Hommage au Hérisson

      5 commentaires sur Hommage au Hérisson

Mon frère,

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire.
Et pourtant, je t’ai enterré hier.

Sacré tour de cochon que tu nous as fait là.

On m’a souvent dit que je parlais rarement de toi. C’est vrai et c’est faux.
Tu étais un sacré personnage, que tout le monde ne comprenait pas forcément, alors tu faisais partie de mon jardin secret à moi.
Mais à mes amis proches, je parlais très souvent de toi. A quel point je m’inquiétais perpétuellement pour toi, les conneries qu’on s’échangeait, ton amour indéfectible pour Johnny Hallyday…
Au point que le jour de sa mort, j’ai des amis d’enfance qui ne t’ont pas vu depuis bien 15 ans qui m’ont téléphoné pour savoir comment tu allais.

Après le déconfinement, quand j’ai eu mon entretien dans la maison d’édition où je travaille aujourd’hui, j’attendais dans le vestibule de l’entrée qu’on vienne me chercher, face à une grande bibliothèque où sont alignés de nombreux titres de la maison.
Et là, j’ai vu ce gros livre sur la vie de Johnny. À ce moment-là, je me suis promis que si j’étais embauchée ici, tu aurais tous les livres de Johnny que tu voulais.
Et dès ma première semaine dans les bureaux, je suis allée mettre ma fierté de côté pour aller au stock demander aux collègues « Dites, j’ai le droit de prendre les livres sur Johnny ? »… Et là, quand on m’a regardée avec étonnement (j’imagine que c’est pas tous les jeunes employés qui réclament Johnny en premier…), je me suis empressée de me justifier « Non mais c’est pas pour moi, c’est pour mon frère !! » parce que bien entendu, je n’assumais pas du tout cette demande.
Mais ta joie quand tu les as reçus valait bien de risquer une étiquette de « beauf » auprès de mes nouveaux collègues.
Même si après, tu as tellement montré tes beaux livres partout, qu’on a commencé à me réclamer des livres de Johnny en veux-tu en voilà, et que je me disais que j’allais passer pour une grosse fana hystérique, ou me soupçonner d’ouvrir un business de livres de contrebande.
J’attendais d’ailleurs avec impatience de pouvoir t’offrir le calendrier, heureuse de pouvoir te le donner quand tu l’achetais chaque année avant.

Avec ma collègue et amie au bureau, on avait envie de faire une déco surprise « inassumable » derrière la porte, comme une collection de photos d’hommes nus. On se disait que ce serait drôle, quand quelqu’un ouvre la porte de notre bureau, qu’il y ait toutes ces photos derrière et que personne le sache sauf nous.
Mais changement de programme. Elle m’a proposé qu’à la place d’hommes nus, notre petit péché mignon caché derrière la porte soit le calendrier de Johnny que je devais t’offrir, pour te rendre hommage.
Regarde un peu ce que tu nous fais faire, mon frère. On troque les bellâtres musclés pour ton Jojo en sueur et en costard argenté.

Si je suis toujours restée hermétique à Johnny –quoique… en vrai à cause de toi je connais quasiment toutes ses chansons par cœur, et y’en a que je trouve belles, mais j’aime pas trop l’avouer -, c’est toi qui as largement influencé tous mes goûts d’aujourd’hui.
Renaud, Gainsbourg, Guns n’ Roses, Aerosmith, Red Hot Chilli Peppers, Coluche… Tu as éveillé mon goût au rock et aux textes engagés, contestataires et bien écrits. Sans toi j’en serais peut-être restée aux Worlds Apart et Hélène et les garçons.

Pendant mes premières années, tu m’as quasiment élevée. Pour le meilleur et parfois aussi pour le pire : regarder des films d’horreur quand tu me gardais et me traumatiser à vie avec Freddy, écouter en boucle Elmer Food Beat sans t’imaginer qu’après, moi je chantais « Dans la bouche de Danielaaaa » à tue-tête dans la cour de l’école primaire sans avoir aucune idée du sens…
Que des choses que je me remémore aujourd’hui avec le sourire.

Mais tu t’es toujours occupé de moi, et ce jusqu’à maintenant. A m’acheter des goodies Winnie l’Ourson ou des Princesses Disney même bien adulte, parce que tu savais que ça me ferait plaisir. Ou à m’offrir tout ce que tu pouvais pour soulager ma douleur quand j’ai eu mes soucis de santé, me donnant tout ce qui t’appartenait : ceintures de maintien, béquilles, antalgiques… Alors que tu en avais toi-même bien besoin.

Mon frère, tu es parti et c’est insupportable. Je n’arrive plus à dormir la nuit. Alors je me relève, je lis nos sms, je regarde nos photos et j’écris.
J’avais encore tellement de choses à faire avec toi. D’autant que chaque année, on se faisait un spectacle comique tous les deux, une des rares sorties que tu m’autorisais ensemble.
Et deux ans de suite, je t’ai fait faux bond et offert ma place, car les deux fois, j’étais à l’hôpital.
Ça a permis d’offrir à d’autres ce dernier précieux souvenir avec toi, mais moi, maintenant que je sais que y’en aura plus d’autres, avoir raté ça me bouffe.

Les derniers mots que j’aurai échangés avec toi, c’est des memes postés sur Twitter sur Koh Lanta. J’étais rentrée de la danse plus tôt exprès pour voir l’émission en direct, pour ne pas louper ce moment avec toi où on commente en live. Et ces conneries, ce sera finalement notre dernier échange. D’un côté c’est tellement nous, que ça me fait rire.
D’un autre, j’aurais aimé te dire une dernière fois à quel point je t’aime. Je te l’ai dit quelques fois, mais est-ce que je te l’ai dit assez ?
Est-ce que tu le savais vraiment ?

Parce que je t’assure que je t’aimais tellement que tu m’as même valu quelques séances de psy. Je culpabilisais de partir vivre à l’autre bout du monde, de faire ma vie loin et de pas être suffisamment là pour toi.

J’ai envie de raconter mille et unes choses sur toi et moi, et d’un autre côté, j’ai envie de tout garder jalousement pour moi.
Alors peut-être que je vais juste m’arrêter là.
Je voulais juste te rendre une dernière fois hommage, en ce drôle de jour anniversaire.

Hier, j’ai eu l’honneur d’écrire et de lire un texte pour toi lors de ta cérémonie. Avec le soutien de notre sœur et cousines, car comme j’étais trop petite, je n’ai pas de souvenir de toi avant tes 19-20 ans. J’ai l’impression d’avoir raté un grand pan de ta vie et tes meilleurs souvenirs, j’envie ceux qui ont pu partager toutes ces choses avec toi.

Tout le monde m’a dit que ce texte te rendait justice et décrit bien qui tu étais. Alors pour ceux qui n’ont pas pu venir, pour ceux qui ne te connaissaient pas assez…

 

À toi, Samuel.

Sam, Samy, Samos, Manou, Nounou, Nounouss, Le Tam, ‘Ragnar Hanche de Bois, Œil de Faucon et Voleur de Ferrero’ ou encore Moumou, le dernier en date, inventé par erreur par ta nièce Alicia…
C’est vrai que tu étais l’homme aux cent surnoms.
Toi qui n’aimais pas être le centre de l’attention, aujourd’hui on est tous là pour parler de toi et te rendre hommage. Tu aurais détesté ce moment, tu aurais râlé en disant que c’est des conneries tout ça, parce qu’être au cœur de l’attention te mettait dans l’embarras et que tu y répondais en bougonnant. Alors on va essayer de faire ça bien, un texte qui te fait honneur à ta juste valeur, qui te ressemble, que tu aurais apprécié malgré tout.
On pourrait revenir sur ton parcours de vie, mais ce n’est pas ce qui nous semble juste. Car ce n’est ni tes études, ni ta vie en tant que mécanicien ou plaquiste qui révèle réellement le fils, le frère, le cousin, le neveu, l’oncle, le parrain, l’ami, l’homme en or que tu étais.
Parce que pour te connaître vraiment et découvrir la perle, il fallait aller bien au delà des apparences.
Car oui, tu ne laissais pas tout le monde percer la carapace pour découvrir le trésor dissimulé jalousement à l’intérieur, petit cachottier.
Et c’est ce qui rend tout ça encore plus précieux quand on a eu la chance infinie de pouvoir t’apprivoiser un peu.

C’est le 13 octobre 1971 que tu es né, aîné de deux sœurs, Carole et moi, Sonia.
Adorable petit ange aux boucles blondes et au petit nez retroussé, on t’aurait donné le bon Dieu sans confession. Et pourtant, derrière le sourire à croquer, se cachait déjà un petit diablotin qui rendait chèvre sa maîtresse à l’école, qui coupait les têtes de fleurs de son grand-père sans prendre la tige et qui remplissait ses poches de cailloux.
Ça résume assez bien le farceur espiègle que tu es resté toute ta vie, avec tes coups de jet d’eau au visage surprise au moment d’arroser le jardin, tes serpents en plastique plus vrais que nature ou encore le squelette animé dans ton entrée qui en a fait sursauter plus d’un, pour ton plus grand plaisir.

Un farceur au langage fleuri, et ce dès ton plus jeune âge aussi. Mais qui te connaissait bien savait que c’était tes mots d’amour à toi.

Pendant tes jeunes années, tu as été le plus aimant et attentionné des fils. Toujours prêt à aider ta maman pour entretenir la maison, apporter des petits déjeuners au lit, cuisiner des petits plats et assumer avec fierté ton rôle de grand frère. Que ce soit te montrer protecteur avec ta sœur Carole, la couvrir quand elle racontait des salades pour ne pas aller en cours, la défendre contre les caïds du collège parce que t’étais un grand de 3ème et elle une petite 6ème, l’emmener à tes soirées entre potes pour qu’elle s’amuse tout en gardant un œil sur elle…
Ou te conduire comme un père avec moi, ta plus petite soeur, t’occuper de moi quand maman était au travail, me changer mes couches, préparer mes biberons, m’endormir contre toi… Et plus tard, quitter le travail en pleine journée car il y avait un insecte dans ma chambre et que j’étais en panique, jouer avec moi malgré la différence d’âge, jusqu’à passé mon adolescence avec les dimanches à deux devant la Playstation à s’affronter sur des jeux de bagarre ou des courses de voitures.

Pour faire rire la galerie, tu étais souvent le premier, avec ton humour piquant et ta langue affutée. Tes cousins et tes amis se souviennent certainement avec nostalgie de tous ces moments magiques passés avec toi, que ce soit les parties de fléchettes dans le garage, les jeux de pétanque dans la cour, les baignades à la Sablière, les jeux de rôle au fort de la Dame Blanche, les vendanges chaque année et tous les souvenirs chers à ton cœur que tu y as créés, les bains de boue pour débarquer tout noirs sur la plage et vous décrotter au milieu des autres baigneurs innocents, les parties de pêche sur le radeau, ou encore ton amie la couleuvre cachée dans la frisette de Aulx-lès-Cromary qui faisait fuir tout le monde à grandes enjambées quand elle venait faire coucou, alors que toi tu l’avais affectueusement baptisée Lucette.
Car non, toi les serpents, tu n’en avais pas peur. Tu les aimais et les attrapais sans mal par la queue pendant que d’autres se carapataient si vite que, je cite, « Usain Bolt pouvait aller se rhabiller ».

Tu étais comme ça, tu aimais ce qui défrisait le commun des gens. Les serpents, les requins, les squelettes, les films d’horreur… Et devant nos visages horrifiés, tu répondais par des éclats de rire en nous traitant de chochotte.

Drôle et attachant, tu avais le don pour te faire aimer et t’entourer de gens.
D’abord avec ton groupe d’amis à Charnay, puis tu es devenu par la suite un Portugais de cœur, grand fidèle de l’association portugaise et du Porto Bar où tu t’étais créé une seconde famille.
Il y a peu, tu disais encore que le Portugal était ton plus beau voyage et que tu rêvais d’y retourner.

Toujours dévoué, serviable, beau garçon… Tu étais aussi toujours entouré de filles et a volé plus d’un coeur.
Oui, tout le monde t’aimait.
Pourtant, la vie n’a pas été tendre avec toi. Et les coups impitoyables que tu as pris ont causé des blessures qui n’ont jamais cicatrisé.

C’est ainsi qu’avec le temps, tu t’es fermé.
Le monde a changé, ton entourage a avancé sur son propre chemin, et toi, peut-être parce que tu n’y trouvais plus ta place, tu as tiré ta révérence à la société et préféré t’isoler.

Il est devenu difficile de t’embrasser, de t’approcher ou de partager des sorties avec toi. Tu as compris qu’aimer, c’est baisser sa garde et que ça peut faire très mal, surtout quand on est un grand sensible. Car ce monde n’est pas tendre avec les personnes sensibles.
Alors tu as décidé d’enrober ton cœur d’épines pour ne pas qu’on le piétine.
Mais en s’armant de courage et en se risquant à y piquer son doigt, on pouvait voir que ce cœur en or était bel et bien toujours là, plein d’amour… Même si jamais tu n’aurais voulu l’admettre.

Bourru à l’extérieur, tout doux à l’intérieur.
Plus de bisous et plus de câlin, mais mille et unes attentions et toujours cette même dévotion. Bricoler avec minutie des objets pour faciliter le quotidien, rempoter soigneusement des pousses de plantes pour les offrir, cultiver des tomates, courgettes, ou haricots, garder ton pain sec pour les poules… Tout ça, tu le faisais toujours pour un membre ou un autre de ta famille, ou même un voisin.
Si ta mère te disait qu’elle avait besoin d’une ou deux bouteilles en plastique pour accomplir ses tâches de jardinage, tu étais capable de ne plus jamais jeter une bouteille et les collectionner jusqu’à la nuit des temps pour être sûr qu’elle n’en manque jamais.
Si une sœur te réclamait une tarte aux pommes, tu pouvais revenir dans l’heure avec le gâteau, si la seconde rêvait d’un hamac où lire tranquille dans le jardin, tu pouvais aller en acheter un aussitôt, et attendre chaque année les beaux jours pour lui installer et qu’elle en profite le plus possible. Tu achetais des jeux d’extérieur à ton filleul Alexandre sans raison, juste parce que tu avais pensé à lui en le voyant.
Tu voulais jouer au loup solitaire, alors que bien souvent, tout ce que tu faisais, tu le faisais en pensant aux autres.

Non, c’est vrai tu ne respectais pas les codes, et les conventions sociales te gonflaient prodigieusement. Aussi, Noël, Pâques ou les anniversaires, c’était pas ta tasse de thé, car trop convenu et attendu. Tu n’aimais pas ces obligations où on se montre qu’on s’aime juste parce que la tradition te le demande. Toi, tu étais adepte des attentions gratuites, spontanées, celles qu’on n’attend pas et que tu pouvais faire n’importe quel jour de l’année, seulement parce que tu avais pensé à la personne et envie de lui faire plaisir sur le moment.

Ton petit plaisir à toi et que tu aimais encore partager avec nous, c’était les saisons de courses de F1 chaque dimanche et les épisodes de Koh Lanta, véritable tradition familiale avec nos échanges de sms en direct pour tout commenter ensemble du début jusqu’à la fin.

Tu aimais râler contre la chienne de ta maman parce qu’elle te cassait les oreilles et celles de tout le quartier. Et pourtant, quand tu étais de garde, tu la promenais fièrement dans ta rue, toi grand costaud barbu aux cheveux long avec ton petit chihuahua hystérique au bout de la laisse. Tu étais même prêt à dormir avec elle sur ton canapé dans une position inconfortable sans bouger, juste pour ne pas la réveiller.
Parce que dans le fond, tu n’étais qu’amour, et si les Hommes n’en sont pas toujours dignes, tu le donnais sans compter aux animaux.
Même aux chats.

Tu avais beau dire que tu ne les aimais pas, ce n’est pas la peine de mentir, on a vu les photos de matous prises secrètement dans ton téléphone portable, coquin.
Mais comment avouer que tu les aimais bien quand les maudits félins osaient prendre en chasse les oiseaux à qui tu confectionnais des abris et que tu nourrissais chaque hiver et chaque canicule.
Oui, en bon justicier, tu te devais de leur faire la guerre pour protéger moineaux, pie et tourterelles, armé de ton fidèle pistolet à eau – parce que quand même, il ne faudrait pas leur faire mal pour de vrai non plus.

Tu aimais la nature, les arbres, les fleurs.
Chats, chiens, oiseaux, écureuils… Tu observais et protégeais tout ce petit monde qui venait squatter ton jardin, avec une petite préférence – que dis-je – une PASSION pour les hérissons.
Ah, tes hérissons. Entre la première fois où tu en as reçu la visite, le jour où tu as découvert qu’il revenait tous les soirs, que finalement il y en avait deux, que tu pouvais leur donner à manger pour les aider à survivre aux sécheresses, qu’ils venaient taper à ton volet pour avoir leurs croquettes, qu’ils ne venaient plus car ils avaient peut-être trouvé à manger ailleurs – les ingrats ! –, qu’ils sont enfin revenus mais qu’ils sont devenus trois…!
Tes foutus hérissons, au fil des années, tu nous en as fait une vraie série Netflix à coup de rebondissements, suspense, photos et vidéos, que toute la famille suivait avec assiduité.
Au point que ta mère a fini elle aussi par nourrir et devenir gaga des hérissons de son propre jardin, ainsi que tes cousines… jusqu’à avoir votre propre conversation de groupe spéciale hérisson sur messenger.
Et aujourd’hui, ce petit animal ne sera plus jamais pareil à nos yeux, parce qu’on a tous réalisé l’évidence : le hérisson du jardin de nos cœurs, c’était toi.
Une carapace piquante pour se protéger, mais adorable et impossible de ne pas s’y attacher quand on ignore les épines pour prendre la peine de l’approcher.

Doué pour bricoler, amoureux du travail de la terre, attaché aux choses simples, pas une once de malveillance, de cupidité ou de superficialité chez toi. Tu accordais une importance sans pareille à des valeurs aujourd’hui oubliées, comme le soin des animaux et des plantes. Et quand tu aimais, c’était avec fidélité à la vie à la mort, comme ton Johnny et ta casquette dont tu ne te séparais jamais.
Au final, plus on y pense, plus ça ne fait aucun doute que le monde tournerait plus rond s’il était peuplé de gens avec une âme aussi pure que la tienne.
Ours mal léché ou non, pour ceux qui te connaissaient bien, partager un silence avec toi était bien plus précieux que n’importe quelle conversation.
Tu méritais tellement plus que ce que tu as eu. Tu méritais tellement d’être plus heureux que tu ne l’as été.

Eternel nostalgique, tu ne te reconnaissais plus dans le monde d’aujourd’hui. La génération selfie et réseaux sociaux te dépassait, et tu préférais rester fidèle à un mode de vie et des idoles considérés aujourd’hui comme démodés.
Alors si ton absence laisse un trou béant et insupportable dans nos vies, on essaie de se consoler en se disant qu’aujourd’hui, ton corps et ton cœur ont enfin fini de souffrir et tu es finalement libre et allégé de ta croix. Tu es parti rejoindre ceux que tu as perdus et qui te manquaient tant.
On espère que tu t’éclates à allumer le feu avec Johnny, partager une clope avec Gainsbourg, échanger tes meilleures vannes avec Coluche ou encore te refaire les meilleurs titres de Nirvana avec Kurt Cobain ou ceux des Doors avec Jim Morrison.

T’en aller beaucoup trop tôt a été ta dernière farce. Mais comme toi, on n’oubliera jamais ces moments passés ensemble, gravés à jamais dans nos mémoires.

On t’aime et on t’aimera toujours.
Repose en paix petit hérisson, dernier sobriquet à ajouter à ta liste de surnoms.

5 thoughts on “Hommage au Hérisson

  1. Mila

    C’est un très beau texte, Sonya. Je ne connaissais pas ton frère, pas au-delà des quelques choses que tu m’en avais dites, mais à te lire, c’est évident que c’était quelqu’un de profondément généreux et aimant, et que le monde se porte moins bien qu’il l’ait quitté. J’espère moi aussi qu’il est dans un monde plein de ses idoles, et plein d’animaux, et de hérissons. Je sais que les mots sont faibles face à une telle perte, mais j’espère que tu sais que plein de gens t’aiment, et seront là pour t’aider si tu en as besoin. Dont moi. Je te souhaite énormément de courage, de soutien, et de force dans cette épreuve terrible, et je t’embrasse très fort ;; ♥

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  2. Tamahome

    Bonjour Sonya,

    Je ne connaissais pas non plus ton frère, mais tu as écrit de très belles pensées. Il n’y a pas de mots qui pourraient atténuer ta peine, je ne le sais que trop bien. C’est toujours pour ceux qui restent, que c’est le plus dur…

    Mes sincères condoléances.

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  3. Rachel

    Oh ça fait tellement mal et en même temps c’est tellement nécessaire pour t’aider, nous aider Merci, Sonia ❤️

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  4. Roll in Japan

    Mes pensées sont avec toi. Un chouette texte qui a du être bien difficile à écrire, plus encore à lire.
    Prends bien soin de toi et de tes proches.
    Pleins de bises.

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  5. Anonyme

    Courage Sonyan ! Courage ! Que ton frère trouve dans l’au – delà le bonheur éternel.
    Je te souhaite à toi et tes proches de trouver consolation et apaisement.
    De tout coeur avec toi.

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