ce qu’elle est, il en va de soi !
    Sinon oui pour la pilule, je n’en ai jamais acheté ici donc ne connait pas en détail, mais j’ai souvent entendu que c’était galère et hors de prix. Je ne saurais pas donner de chiffres exacts non plus ceci dit.

    Uhryks >>> Je n’ai pas parlé des bons au mauvais coups parce que bah… je sais pas c’est subjectif, tout dépends des pratiques et expériences de chacun alors…
    Je pense que y’a du bon comme du mauvais comme dit curry plus bas.

    Nausicaa >>> En effet cette expérience Nagoyienne semble passionnante ! Oh, je ne doute pas une seconde que certaines relations avec des Japonaises puissent être épiques, j’en ai entendu de bonnes aussi.

    Claire >>> Ma foi je suis très heureuse pour toi que tu aies trouvé enfin cet homme parfait qui te convient ! C’est pas comme si t’avais pas galéré avant il me semble…Comme quoi les happy end existent 🙂
    Sinon je me sens loin d’être experte sur la Corée et les Coréens… Au final j’en connais qu’un.
    Il me semble qu’ils sont un chouya plus au courant (déjà ils ont pas l’insularité comme excuse eux), mais c’est loin d’être idéal aussi je pense.
    Je suis tombée pas plus tard que ce matin sur cet article, donc déjà niveau tourisme sexuel sans protection et maladies, ils ont rien à envier au voisin japonais : http://www.koreabang.com/2013/stories/10000-korean-children-born-to-filipina-prostitutes.html

  22. Claire

    Et moi je suis super contente pour toi vu que tu as encore plus galéré que moi / on vaincra ce monde de pute !

    Bah j’en ai parlé avec Pauline aussi et elle m’a dit qu’ils utilisent la même excuse que les japonais pour les MST XD « on est presque une île avec la Corée du nord qui fait barrage alors y’a point de MST »

    Bien cracra cet article… j’ai encore un peu plus perdu foie en l’humanité vu que dans le même genre mais sans rapport avec le japon y’a 2-3 jours je suis tombée sur un article sur la pédophilie en France dans les années 70 ou y’avait une nouvelle mouvance avec plein de gens qui se disaient pro-pédophilie et que ça choquait pas tellement les gens pendant 10/20 ans… Du coup y’a un type qui était connu en tant que Écrivain et à la télé aussi qui a toujours (meme aujourd’hui) parfaitement assumé se taper des gosses et aller au philipines pour se taper des mioches en toutes libertés et que c’était vraiment trop cool. Ce type a jamais eu un pauvre procès pour ça je suis hyper choquée non stop depuis 3 jours du coup XD j’ai vraiment mal pour ces pays asiatiques qui se font vraiment saloper par les pays industrialisés.

  23. Zombie de l'Espace

    Je retiens pour la déclaration…

    … Je crois que je me dois d’en faire une prochainement. -sa maman j’ai limite honte de devoir en arriver là-

    Sinon les capotes, insistez toujours les filles, ils font pas leurs marionnettes longtemps avec un  » La Capote ou je me casse » (testé et approuvé, surtout si t’es bonne et qu’il a eu du mal à arriver jusque là -out-)

    Merci pour cet article drôle et instructif!

    • Merci a toi pour le commentaire !
      Bon courage pour la declaration, j’avoue qu’on se sent un petit peu con con au debut ! Mets- toi dans le personnage et dis toi que c’est le role de ta vie ! x)

  24. Tu m’as encore fait rire . Les réponses du soit disant Docteur, bien que honteuses et affreuses, m’ont aussi fait marrer. L’abruti. O_O

  25. Aria

    encore un article très intéressant.
    J’apprends des choses sur la vie et la vision de certaines choses des japonais qui me surprend grandement.

    ton commentaire « les Japonais vivent encore en 1920 » me semble on ne peut plus approprié et ça en est presque choquant pour nous occidentales.
    On se rend qu’il y a un vrai fossé entre nos cultures, encore plus que ce j’imaginais.

    et je ne parle pas du problème des moyens de contraception…

    j’ai vraiment apprécié cet article que j’ai trouvé très instructif, avec une touche d’humour qui semble te caractériser et que j’apprécie énormément 🙂

  26. Tarnak

    C’est vrai que passé la phase: tout est jolie, ils sont tous sympa, j’aime les sushi (c’est peut être encore le truc qui est resté), chaque jour devient : « mais ptain qu’est ce que je fou ici »

    Il y a un fossé entre l’avancée technologie et le social … et encore pour le social…tout ce que je sais c’est que je ne sais rien.

    Maa, ya encore les sushi…

  27. linoa

    Haaaaa cet article m’a redonné le sourire!^^
    Car, j’ai eu cette fameuse expérience il y a pas longtemps quand j’etais au japon
    Et j’adore ta phrase » déclare toi ou dégage le gueux » c’est exactement ça. . . Et aprés on a le coeur en miette 🙁 nifni

    Bonne continuation ! ^^

  28. Beri

    Super ton article, j’ai lu les deux chapitres et j’étais pliée de rire !! Pourtant j’ai un humour assez particulier. Good job ! Merci 🙂

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