Le Japon de vos rêves

Ce soir j’ai décidé de vous emmener loin et de vous vendre du rêve. De vous présenter le Japon comme jamais il n’a été fait parmi tous les sites, magazines ou livres sur le sujet.
Ce soir je vais être underground, et vous parler de ce qu’on ne trouve jamais sur les écrits sur le Japon et qui représente pourtant toute une facette de ce qu’il est.
Nous entrons dans la deuxième partie du moins de juin, les températures sont enfin au-dessus de 25 degrés, malgré la saison des pluies le soleil nous fait l’honneur de sa présence de temps à autre… L’été n’est plus qu’à quelques jours , juillet et août nous offriront leurs joies diverses sous peu.
Et là, amateurs de farniente que vous êtes, vous pensez très certainement vacances, plages, bikini et autre bronzette.

Sauf que vous êtes complètement à côté de la plaque, bande de naïfs.
Certes je vais vous parler d’une particularité estivale japonaise, mais pas de feux d’artifice ni de matsuri. Ne vous ai-je pas dit que j’aborderais une facette peu évoquée ?
Non, aujourd’hui il sera question de cafards.

Oui oui, la bestiole à six pattes dégueulasse avec les antennes là.
Non, l’été japonais ne se passe pas au bord de la rivière Sumida habillé de votre Yukata bon marché déniché à Asakusa ou au sommet du mont Fuji admirant le plus beau lever de soleil jamais vu, ça c’est les sornettes qu’on vous vend pour pas faire chuter le tourisme.
En réalité, l’été japonais se passe  terrorisé au fond de votre chambre, n’osant bouger, face à la Bête.
Car sachez que si vous avez l’insigne honneur de passer sur l’archipel en plein été, il vous sera quasiment impossible de passer au travers.
Ils sont partout.
Partout.
PARTOUT.

Peut-être même là, sous votre chaise au moment même où je vous parle. *musique stridente de film d’angoisse*

…Alors, z’êtes combien à avoir regardé sous votre chaise ?

Si mon insectophobie me rendra peut –être un peu Marseillaise sur les bords avec de LEGERES exagérations, il faut savoir que si ça mérite un poste c’est que je vous parle là de cafards de compétition. Pas de la petite blatte de lopette qui viendra vous chatouiller les doigts de pieds une fois tous les dix ans dans votre mansarde parisienne délabrée et insalubre pour venir compléter dignement votre panoplie de Cosette.
Non, là je vous parle de cafards d’élevage, du véritable Hulk à six pattes, du vrai visage de Godzilla.
Et pourtant, comme les guides du Japon et les offices du tourisme sont d’incroyables cachotiers et que mon premier voyage s’est déroulé en novembre, je n’aurais jamais imaginé ça avant de venir y vivre.

Voyez, j’ai la chance d’être insectophobe (doublé d’arachnophobie, car oui j’y tiens, l’araignée n’est pas un insecte). Je ne vous parle pas de cette petite peur qui vous fera crier d’une voix fluette en courant vous réfugier dans les bras du premier jeune homme venu, musclé et au sourire ravageur qui pour la peine, trouvera votre réaction tellement mignonne qu’il en demandera votre main sur le champs.
Non non, déjà moi dans mon cas y’a jamais de jeune homme (musclé ou pas) dans les alentours, je vis toujours ma terreur désespérément seule. Et je ne vous parle pas d’une peur, aussi forte soit elle.
Je vous parle d’une phobie au sens maladif du terme. Une angoisse, une obsession.
Il faut savoir que je fais ma vie en fonction des insectes.
Bon déjà je suis con car je les cherche en permanence. Là où vous tomberez dessus par hasard avec effroi, moi je suis toujours à l’affût. Le regard dans les coins de pièces, les branches d’arbres et dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, les bouches d’égout et les recoins sombres.
Tellement angoissée à l’idée de tomber dessus que je ne peux m’empêcher de regarder chaque endroit où ils seraient susceptibles de se nicher…. Donc forcément je tombe dessus.
Je n’ouvre pas mes fenêtres en été et préfère crever de chaud dans la fournaise, je vide mes poubelles tous les jours même quand y’a rien dans mes sacs et que c’est pas le bon jour (houuu, la mauvaise citoyenne), je me gaze toute seule avec mes insecticides me tuant à moitié avec eux et autres comportements ridicules.

Mon plus grand point faible était jusqu’à ces dernières années l’araignée. Enfant du diable à 8 pattes, tissant vicieusement sa toile dans les moindres recoins.
Quand je suis entrée en fac de Japonais, avide de rencontrer l’autochtone, je mettais le grappin (comme tout autre première année avant et après moi) sur absolument tout Japonais en échange universitaire sur nos terres.
Et lorsque par un détour douteux de conversation j’en venais à dire que les araignées étaient de la pire espèce, me rendaient complètement hystérique, provoquant moult crises d’angoisse et autres crises d’asthme, mes joyeux compères bridés renchérissaient d’une même voix « Oh non !! Les cafards sont bien pires ! ».
S’ensuivait alors un débat enflammé araignée vs cafard, la veine sur le front et le poing sur la table (avouez que vous enviez mes soirées étudiantes…).
De mon point de vue, certes les cafards étaient de la pire espèce, mais pour peu qu’on ait un minimum d’hygiène et un bâtiment pas trop négligé et il y avait peu de chance d’être emmerdé.
Impossible pour moi de comprendre pourquoi les Japonais s’entêtaient à dire haut et fort que les cafards étaient le fléau de ce monde quand moi, j’en avais jamais eu un chez moi.
Je restai donc sur mes convictions arachnéennes, filles du Malin.

Puis il y eut Osaka.
Comme le savent ceux qui me connaissent depuis un moment déjà, ma première année au Japon eu lieu en 2006-2007 lors d’un échange universitaire.
Arrivée au début de l’automne, j’ai donc pu conserver ma douce et enviable innocence jusqu’à l’été suivant.
Et alors que l’été 2007 arrive à grands pas, je décide comme à mon habitude, de sortir à 3h du matin en pyjama pour aller faire mes courses. Normal.
Habitant au rez-de-chaussée, je sors et aperçois sans m’y arrêter une énorme tache noire devant ma porte.
Ovale, flirtant les 10cm.
Naïve idiote que je suis, je me dis « tiens, j’avais jamais remarqué que y’avait une tache là ! » et je continue mon chemin le cœur léger.
…Heureux sont les simples d’esprit.

Je reviens de la supérette, la tache n’est plus là.

*replay de la musique stridente de film d’angoisse*

Je n’ose imaginer l’ignoble vérité. Ce n’est pas possible. Je ne peux y croire.
NON.
Je me dépêche d’ouvrir ma porte dans le noir de la nuit en essayant de vérifier que la « tache » ne traîne pas tapie dans le coin, prête à entrer dans mon doux cocon à mon insu. Il fait 30 degrés mais la sueur qui me coule dans le dos est glacée.
Je suis passée près cette fois, mais j’ouvre un peu les yeux sur cette douce réalité que j’ignorais jusque-là. Oui, il existe des bestioles de cette taille. Evoluant dans le noir en plus…

Au début de l’été je pars en voyage quelques jours et reviens fourbue. Flemme de ranger, je laisse ma valise défaite au sol, les affaires mélangées au sol. Trop crevée, je rangerai demain.
Bien m’en a pris…
A 20h je décide d’aller me coucher pour récupérer, mais ce soir-là miyavi passe à la télé à minuit et demi. Et aucune fatigue ne vaut de laisser miyavi seul et abandonné dans mon écran à tubes cathodiques (oui cet épisode remonte à la préhistoire).
Je mets donc mon réveil à minuit vingt cinq pour admirer le passage de Dieu à l’antenne.
Sauf que je ne le vis jamais (sombre histoire que celle qui vous est contée aujourd’hui).
Car ce soir-là, quand je me suis réveillée les yeux lourds mais le cœur léger afin d’accomplir ma destinée de fangirl, tout ce que j’ai vu en allumant la lumière c’est pas le délicieux et délectable miyavi, mais la « tache » matérialisée sous mon nez.
La Bête.
Le Monstre.
Représentation parfaite de tout ce qu’il y a de plus ignoble sur cette terre (plus effroyable que les sourcils d’Emmanuel Chain, puisque je vous le dis).

Je vous épargnerai la crise, la PANIQUE, qui a suivi par la suite, le coaching de mon meilleur ami pendant 40 minutes au téléphone au beau milieu de la nuit pour que j’ai la force de m’habiller et faire les trois pas qui me séparaient de la porte d’entrée, l’exode à plus d’une heure du matin dans les rues d’Osaka à me demander ce que je vais faire et la nuit passée dans un internet café à la recherche d’une bonne âme acceptant de se rendre chez moi dès l’aube pour une opération à la ghostbusters version cafard.

Mais ce n’était que le début de ce que je n’aurais imaginé et qui me pourrit doucement la vie chaque année de fin mai à début octobre.
Les cafards qui entrent chez vous par effraction quels que soient vos efforts pour l’éviter, ceux qui vous filent entre les jambes quand vous marchez tranquillement dans la rue (vécu), ceux qui vous narguent plantés devant votre porte d’entrée attendant gentiment que vous rentriez pour s’incruster (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai attendu dans la rue en pleine crise de larmes qu’un passant arrive et fasse fuir l’innommable furoncle pour que je puisse rentrer chez moi), ceux qui vous attendent patiemment dans votre évier le sourire jusqu’aux antennes (vécu, même dans la baignoire…), ceux que vous apercevez furtivement courir sur le plan de travail de la crêperie à laquelle vous venez justement de commander une douceur (vécu…), ceux qui vous réveillent au beau milieu de la nuit car ils fouillent dans vos affaires et que vous entendez vos sacs chuinter à grand bruit dans votre deux pièces(vécu plusieurs fois…)… et j’en passe.
Ceci deviendra votre quotidien estival mesdames et messieurs.
Et essayer de dédramatiser la chose en leur donnant des prénoms de séries américaines comme Brandon ou Callaghan ne changera rien à votre désarroi (oui, j’ai en effet testé toutes les méthodes possibles pour m’en sortir…).

Et comme il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, je retourne ma veste sans honte. Même si les araignées sauteuses ou vertes et grosses comme le poing qu’on trouve au Japon sont absolument infâmes et me mettent également dans un sale état, ce n’est que du pipi de chat, du caca de poupon, du cracha de lama à côté de leurs foutus cafards.

DOSSIER :

1. La Bête, sa vie, son œuvre

Tout d’abord, aussi allergique que vous soyez au japonais ou toute autre langue étrangère, je vous somme de retenir le nom de la chose en japonais : gokiburi. Prononcez « gokibouli ».
Déjà rien que la consonance est infâme et vous laisse un arrière goût d’enfer sous le palais.
Et comme les Japonais ont un humour encore plus noir que mon prince Jeremy Ferrari, il leur arrive – sous l’emprise de quelques drogues très certainement – de les appeler « goki-chan ».
Et quand on sait que « -chan » est un suffixe qu’on appose après le nom de quelqu’un pour affirmer une affinité ou lui donner un côté mignon, on comprend à quel point ils ont fumé la moquette.
Que Hello Kitty devienne « Kitty-chan », qu’un bébé devienne « Aka-chan », voire que je devienne « Sonia-chan », je veux bien, MAIS UN CAFARD BORDEL DE MERDE ????
C’est quoi votre problème les gars ?
Même Nadine Morano mérite plus un «-chan » qu’une blatte, on est d’accord ou pas ?

Outre son appellation, revenons au plus important : le CALIBRE.
Comme je vous le disais, je vous parle de cafards entraînés pour les jeux olympiques de l’odieux, pas d’un petit moustique à antennes qu’on défonce d’un coup de talon.
Là on dépasse le stade de l’insecte pour passer limite à la catégorie pachyderme.
Si vous avez de la chance, vous tomberez sur des bébés de 2 à 3cm, mais priez pour ne pas tomber sur maman ou papa qui chatouillent joyeusement les 7 à 8cm, voire plus pour les chanceux habitant le sud.
Vif, il se faufile entre vos meubles la carapace luisante et la patte souple, et vous aurez intérêt à l’avoir du premier coup sinon vous êtes quasiment sûr que vous ne l’aurez jamais. Il aura disparu, comme par enchantement, pour revenir vous horrifier au moindre prétexte une fois que vous l’aurez –difficilement- oublié.
Au grand jeu de la chasse entre l’humain nigaud et le perfide cafard, le gagnant est souvent le second. Donc n’hésitez pas à vous entraîner à dégainer prestement votre Baygon en spray de son fourreau, fièrement accroché à votre taille, pour espérer avoir le dessus. (Mettez the eyes of the tiger en musique de fond pendant vos entraînements intensifs, ça devrait aider).

Mais au Japon, il faut savoir que la créature ne se contente pas de vous rendre fou en slalomant avec agilité entre vos arpions… puisqu’elle vole aussi.
Oui au Japon on n’arrête pas le progrès et leur prototype sont un level au dessus des nôtres et ont gagné grâce aux joies de l’évolution d’ignobles ailes. Ils peuvent donc à tout moment vous voler sur la tronche.
Dans sa grande clémence, Dieu m’a épargné jusqu’à ce jour cette inimaginable expérience. Touchons du bois, les autres sont bien assez traumatisantes, merci.
Enfin, l’animal est aux limites de l’immortalité. L’insecticide vous aura coupé le souffle, rendu rouge de suffocation et perforé un de vos poumons avant que cette merde grosse comme votre doigt ne se décide à crever.
Un coup de balais ou de savate équivaut à une petite tape sur l’épaule pour la chose qui, à peine ébranlée, poursuivra sa course sous votre frigo pour revenir vous titiller quand ça lui chantera.
L’écraser ? Bien, mais ne lésinez pas sur le nettoyage après car vous avez une chance sur deux de tomber sur une femelle qui se fera un plaisir de vous pourrir une dernière fois la vie en pondant sur le coup tous ses œufs dans votre chaleureux home sweet home.
Lui arracher la tête pour ne pas l’écraser ? Sachez qu’un cafard peut même vivre sans tête, il finira juste par mourir de faim au bout d’un moment mais cela peut prendre plus d’une semaine et je ne suis pas sure que cohabiter avec le cavalier sans tête de microcosmos vous réjouira forcément.

Terminons sur cette note positive que si sur un malentendu vous avez triomphé de votre visiteur indésirable, un cafard n’est jamais seul et sa petite famille n’est surement pas bien loin. *sourire contrit*

Bref, soyez avertis. La petite bête ne mange peut-être pas la grosse, mais elle saura vous pourrir la vie comme il faut.

2- Les Japonais face au Fléau

Bon alors déjà entendons-nous sur une chose, les Japonais tendent le bâton pour se faire battre. Comme ils aiment collectionner les catastrophes pour s’entraîner pour la fin du monde, ils cultivent cette plaie avec un soin absolument remarquable.
Certes, ils vous endormiront avec toutes sortes de produits derniers cris pour vous faire croire qu’ils cherchent à s’en débarrasser, mais ce n’est qu’un leurre. Il est évident que l’autochtone est de mèche avec la Bête, qu’il l’entretient en offrandes diverses et variées dans le seul et unique but de vous emmerder.

Outre les restaurants ouverts à n’importe quelle heure du jour et de la nuit sur chaque cm² de la surface japonaise qui n’aident pas, les Japonais ont la FACHEUSE coutumes de déposer leurs poubelles parterre dans les rues.
Certes, les jours de ramassage des poubelles sont censés être fixes et la sortie des poubelles ponctuelle, mais au final on trouvera quand même les poubelles de monsieur et madame tout le monde dans les rues tous les jours.
Et un tas d’ordures, de restes de bouffe en tous genres donnés en pâture à la sortie des bouches d’égout c’est l’équivalent d’un autel rituel garni d’offrandes pour faire revenir son dieu maudit des enfers ou je ne m’y connais pas.
Et quand – comme moi – vous avez un voisin complètement abruti qui s’amuse à attendre le jour des poubelles en déposant les siennes non pas à l’endroit prévu à cet effet dans la rue, mais juste devant sa porte (soit à 2 mètres de la mienne), vous avez des envies de meurtre qui dépassent de loin le génocide de cafards.

Comme si c’était déjà pas assez drôle de les attirer en dehors de leurs souterrains nauséabonds avec des poubelles-buffets-à-volonté, les architectes japonais ont décidé de pimenter la chose en faisant en sorte d’offrir tous les interstices possibles au gêneur. Par exemple votre boîte aux lettres sera très souvent une simple fente dans votre porte d’entrée, donnant directement de l’extérieur et ses dangers à votre douce demeure.
COMME C’EST COMMODE.

N’oublions pas de nombreuses bouches d’aération donnant directement sur le dehors et autres trous en tous genres qui n’ont l’air d’exister que dans le simple but de transformer votre appart en squat à cafards.
Tout pour vous faire sentir impuissant et paranoïaque.
Encore une fois on essaye de vous faire croire que l’on est de votre côté en posant une moustiquaire aux portes coulissantes de votre balcon, mais ce n’est qu’un faible barrage puisqu’elle ne couvre pas toute la largeur de votre balcon et qu’il est donc facile de passer entre la moustiquaire et la porte en passant par les côtés. Ouvrir votre balcon sous prétexte que vous avez une moustiquaire n’est qu’un leurre, si une bestiole est décidée à taper l’incruste, elle viendra et puis c’est tout.

Enfin, qu’ils craignent ou non, les Japonais auront toujours des FABULEUSES histoires de gokiburi à vous raconter afin d’alimenter votre psychose.
La foi où untel s’est réveillé avec un cafard sur le visage (joies du futon…), la foi où il a écrasé la bête et qu’elle a pondu ses mioches en ultime revanche…
Les pires étant très certainement les histoires d’Okinawa (vous savez les îles tropicales vendues comme des plages paradisiaques ?) qui est manifestement un nid de la pire espèce. Des mastodontes de 10cm volant entre vos têtes lors d’une balade romantique sur la plage…
La dernière histoire en date qu’on a raconté à une de mes amies en échange universitaire à Okinawa a été «Méfie toi, à Okinawa les cafards sont tellement horribles que rien que si tu manges un ramen et que tu t’essuies pas le visage après avoir mangé, ils peuvent te voler sur le coin de la bouche attiré par l’odeur ».

Ca vous laisse rêveur n’est-il pas…Bref, le fait est que si je rêve d’aller moi aussi à Okinawa, je n’y foutrai JAMAIS, AU GRAND JAMAIS  les pieds en été.

En gros, les Japonais sont fourbes : ils ont tout organisé pour les attirer dehors, leur donner plein de portes d’entrée chez vous et enfin viendront mettre de l’huile sur le feu de votre névrose.

Voilà, vous êtes seul contre 127 millions de Japonais et des milliards cafards quasi invincibles manifestement tous ligués contre vous, et votre maman est à 10000 bornes et ne peut rien faire pour vous.
Maintenant que vous êtes conscient de la réalité et ses dangers, on va pouvoir parler sérieusement.

3. Survivre.

Alors comment on fait quand on est insectophobe et qu’on se retrouve dans la fosse aux lions cancrelats.
Déjà on pleure. Beaucoup. Et on regrette d’avoir eu un coup de cœur pour ce pays si ingrat.
Ensuite on dort peu. Parfois la lumière allumée car on sait qu’ils n’aiment pas ça. Parfois avec de la musique dans les oreilles, pour ne pas entendre un froissement de sac ou autre bruit suspect.
Vous qui étiez bordélique 8 sur l’échelon d’un candidat de secret story (et tous ceux qui auront regardé l’émission en secret se souviendront dans quel état ils mettent leur maison et comprendront de quoi je parle) deviendrez maniaque. Votre appartement pourra ressembler à une maquette de l’apocalypse en hiver, dès que la température dépassera les 20 degrés il sera irrémédiablement rangé, astiqué et vidé de toutes poubelles à la seconde.
Vous prendrez tous les remèdes de grands-mères au pied de la lettre « les gokiburi n’aiment pas l’odeur de la menthe », « la lavande les repousse »(j’ai d’ailleurs une amie japonaise qui fait pousser de la lavande sur son balcon pour la peine…) et autres.
Vous éviterez malgré vous de manger chez vous pour avoir le moins de choses possibles susceptibles de les attirer. Vous vous direz que vous êtes marteau et que votre phobie va trop loin, puis apprendrez avec effarement qu’un autre expatrié à Tôkyô fait exactement la même chose et que vous n’êtes peut-être pas si tarés (ou alors on est au moins deux…).
Enfin, vous passerez des heures au rayon gokiburi de chaque pharmacie ou supérette (car oui, en France si les crèmes solaires font les devantures de magasins, ici c’est les pièges à cafards) et découvrirez qu’il existe mille et un produits selon votre profil de lutteur anti-cafard.

Vous ne supportez pas l’idée de le ramasser et le sentir, énorme entre vos doigts, après l’avoir tué ? Un spray gélifiant qui l’enveloppera dans une boule de gelée fera l’affaire.
Vous ne vous sentez pas de les affronter en face à face ? Des bouteilles de gaz toxique à mettre en branle dans votre chambre le matin avant de quitter la maison jusqu’au soir feront fuir absolument toute forme de vie.
Vous aimeriez bien essayer de prévenir plutôt que guérir ? Des pièges contenant des sucreries empoisonnées les attireront, les déviant de leur trajet vers votre jolie maison. Poisons qui tuent généralement les œufs avec, et jusqu’aux autres cafards grâce aux selles du cafard contaminé (je vous avais dit que je vous ferais rêver avec cet article).
Vous êtes traditionnel et préférez le bon vieux spray ? Des sprays, tellement forts qu’ils n’hésiteront à vous tuer avec , devraient répondre à vos attentes. Certains font double spray pour agrandir l’angle d’attaque et prévenir la rapidité de mouvement du cafard. D’autres seront équipés d’un spray en forme de petite baguette d’un vingtaine de centimètres pour viser à distance et atteindre le fuyard jusque dans les plus étroits interstices.
Vous n’aimez pas l’idée de faire mal à la pauvre bébête et vos poumons avec ? Il existe des moyens presque naturels avec des sprays de froid, crachant un air à -85°C qui figera la bête à la seconde et vous permettra de vous en débarrasser en toute tranquillité.
Bref, les magasins ne manquent pas de produits et trouvailles en tous genres, et certaines ont l’air un minimum efficaces (à voir quand même sur le long terme…).

Après il est évident que le logement reste un facteur essentiel et que vivre au rez-de-chaussée est synonyme d’invasion. Plus vous habiterez haut et plus vous augmenterez vos chances de vivre un été tranquille.
Malheureusement… Les agents immobiliers ne sont pas fous et savent que les logements en hauteur sont prisés et plus vous habiterez haut, plus vous payerez cher.
Pauvresse que je suis et n’ayant pas compris/su au début que l’étage jouait un rôle principal dans cette quête de la vie sans cafards, mes trois premiers logements Japon étaient situés au rez-de-chaussée. Je n’avais pas compris que si je payais 100 euros moins cher pour exactement le même appartement c’était qu’il y avait anguille sous roche.
Ou baleine sous gravillon.
Ou cafard sous cuisinière.

Aujourd’hui j’ai évolué socialement alors je suis presque au deuxième étage, waouw (le rez-de-chaussée est à moitié en sous-sol donc le premier étage est à peine surélevé…) mais le fait est que ça ne suffit pas, d’autant plus que la montée à mon étage se fait par un escalier extérieur et que rien n’est fermé.

J’ai donc décidé de devenir riche d’ici l’été prochain et de déménager en 2013 au moins au dixième étage d’une tour neuve et dont la porte d’entrée donne sur un couloir intérieur et non extérieur. Quitte à payer le double d’aujourd’hui pour une cage à lapins.
La psychose n’est plus possible, je ne supporte plus ces étés à fleur de peau à angoisser.
Donc si vous craignez les bébêtes et que vous avez la chance de ne pas être à quelques yens près, n’hésitez pas à prendre un logement en hauteur.
Certes, en hauteur les tremblements de terre sont nettement plus intenses, mais je préfère affronter ça qu’ un cafard. Et c’est quelqu’un qui a cru crever le 11 mars qui vous le dit.

Pourquoi un pavé sur les cafards ce soir alors que je vous promets depuis des mois un post sur mon premier baito ?

Parce qu’il commence à faire chaud, que l’heure des cafards est venue.
Et alors que j’ai jusqu’ici été tranquille dans cet appart, là je viens d’en avoir 2 en moins de deux semaines.
Un le soir où je suis revenue de France venu bien aimablement me souhaiter la bienvenue au pays et un ce matin. Bien que j’avoue que celui de ce matin je ne l’ai pas vu, c’est mon amie qui a emménagé avec moi récemment qui lui a fait son compte au réveil, prenant sur elle et en silence pour ne pas que je psychote. Sauf qu’en bonne phobique, je suis aussi paranoïaque et qu’au changement de place de certains objets stratégiques, j’ai compris de suite qu’il y avait eu bataille dans mon dos.
Le fait est qu’on a de la chance jusque là, la saison commence à peine et on a eu droit à des petits ne dépassant pas les 3cm (bon, moi ça me suffit pour faire des crises d’angoisses qui terminent en crises d’asthme, mais je parle de chance dans le sens où c’est un format que ma coloc arrive encore à gérer). Mais le fait est que ça fait deux en pas longtemps, et que j’en ai gazé un autre petit à un mètre de ma porte il y a 3-4 jours.
Ce qui veut donc dire qu’il y a nid pas loin.
Et petits deviendront grands.

Et sur cette horrible réalité qui m’atteint en plein visage comme une bonne grosse baffe de mon imposant papa après bêtise, il s’avère que mon amie rentre en France pour trois semaines pas plus tard qu’après-demain.
Me voilà donc seule et terrorisée à un point que vous n’imaginez même pas.
Et alors que je viens de passer la soirée à mettre du chatertone sur tous les interstices suspectes et dépenser plus de 40 euros de produits en tous genres pour me rassurer, le fait est que je me sens seule comme jamais avec toutes mes munitions.
Puisqu’ il me manque l’arme principale : le mental.
J’envie tout imbécile heureux qui me répondra d’un air dédaigneux « ça fait pas de mal, ça pique même pas, même si tu le chopes dans tes mains ça te fera rien du tout, tu vas pas crever ».
Chanceux est celui qui ne connaît pas la phobie, aussi irrationnelle soit-elle.

Rions mes bons, la saison de la psychose a commencé.

58 Louanges

  1. La pire des choses après l’humidité au japon: les cafards géants! Tu m’as trop fait rire, ca me rapelle où j’attendais pour telephone dans un hall d’hotel, bizarement personne n’allait dans la cabine du fond et tout le monde faisait la queue sagement. En bonne franchouillarde que je suis, j’ai doublé tout le monde et je suis allée dans la cabine du fond, je mets des pièces, tape l’indice pour la france, et commence à raconter ma life, et là je me retourne pour m’appuyer contre une paroie de la cabine et que vois-je????? Le pire cafard de toute ma vie, me regardant fixement, je venais de le deranger dans son propre habitat! Une proximité tellement fine s’était installé entre nous, j’ai hurlé et raccrocher. Mon père en France a l’autre bout du fil à imaginer le pire pour ma vie, j’aurai pu y rester mdr

  2. Ho mon Dieu …
    Je serais exactement dans le même état que toi. Rien qu’à lire ton article, j’en suais du dos et j’avais les larmes aux yeux. C’est juste abominable.
    J’espère sincèrement, je prie tous les Saints et autres angelots dodus pour que tes produits fonctionnent à la perfection.
    Goki-chan … ils sont fous … Genre c’est une mascotte ou quoi.

  3. Beerk. Les premiers cafards que j’ai vus c’était au Maroc il y a trois ans, un peu le même genre que les japonais (des immigrés??). Je vais l’avouer, ça ne m’a rien fait. Par contre, j’ai la même phobie que toi mais avec les araignées. Sales bêtes, sournoises et qui viennent toujours se pointer juste au-dessus de ma tête quand je vais dormir. Jolie tâche noire sur plafond blanc. Merci les voisins du bas d’avoir arraché le lierre du jardin, maintenant elles sont toutes à l’intérieur et elles sont énormes. Donc, je peux comprendre tes réactions, ton attachement à Baygon, le meilleur ami de la femme phobique. Parfois j’ai l’impression que je suis plus intoxiquée que ces foutues bestioles. J’en suis même arrivée à les vaporiser de laque en espérant qu’elles allaient coller et mourir sur place. Je sais on peut être idiote à toute âge. En tout cas merci du renseignement, si je vais au Japon, pas grave les cafards, mais des araignées grosses comme le poing, très peu pour moi. Courage…plus que 4 mois

  4. T.T
    Pourquoi tant de haine? Il fait super peur ton article! Et crois-moi, je te comprends, si je devais me trouver face à un truc pareil, je dormirais dans un cyber café! Bon je suis sélective avec les insectes, certains passent, mais ces monstres que tu décris: PAS QUESTION!
    Surtout tiens nous au courant, je veux savoir quels sont les armes qui fonctionnent contre ces envoyés du Diable. En tous cas merci pour les jolies images que tu m’as mises dans la tête! Ca fait deux nuits que je flippe à l’idée qu’un papillon de nuit d’un cm puisse pénétrer dans ma chambre, je sens que ce soir je psychoterais moins tiens…
    Bonne chance! Survis!

  5. Cart

    TU habitais où par curiosité au Japon? Car bon… j’habitais dans le nord de Yokohama et y’avait des cafards mais normaux…
    et « Nous entrons dans la deuxième partie du moins de juin, les températures sont enfin au-dessus de 25 degrés » je comprends pas non plus oO; Hokkaidou?

  6. Pauline

    Tout allais bien pour mon cas (j’avais mal pour toi certes…), jusqu’au moment où tu as mentionné les ailes…

    « Insectes volants » La voilà ma phobie à moi.

    Tes mots renforcent mon idée de ne pas aller au Japon en été pour un premier voyage en tout cas, sous peine d’agonie longue et subtile (ou pas) pour ma personne.

    J’aime beaucoup ce genre de billets sur un point précis, positifs ou non !

    En attendant, je te souhaite bien du courage pour les mois à venir, je penserai à toi quand je me mettrai à pleurer dès qu’une guêpe tournera autour de moi attirée par le sucre de ma glace à la fraise <3

  7. Hum, que dire. Grâce à toi, je ne vais sûrement pas dormir ce soir et psychoter comme une dingue. J’habite en Martinique et ma maison est en face d’un canal d’où sorte généralement ces immondes bestioles. D’ailleurs ici, on appelle ça des ravets pour bien faire la différence avec les tous petits machins venu de France.
    Je te trouve bien courageuse parce que j’arrive même pas à les tuer. Savoir qu’il y e a un dans une pièce de la maison me fait faire des cauchemars, mais les tuer m’en donne encore plus. Et même mort, j’y touche pas.

    Et ben, heureusement que je ne vais pas au Japon toute seule. Ma meilleure amie se chargera de les tuer, et je penserai à mettre dans ma valise la super barrière anti-insecte que ma tante avait ramené une fois. Pas de bébêtes pendant 3 mois.

  8. Claire

    Je témoigne des appels nocturnes de Sonia qui se finissent aussi vite qu’ils commencent quand elle trouve quelqu’un pour les chasser XD n’empêche que tu me rappelle un truc que j’avais complètement zappé, comme j’ai toujours été à l’étage j’ai pas eu de problème mais Osaka c’est le SUD et faut que je fasse super gaffe en choisissant mon appart parce que ça m’angoisse pas mal cette merde kemem. Dans la rue je m’en fou mais pas de ça chez moi @_@ ou alors j’épouse Ryuta parce qu’en se baladant la nuit il a pété un cable quand y’en a eu un qui est passé au loin, et s’est mis en mode guetteur pour être sûr qu’il était plus là, puis est passé en courant pour esquiver XD j’ai trouvé ton équivalent, j’devrais avoir rien à craindre chez lui XD

  9. Tam

    NAAAAAAAAAAAAAAAAN ! Arrêtes j’avais presque oublié ! (menteuse)
    On en a eu un il y a quelques semaines, tout petit, on l’a écrasé et jeté par le balcon (et pourtant on est au 7ème étage !!! Pour ça d’ailleurs, je suis bien dégoutée !) (quand je dis « on » il faut lire « mon copain » évidemment), résultat : j’ai foutu du journal et du scotch partout, j’ai trois bombes d’insecticides, je regarde dans tous les coins en permanence (et j’ai l’impression de voir bouger un truc à chaque fois que je tourne la tête, mais haha, c’est juste mes cheveux -_-)
    Bien entendu qu’on ne mange pas à la maison et que dès qu’il y a une peau de banane dans la poubelle, elle finit dehors, en bas (la poubelle). Bien entendu que je passe la balais et les lingettes tous les deux jours (tain si ma mère me voyait). Bien entendu que j’ai PEUR tous les soirs en rentrant chez moi…
    Et pourtant je suis pas vraiment phobique des insectes, en général le coup du « je leur donne un nom ridicule », ça marche à peu près. Enfin sur les toutes petites araignées…

    Le pire c’est qu’il nous reste qu’un mois et demi au Japon, après c’est le retour définitif en France. Et j’en arrive parfois à me dire qu’on aurait dû rentrer avant… (bon ok, c’est stupide, juste à cause de cafard quoi… mais quand même !)

    Bon. T’as compris, t’as réveillé une peur ancestrale en moi.

  10. Qi-sama

    Rhooo, mais faut pas avoir peur, c’est mignon les cafards ! Gokiburi-chaaaaan :3
    http://c-quel.deviantart.com/art/Gokiburi-hime-Reloaded-108475962
    (D’accord, les Japonais sont un peu fous… mais ça on le savait déjà.)

    Nan sérieusement, je compatis.
    Je ne suis pas du tout phobique, et les cafards me font pas plus peur que ça… enfin pas plus que les cigales. Mais le fait qu’ils soient gros et puissent voler, donc éventuellement t’atterrir en plein visage, j’avoue que c’est assez flippant.
    Allez, bon courage ! Et que la force soit avec toi 😉

  11. Koubiak

    Ma pauvre Sosoooo comme je compatis, je sais que c’est une période difficile. J’avoue qu’après avoir lu ça les petits cafards parisiens (hé oui je me suis reconnue dans la Cosette lol) ont l’air bien pâles, ainsi que leurs cousins du bled. Mais dis toi que tu connais tous les moyens par lesquels te protéger, donc avec l’oeil du tigre, tu vas pouvoir les combattre et en sortir victorieuse, j’en suis sûre. May the force be with you…

  12. Letice

    Courage Sonia!! Regarde le film Joe’s Apartment (si tu ne l’as pas déja vu), le personnage principal fait ami ami avec les carfards de son immeuble et pire que tout ils parlent!!!
    Pour te consoler un peu de l’utilité du cafard, les scientifiques voient dans leur cerveau un éventuel nouvel antibiotique : http://www.gentside.com/antibiotique/le-cerveau-des-cafards-bientot-sous-forme-d-039-antibiotiques_art15467.html
    …Peut être qu’un jour tu seras amené à bouffer leur cerveau sous forme de cachetons, mais ça, je ne sais pas si ça te rassure…

  13. Mimi

    J’ai eu exactement la même réaction que Pauline à la lecture de ton article, les insectes volants ont tendance à me stresser. Mais très loin derrière les moustiques !!! J’ai la phobie de ses ignobles suceurs de sang ! Peur de la piqure de l’insecte mais également l’éventuelle possibilité de transmission de maladie me rend dingue (gratte des piqures imaginaires provoquant des plaques). Impossible de fermer l’œil de la nuit sachant que l’un d’entre eux se balade impunément dans la chambre.

  14. miyabi >> Pouaaah mais elle est ignoble ton histoire, dans une cabine téléphonique, LA PROXIMITE !!!! Pouah pouah pouah, j’aurais fait une syncope direct lol
    Par contre ça me rappelle un peu la suite du premier cafard qui m’a interrompu dans mon miyavisme, quand je me suis retrouvée seule dans les rues d’Osaka, la première chose que j’ai fait c’est appeler en France en pleurs incontrôlables. Ma mère a eu si peur, elle a cru qu’il était arrivé une catastrophe et que j’avais eu quelque chose de grave…lol

    Archessia >> Donc voilà, tu as tout compris de mon désarroi et tu sais que quand tu viendras me voir (car tu viendras) tu éviteras juillet/août, car je ne te serai d’aucune aide en cas d’invasion.
    Merci de prier, je joins mes prières aux tiennes pour mon âme…

    Myriam >> Oui les cafards qu’on trouve au Japon sont plus ou moins l’équivalent de ceux qu’on a au bled, quand j’étais allée en Tunisie c’était pas de la tarte non plus.
    Après si les gokiburi ont détrôné l’araignée dans mon top phobie, je crois surtout que c’est une question de fréquence. J’ai déjà vu des araignées (les vertes là) vraiment énormes mais c’était dans des bois ou pendant des visites de temples (donc où il y a beaucoup de nature) mais en ville non, j’en ai jamais vu dans une maison. Du coup vu que je sais que j’ai peu de chance d’en avoir chez moi, j’y pense moins. Si les cafards voulaient bien rester dans leurs égoûts, ça m’irait très bien aussi…

    Mila >> Pardon é_è Mais il fallait que je partage mon désarroi, à défaut de m’en sortir. Je pense que chaque arme fonctionne à sa façon mais je sais pas au long terme, le problème avec ces merdes c’est qu’ils finissent par s’habituer et s’immuniser… On m’a dit que le gaz « barusan » était plutôt efficace, je vais tester ça demain, on verra bien.
    Et bonne chance avec les papillons de nuit, j’aime pas ça non plus é_è

    Cart >> En 2006-2007j’habitais à Ôsaka et maintenant ca fait 2 ans et demi que je suis à l’est de Tôkyô.
    Je ne sais pas combien de temps tu as été au Japon, mais si tu n’en a vu que des petits c’est que tu as de la chance. Les cafards, c’est comme nos araignées en France, y’a plusieurs sortes donc plusieurs tailles. Tu peux en avoir des petits sans ailes, et des mastodontes comme ceux dont je parle. Ceux qui étaient chez moi ce mois-ci étaient petits. Mais y’en a des ignobles, c’est un fait…Je lisais sur Twitter pas plus tard que y’a deux jours les aventures d’une expat à Tôkyô (@katsudon45 ) face à son monstre dans la cuisine,et il avait l’air tout sauf de taille normale lol
    Bref à moins qu’on soit tous victime d’une hallucination collective, tu es juste béni des Dieux si t’es pas tombé dessus… Je t’envie é_è
    Après quand je parle des températures, je parle pas en général mais de cette année. Je ne sais si tu es au Japon actuellement mais on a eu un printemps particulièrement pourri et froid pour la saison, mi-mai on dépassait encore difficilement les 15-17 degrés et on s’est tapé 3 tempêtes/typhons alors que c’est pas la saison… Bref une année particulièrement pluvieuse et pourrie, à moins qu’il y ait un micro-climat sur le nord de Yokohama, xD

    Pauline >> Je sais pas pourquoi, même si ça me tétanise, les insectes agiles de leurs pattes me font plus peur que les volants (mais je me chie dessus quand même devant une guêpe hein lol).
    Pour un premier voyage au Japon, si tu viens en été et que tu es dans un bon hotel je pense que tu peux passer au travers facilement. Par contre tout ce qui est guesthouse etc, c’est blindé. Pas mal de mes amies qui sont venues l’été dans des Sakura House etc. en avaient dans leurs chambres… Mais en hôtel (bon à des hauts étages aussi) j’ai jamais rien vu.
    Merci beaucoup pour ton message et j’aurai une pensée pour toi aussi pour les guêpes….

    Lyly >> Je suis désolée, si ça peut te consoler, le soir où j’ai écrit ce billet je n’ai rien dormi non plus, lol
    Putain l’an dernier aussi j’habitais à côté d’un canal, j’étais envahie et c’était ignoble ! Je compatie…
    Sinon tu te fourvoies complètement, je suis incapable de les tuer. Je met le gaze et la bombe pour pas qu’ils viennent, quand ils sont là je suis une sombre merde qui panique et qui va passer la nuit dehors… Et si sur un élan d’héroisme inattendu j’arrive a faire face et tuer, je suis bien emmerdée avec mon cadavre car même mort ça m’angoisse…
    Qu’elle est cette barrière anti-insecte ???? *_____*

    Claire >> Tiens, c’est vrai que tu fais partie de mes victimes d’appels nocturnes paniqués xD Dommage que t’habitais trop loin pour me sauver.Pour Osaka ouais c’est blindé, surtout des quartiers comme Namba, Tennôji etc… Par contre, si tu épouses mon équivalent je doute que ça te soit d’une grande aide en cas de présence indésirable…

    Tam >> RAAAAAHH MAIS NOOOOONNN, toi arrêtes !!!! Comment oses-tu me casser le mythe qu’après 5 étages y’en a plus !?? Putain, 7 étages… et t’en a eu… Bon certes, qu’un et un petit mais même ça me casse.
    Il faut donc que je vise un minimum 10 étages è_é.
    Depuis que j’ai écris ce post qui a suscité pas mal de réactions ici ou ailleurs je me rends compte que même sans être phobique les cafards japonais font leur petit effet…
    Si il ne vous reste qu’un mois et demi à profiter, j’espère que vous n’en aurez pas de Brandon pour vous gâcher ça… Je croise les doigts pour toi (et pour moi toujours lol).

    Qi-Sama >> Je n’ose cliquer sur ton lien… Je le ferai en plein jour et en présence de tiers.lol Je suppose que c’est une connerie vue le titre mais je sais même pas si je suis capable de faire face à une connerie, xD
    J’avoue que les cigales japonaises, bordel c’est pas de la tarte non plus… je supporte pas, surtout quand tu trouves tout leur cadavres en dessous des arbres là, ptain è_é
    Mais encore une fois ça débarque pas à la maison à priori donc je m’en préoccupe moins, chaque danger en son temps.lol
    Par contre tu n’as pas peur des cafards… tu es sur Tôkyo ? Tu veux devenir mon amie ? Tu veux venir dormir à la maison ?? *voix suppliante**

    Koubiak >> J’avoue que tu m’as largement inspiré pour le personnage de Cosette, xD Et petits ou pas, j’aurais très mal vécu les petits parisiens aussi va… T_T Plutôt qu’avoir à les combattre j’espère juste qu’ils ne se pointeront pas… L’été va être long.

    Letice >> Raaaaah, bah voilà ce qu’on gagne à avoir des amis qui bossent dans les médocs, des liens ignobles !!!! Raaaah !!! J’aurai un affreux doute à chaque fois qu’on me prescrira des antibiotiques, xD
    Sinon je n’ai pas vu le film dont tu me parles mais il faut savoir que je ne les supporte pas non plus à l’écran ou en image , même en bouquin Kafka m’a fait mourir. Donc je doute le regarder un jour…

    Mimi >> Gosh, la phobie des moustiques… ça doit être dur parce que là pour le coup, y’en a vraiment partout partout… O_o Leur présence me stresse aussi, mais l’angoisse se fait surtout quand je les entends dans mon oreille au moment de dormir, la je craque mon slip.
    Par contre plus faciles à tuer, un coup de bombe et ils tombent comme des mouches non ? Ils aiment pas l’odeur du citron aussi (oui je suis au taquet sur tous les insectes et leur répulsif lol)
    Ceci dit je compatie en tous cas, courage…

  15. Danie

    J’ai rit parce qu’au Chapitre Survivre, c’était moi, devenue complètement maniaque et quasi névrosée. un cafard, ça te change un homme (enfin une femme bref) Ma chambre brillait tellement je passais ma vie à la nettoyer et que je laissais le sol en bonne vue depuis mon lit ou ma chaise! Pareil, j’ouvrais jamais le balcon (peut petit balcon) et j’étais parano des poubelles. Dire que je suis laxiste en général.

    Mais j’ai eu de la chance de ne jamais avoir eu de cafard dans ma chambre tant bien même j’ai eu le droit à d’autres bestioles (mais la joie de vivre en résidence, j’hurlais un bon coup et on venait m’aider;) J’avoue que quand j’ai emmenagé un mois chez toi, j’avais qu’une peur, de voir un cafard /o\ J’étais terrorisée…enfin tu comprends ;D

    En ayant vécu le 11 mars, je préfère me taper les tremblements de terre au 10 ème étage qu’un petit cafard même s’il fait que 3 cm u___u ;;;;;

    Enfin en tous cas, j’ai bien rit durant cette entrée et je te souhaite tout mon courage, je croise les doigts pour que t’en vois le moins possible (PAS serait bien.)

  16. La barrière anti-insecte, c’est un produit liquide que tu mets dans de l’eau et que tu nettoie ton sol avec. Je crois que tu peux aussi en mettre dans un spray et vaporiser sur tes murs et surtout aux niveaux des ouvertures. Ma tante avait nettoyé une chambre où on devait dormir avec mes cousines et on n’a vu qu’un seul cafard pendant tout le temps où on a dormi là. C’était le lendemain matin et il était mort, juste après être passé sous la porte. On en a déduit que ç’était assez efficace.

  17. Alors autant, une petite blatte française, je l’aurais déquillée en 2 secondes montre en main… Autant, là… O__O
    J’ai tapé ゴキブリ sur Google et j’ai vu les monstres ! Et c’est quoi ces atrocités quand ça pond ?? C’est absolument dégueulasse ! .__.

    Pour ce qui est de la phobie, je te comprends aussi complètement ! Personnellement, j’ai un grave problème en ce qui concerne les abeilles, guêpes, frelons et tutti cuanti ! En gros, ce qui vole et qui pique…
    Le pire pour moi, c’est peut-être con, mais c’est ouvrir un conteneur d’ordures. Il m’est arrivé une fois d’aller jeter ma poubelle et en l’ouvrant, un nuage de guêpes en est sorti ! J’ai jeté ma poubelle derrière moi en hurlant, je suis tombée parterre en tapant partout autour de moi et en pleurant… Mon proprio m’a vue à ce moment-là. Je suppose que depuis ce jour, il a deviné que j’avais un pet au casque ahah…

    Sinon, je suis restée mitigée sur ton pavé : entre dégoût/répugnance et éclats de rire.

    J’attends le prochain article (et pour la peine, vu qu’apparemment il a déjà fait un peu le tour de la toile, je le partage sur mon compte Facebook 8)).

  18. Eli

    Mon Dieu! Ca fait longtemps que je lis ton blog et que je m’amuse à chacun de tes articles sans pourtant faire le moindre commentaire, mais aujourd’hui, je ne peux rester muette à la lecture de ton post. Et pour cause, j’aurais pu l’écrire moi-même! Phobique des insectes et victime des cafards japonais, je ne comprends que trop bien ta détresse.

    Après plusieurs séjours au Japon qui m’ont permis de me familiariser avec ces immondes créatures, notamment pendant mon WH il y a deux ans, je pensais sincèrement qu’en revenant il y a quelques mois sur le sol nippon je saurais me préparer dignement… Mais en tombant nez à nez avec un énorme cafard le jour de l’emménagement dans mon nouvel appart, j’ai compris que je n’étais décidément pas assez forte pour lutter contre ce fléau.
    Pour info, j’habite au 7e étage d’un immeuble qui en compte huit et je ne suis pas pour autant épargnée. Désolée de remettre ainsi en question tes espoirs quant à la sûreté des étages supérieurs…
    Ces derniers temps, les bébés cafards ont investi mon appartement et un jour, en faisant le ménage, j’ai dû en voir sortir une petite dizaine à la suite. Et aussi petits soient-ils, ils ont réussis à me faire pleurer à chaudes larmes. J’ai collé du scotch sur les interstices visibles dans tout l’appart mais malgré tout, ils sortent encore régulièrement et pas plus tard que lundi, j’en ai trouvé un égaré au fond de ma poubelle, qui est pourtant fermé par un couvercle (j’avais acheté ce modèle exprès en prévision de l’été).
    Maintenant j’en suis sûre: nous ne pouvons pas gagner! Ils étaient là avant nous et ils seront encore là bien après nous, alors comment pourrions-nous triompher contre l’essence du Mal incarné!

    Contrairement à toi, je n’ai pas essayé tous les produits disponibles, je doute de toute façon de leur efficacité. Les « konbatto » en particulier sont réputés pour bien marcher mais je n’en crois pas un mot. D’ailleurs, comment se résoudre à laisser des pièges qui, avant même d’être effectifs, vont attirer les cafards jusque dans l’appartement?!

    Bref, la guerre continue et je prie pour que l’hiver mette un terme à ce calvaire. L’été ne fait malheureusement que commencer…

    Bon courage à toi et bonne continuation.

  19. PetitYurei

    Helas, Ô grand hélas! J’ai planqué des gokiburi-hoi-hoi à tous les coins de l’appart’, sous l’évier, le frigo, la salle de bain et des « spécial extérieur » sur le balcon, mais je psychote grave aussi parce que je dors sur un futon… et je me demande…mais qu’y a t-il donc sous les tatami? Bon j’en ai pas encore eu mais je sais que ce n’est qu’une question de temps… (soupir)
    Petite anecdote: là je suis à Kobe mais, il fut un temps, dans ma tendre enfance, où je vivais à Tahiti. Oui, Tahiti, île du Pacifique, plages de sable blanc toussa toussa. Et il se trouve que les cafards là bas sont les mêmes qu’ici. Sauf que là bas, ils sont de sortie toute l’année ( c’est pour ça que j’adore l’hiver!!)
    Bref, un soir, nous étions sur la terrasse avec des amis, sirotant tranquillement un apéritif (sans alcool pour moi) lorsque tout à coup, un bruissement d’ailes se fait entendre, et semble se rapprocher sensiblement… La bestiole s’est posée sur mon épaule, dis donc, comme c’est drôle ha ha ha… j’ai pleuré ce soir là… (histoire vraie)
    Bref, je suis moi aussi en senso-mode et j’attends le mois d’octobre avec une impatience douloureuse…
    Merci pour cet article, il est 2h du mat’, je crois que je ne vais pas dormir cette nuit… Y.Y

  20. Mimi

    Sonyan>> Il parait que la corse en est envahie (de moustiques), autant dire qu’il y a peu de chance que j’y mette les pieds un jour (du moins pendant la saison estivale).
    « Facile à tuer », c’est ce que je pensai également avant d’en être phobique. é.è
    Mais la bombe ne sert qu’a les assommer, il faut les écraser ensuite (et le plus vite possible !!!).
    Puis j’ai trop peur de choper quelque chose avec tous ces gaz chimiques, alors je le fais à l’ancienne : je cours dans tous les sens en hurlant « Qu’on lui coupe la tête !! Tuez le !!! ».
    Et puis ces bestioles là sont fourbes et évoluent sans cesse ! Ou alors je fais une grosse paranoïa…
    Leurs couleurs ont l’air plus claires, ils ne se mettent plus en évidence sur les murs blancs et préfèrent se tapir dans les coins sombres, et ils ont l’air plus résistant, comme si ils s’étaient crée une sorte de « carapace », ce qui rend la tache d’extermination beaucoup plus difficile.

  21. marie-catherine

    Ton article m’a fait revenir un an en arrière à mon arrivée à nagasaki. Je n’avais jamais croisé la bête et grande arachnophobe (rien qu’à en imaginer une j’ai des frissons et l’angoisse qui monte… jésus), j’étais comme toi je souriais gentiment aux japonais me disant que le cafard était la bête suprême venue tout droit du royaume d’Hades.
    Bref 1h du mat, je déballe enfin ma valise dans un hôtel miteux ou je dormais avant d’emménager chez ma famille d’accueil et là le drame: sortent une DIZAINE de mastodontes abominables qui se sont mis à VOLER comme une escouade aérienne kamikaze venue dans le but de m’anéantir.
    Crise de panique, hurlement dans tout l’hotel… arrivée des patrons qui me croyaient à l’article de la mort puis chasse au cafard au milieu de mes petites culottes (par le personnel de l’hotel), moi trop traumatisée, en larme, dans le couloir.
    Bref j’ai « dormi » avec un spray au creux des bras, me réveillant au moindre bruissement.
    Après cette fabuleuse aventure j’ai moi aussi retourné ma veste: les cafards y a rien de pire.

  22. Claire

    En cas de présence d’indésirable non, mais en temps de prévention maladive oui ! XD à part que j’ouvre pas mes fenêtre en été (ranafoutre vu l’odorat que j’ai de toute façon) j’aurais tendance à pas trop y penser jusqu’à ce que le premier vienne me sauter dessus du coup voilà XD

  23. Premier « Gros-kiburi » de la saison ce week-end… mais par où un truc aussi gros a-t-il pu rentrer dans la maison?? L’an dernier on en a eu seulement deux, j’espère que cette année ça sera la même 🙂
    En tous cas, celui-ci a fini comme une crêpe et je lui ai remis un dernier coup de tong « de la part de Sonyan »…

  24. Junie

    Wow
    J’avoue, ma première réaction à été de rigoler.. jusqu’à ce que j’en vienne au paragraphe où on apprend qu’ils VOLENT et qu’ils VIVENT SANS TETE
    Ca, ça m’a achevé
    + l’épisode de mon père et de la poutre.. bah je faisait moins ma fière à la fin de l’article ^^
    Mais ça m’a rappeler une fois petite ou j’avais été dormir dans la baignoire chez ma grand-mère après avoir été nez à nez avec une araignée (longues pattes mais quand même!) sur l’oreiller ><'

  25. Junie

    Brrrrrrr

    D’ailleurs chez cette même grand mère vivait une araignée mutante d’environ.. je dirais minimum.. 20 centimètre de long. Sans exagération (à part défaut de mémoire dû aux années)
    Un monstre
    Un X-spider

    L’horreur

    Bon généralement c’est les petites les plus vilaines mais quand même, c’est traumatisant
    Imaginez les enjambées de la bête ><'

    ps: y'a comme un souci avec mes commentaires -_-

  26. Je vais être super pas sympa et je m’en excuse, même longtemps après je mets toujours un point d’honneur à tous vous répondre un par un mais… pour ce post c’est juste au dessus de mes moyens.
    Vous avez pour certains d’entre vous des commentaires pires que mon post lui même et certains m’ont traumatisée et provoquée nombre psychose le soir, donc j’ose jamais les relire pour répondre… lol Surtout que depuis ce post,on me commentaire, sms, mail, tweet, facebook à peu près tout ce qui a rapport avec ceux-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom et je suis traumatisée par vos histoires/combats. lol
    Oui je suis tarée, pardon !
    Mais merci à tous, je réponds aux autres commentaires pour de vrai, promis !

  27. Je me suis totalement reconnue dans cet article car j’ai une phobie maladive (oui maladive) des insectes et des araignées. J’ai même peur des papillons et mouches c’est dire.

    Je pars vivre au Japon en septembre et c’est bien la seule source d’angoisse que j’ai. J’ai tellement peur que je serais capable d’aller dormir dans la rue ou demander à mes voisins de venir l’éliminer (vécu en 2009, il a du me prendre pour une folle tellement j’étais en larmes).

    D’ailleurs je suis en train de regarder les logements étudiants au lieu d’avoir mon propre appart comme ça le gardien pourra me venir prêter main forte. Je porterais des masques la nuit, limite un bandeau sur mes oreilles et remplirais l’appart de pièges (efficaces apparemment puisque après ma crise de panique en 2009, j’ai littéralement rempli l’appart de pièges et n’en n’ai jamais revu).

    En tant que phobique sache que je te soutiens moralement (même si ça sert à rien, je te l’accorde).

  28. Béné >> Bonsoir Béné, Hisashiburi ! 🙂
    Franchement autant quand on aime le Japon, on est jamais décu en y arrivant car c’est réellement un pays fascinant, autant quand on aime pas les bêbêtes, c’est relativement difficile d’y vivre, mais puisque tu y as déjà été je suppose que je ne t’apprends rien.
    En plus sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, je suis allée lire ton blog (qui est superbe soit dit en passant) et j’ai vu que tu allais à Fukuoka, soit encore plus au sud… J’ai donc une énorme pensée pour toi et te soutiens également moralement.
    Tu auras le droit de venir crier sur ces pages dès que ça te chante 😉

  29. Ohlala ! Ton article est vraiment génial, et je suis tombée amoureuse te ta facon d’écrire !
    Au japon depuis 1 mois avec un visa VT, j’habite dans un apart au rez-dechaussée à Nagoya, et j’ai croisé mon premier démon il y a quelques jours, et j’en ai fait un mini article. Sur lequel un Béné m’a filé l’adresse du tien.
    Personellement, j’ai opté pour les pièges à sucreries empoisonée, étant donné que je ne peux rien faire d’autre qu’hurler en cas d’ignoble rencontre… En tuer un ne me suffit pas, je veut qu’il meurent TOUS.
    Bref, toujours est-il que je vais faire un edit de mon article en proposant un lien vers le tiens, car je le trouve juste splandide !

  30. Maïté

    L’article est vraiment super !!! Tu as une manière d’écrire qui fait beaucoup rire, j’ai bien rigoler et en même temps je suis terriblement angoissée aussi maintenant. Parce que les cafards sont aussi une peur irrationnelle chez moi, et l’idée qu’il puisse exister de tels monstres m’insupporte.. !!!!!! Je suis déjà aller au Japon en 2010 en plein mois d’Aôut. J’y suis restée le mois, et pendant toute la durée de mon séjour je n’en ai vu aucun. C’est curieux, et pourtant je portais mes lentilles ! XD Tout mes camarades me disaient « j’ai vu un cafard » ou « il y avait un cafard chez moi ce matin » ou encore « ils sont énoooormes »….. Moi je n’ai rien vu… C’est peut-être mieux pour moi !

  31. Rill >> Tu sais que tu es super fourbe ? Parce que tu vois, même si je mets toujours une plombe à répondre, je regarde mes commentaires régulièrement et la première chose que j’avais fait était de cliquer sur ton blog pour le lire. Et là, première chose que je vois… Une photo de THE EVIL !!!!! Raaah
    J’en ai sursauté sur ma chaise à ma pause au boulot et mon patron s’est moqué de moi é_è
    Coquine <3

    Maïté >>Merci beaucoup ! A vrai dire j’ai écris cet article sur un coup d’angoisse et d’une traite, mais il semblerait qu’il soit devenu populaire, maintenant on me dit régulièrement « je pense à toi à chaque fois que je vois un cafard ! ». (Bon, je ne sais pas si c’est vraiment une bonne chose…).
    Tu as bien de la chance de ne pas être tombée dessus, vraiment !
    J’ai bien reçu ton email sur ma boite perso (j’étais toute étonifiée, comment un nouveau lecteur la connait-il ?? lol), je te répond demain je pense 🙂

  32. Je viens de tomber sur ton article via un autre blog (Rill in Japan)…

    Déjà, oh quel bonheur de voir que d’autres personnes sont comme moi, insectophobes et arachnophobes !!!! 😀 Je suis, dans mon entourage, un véritable calvaire… J’angoisse quand on mange dehors, si je vois quoi que ce soit je pleure, je panique enfin bon c’est terrible… :/ Et je pensais avoir un problème, être anormale… Mais non ! Tu es comme moi ! =D

    Ensuite… Mais brrrr quoi, c’est horrible ton histoire ! >.< Et dire que je vais au Japon dans un mois et demi… J'espère qu'en novembre il n'y en n'a plus sinon je pense mourir…
    Tu parles d'araignées vertes et énormes… J'ai des risques d'en voir à Tokyo ??? 🙁

    Ah bah voilà ! Me voici à psychoter chez moi, toute seule, et fixer mon écran au cas où il y aurait quoi que ce soit quelque part… ^^'

    • CryCry

      Du coup tu as croisé des cafards et autres vilaines bébêtes lors de ton voyage en Novembre à Tokyo?

      Merci pour ta réponse.

  33. Elenn

    Je comprend tellement tellement tellement cette phobie du cafard omniprésent….

    Après 6 mois en Chine et pas spécialement de phobie à la base, il était temps que je rentre. Je me suis retrouvée dans chaque ligne de ton article xD la chambre parfaitement nickel chrome, la poubelle vidée quand elle est vide, le passage de lingettes désinfectante au sol 3 fois par jour…

    Je crois que mon pire souvenir de cafard chinois, c’est un soir lugubre que je passais sur un MMO, et qu’en plein raid (écran donc rempli de monstres en tout genre), je remarque la bestiole sur l’écran depuis 5 bonnes minutes, parceque d’un coup ce monstre virtuel avait réussi à sortir du champ de l’écran….c’est à ce moment là que tout se glace en toi et que tu crois crever de peur! Cette petite seconde de desespoir! Après, pour ma part, j’ai réussi à prendre sur moi et à me battre seule (avec un pshit) car pas le choix, tout en me retenant de gerber (j’étais morte de rire en lisant le « ca vous dégoute de sentir son petit corps sous le mouchoir », c’était tellement mon cas aussi)

    DEGUEULASSE!!

    • En Chine ca m’a l’air bien copieux aussi, je n’y suis jamais allee mais j’avais bien dans l’idee que c’etait dans le meme style. On m’a parle d’ignobles (et dangereux) scolopendres a Hong Kong aussi, l’Asie est pleine de danger…
      J’imagine trop le truc sur l’ecran et on realise qu’apres coup ce n’est pas virtuel.
      Raah… C’est degueulasse.

  34. VolaiL

    Juste un message en speed.
    je dois vraiment etre le seul mec qui vient sur un site full pink a lire les histoires d une nana chassant les cafards, mais bref…
    Apres 5 ans de Japon, plusieurs trophees a ma collection, et un nouveau cafard qui tombe sous mon spray a l instant, jai eu envie de voir si d autres connaissaient le meme quotidien.
    Et alors que je crache mes poumons suite a l inhalation du doux parfum de mon « Kinchol » favoris, je suis tombe sur ton article, et vraiment, tant de similarite avec mon combat pousse au respect. Ta lucidite face a « la bete » force le respect.
    Dans l’espoir d un hiver precoce et rude, je te souhaite bon courage dans ta lutte contre les cafards en ces temps d’infortune…

    • Je te rassure, tu n’es pas le seul homme a braver tout ce rose !
      De plus, autant ce serrer les coudes et fusionner nos forces face a l’envahisseur. L’air de rien, je vois de plus en plus d’expat souffrir a cause du nuisible.
      Vu les 40 degres ambiants a l’heure ou je te reponds, l’hiver semble encore bien loin mais prions pour que les Dieux soient clements et que les squatteurs se tiennent tranquilles dans leurs egouts d’ici la…

  35. Jusqu’à 10 cm le bestiaux : même sans être phobique, je pense que je ne serai pas spécialement fier…

    Maintenant on comprend pourquoi les japonais se baladaient avec katana & wakisashi à la ceinture : pour buter les cafards qui auraient eu l’impudence de croiser leur chemin !

    Blague à part, bon courage ça doit vraiment pas être facile à vivre.

    Amicalement

    PS : vraiment chouette ce blog, je m’amuse comme un petit fou à vous lire \ (^o^) /

    • A tokyo ils sont plus entre 5-6cm (ce qui est déjà bien assez) mais plus on va dans le sud – ou il fait chaud- et plus ils atteignent des tailles qu’on a absolument pas envie de connaitre.
      Il va de soi que toutes les foutaises de samurai et de bushido sont des sottises, ils essayaient juste de se mobiliser contre l’envahisseur.
      On sait maintenant qui a gagne, les samurai ont disparus, mais les cafards eux…

  36. Ah la la, comment ne pas répondre à cet article ! 😀
    Je suis aussi extrêmement insectophobe !
    Sur mon ancien blog j’avais écris un post similaire à propos des énormes vers verts qu’on peut trouver (sans les voir et en étant presque nez à nez avec eux) dans le basilic en pot ! M’en débarrasser (le tuer, impossible) avait été une aventure extrêmement traumatisante… Bouh, j’en frémis encore !!!
    Et au Japon, à Tokyo, j’ai vu 2 blates répugnantes, une dans un Excelsior Café, et une dans la maison des gens qui nous hébergaient, à 1m de la pièce où on dormait (sur des futons) ! Sur le coup – heureusement je n’étais pas seule – je me suis réfugiée sur le canapé (pieds dessus) sans plus bouger jusqu’à ce que notre hôte l’ai anéanti, complètement trauma ! Après un coup de bombe, il a disparu derrière la télé et on ne l’a plus jamais revu…
    L’angoisse de savoir s’il était mort ou pas, je te raconte pas ! En plus c’était peu de temps avant d’aller nous coucher.
    Fatiguée par le décalage horaire j’ai préféré « oublier » et me dire qu’il était reparti dehors, ou mort. Et j’ai dormi ! Super bien dormi même ! On a plus jamais revu le cafard…
    Et sur le coup je l’avais trouvé énorme, mais en y repensant, je me rend compte qu’il ne faisait pas plus de 5-6 cm… ^ ^
    Dans la rue j’ai aussi eu à faire à d’énormes (et magnifiques) scarabées verts dorés qui m’ont totalement tétanisée ! Et j’avais été amusée/horifiée de voir des photos des enfants tenant des insectes géants dans leurs mains, tout sourire ! je m’étais dit que les japonais n’avaient vraiment pas le même rapport que nous aux insectes… X_X

  37. CryCry

    Je viens de te lire et te relire…ça craint vraiment! Nous voulions partir au Japon fin novembre, j’avais tout programmé…et depuis ton histoire j’ai envie de tout annuler! Je pourrais pas survivre à des cafards volants (je pars déjà en hurlant quand ils font 1 cm et qu’ils ne volent pas!!!).
    Tu penses qu’il y en a encore fin novembre?
    Merci de me répondre, je n’arrête pas de lire des histoires similaires à la tienne sur le net, mais personne ne dit si ils « disparaissent » totalement à un moment donné dans l’année.
    Pour info, si je pars ça ne sera qu’à Tokyo.

    Amicalement.

    Une énorme Phobique des insectes.

    • Bonjour mademoiselle,

      Pardon pour le temps de reponse, je mets toujours un peu de temps avant de m’y mettre.
      Mais comme je sens l’angoisse dans ton message, je me devoue pour toi 🙂

      Bon comme les Japonais et autres malandrins aiment en rajouter une couche, certains te diront « des cafards y’en a toute l’annee ! », mais ce n’est pas vraiment vrai.
      Ils aiment la chaleur et sont sensibles au froid, donc a partir d’octobre ils se rarefient, et selon les temperatures ils « disparaissent » plus ou moins rapidement en novembre.
      Du moins on en croise plus dans les rues ou les maisons.
      Pour ma part en 5 ans de Japon je n’en ai jamais vu entre novembre et avril.

      Certains malchanceux sont deja tombes dessus en novembre ou en mars mais ca reste assez rare.

      Honnetement si vous evitez les guest house (qui sont generalement envahies…) et Okinawa, je pense que vous avez tres peu de chance de tomber dessus a cette periode de l’annee.
      La saison des cafards est bientot finie ce serait dommage de renoncer a ton voyage alors que d’ici deux mois le temps se sera encore rafraichit et qu’on en croise plus !

      Courage et profite bien 🙂

      • CryCry

        Bonsoir,

        Un grand MERCI pour ta réponse. Je pense que ça va me décider à franchir le pas. J’ai passé des nuits entières a regarder des photos de Cafars géants, leur cycle de reproduction et tout et tout. Je sais ça craint!!!
        Déjà en France, a Cap Breton, j’ai eu l’air d’une folle cet été. Après la pluie de gros scarabées des sables se sont mis à voler partout dans les dunes (y compris dans mes cheveux), je courais partout en criant et en pleurant.
        Je rêve de devenir insensible aux insectes.

        Encore merci pour ta réponse (tes histoires sont supers, et je suis fan d’Alice…)

        Amicalement.

        Chrystelle

  38. Yaojima

    J’ai également la phobie des cafards depuis petite. Le pire que j’ai eu : mon ex qui ouvre un carton de déménagement et là c’est le drame, une armée de cafards qui en sort. J’ai cru que j’allais mourrir. J’ai utilisé tout les produits possible et immaginable pour
    qu’ils crevent tous.
    Heureusement au bout d’ un moment j’ai réussi a m’en débarrasser.
    Par contre ne jamais utiliser de javel ça les attire.

  39. Salma

    J’ai eu un bon paquet de frissons en lisant ton article… surtout cette phrase « Vous ne supportez pas l’idée de le ramasser et le sentir, énorme entre vos doigts, après l’avoir tué ? » HAH. Les trois premières fois ou je suis allé au Japon j’ai du me battre contre eux, mais l’été 2013 j’ai eu tes poto les araignées. Genre une bonne dizaine en 5 semaines. A Okinawa c’est vrais qu’il sont gros, mais j’ai pas vu de différence avec ceux que j’ai vu a Tokyo. Donc, le terrain est sans danger. Je crois.

    Que la force soit avec nous pour le future.

  40. flo

    Petite dédicasse au gokiburi qui m’a fait le plaisir de se balader sur ma cuisse nue (short oblige) à Odaiba.

    • Mmmm, sympa… Odaiba doit être un endroit absolument inoubliable pour toi.

  41. Megan

    Rhalala. Ce merveilleux blog maléfique vient à la fois de briser mon rêve d’un Japon merveilleux et brillant, et simultanément de renforcer mon envie d’aller l’explorer personnellement… Bon, j’ai donc un an et demi pour apprendre le japonais, toute seule avec mon petit livre, avant de partir (peut être) en échange universitaire… Ça va le faire! *débordement d’optimisme*
    Bravo, tu viens de gagner une lectrice assidue!

    • N’oublie pas d’apprendre « Où est le rayon des bombes anti-cafards s’il vous plait », ou ça devrait t’aider dans ta vie quotidienne !

      La réponse à ce message est un peu tardive, mais merci beaucoup !!! Au plaisir de te relire <3

  42. cendrieR

    J’arrive bien après la bataille (mais la guerre de l’homme contre le cafard est loin d’être terminée).

    Je viens de capturer mon premier cafard (~5cm) à l’issue d’une lutte acharnée (je suis très content d’avoir un petit appart finalement :p), et en cherchant sur le web comment le tuer je suis tombé sur ce merveilleux article. J’ai bien ri. Et maintenant évidemment je pleure. Mais comment je vais faire pour me débarrasser de ce truc :'(

    • Nous sommes tous avec toi… on devrait peut-être ouvrir un comité de soutien des lutteurs anti-cafards.

  43. Claire

    Etant à Kyoto depuis octobre, je vis mon premier été japonais. J’avais pourtant tout prévu (10 pièges rien que dans la cuisine) et pourtant en l’espace d’une semaine j’en ai croisé 3 énormes T_T . Je vis dans la peur XD et dois me résoudre à l’idée qu’il y a un nid quelque part.

    • Essaie de les gazer à coup de Barusan ! Un truc qui gaze ta chambre quand tu es pas là (sinon tu meurs avec), c’est plutôt efficace!

  44. Heathcliff

    Salut, d’abord je tiens à te féliciter pour ton blog! J’adore le lire (et je suis un mec, une fois n’est pas coutume).
    J’ai été un an en échange à Fukuoka, habitant dans un vieux foyer étudiant tout pourri-moisi, avec des voisins qui n’ont pas sorti leurs poubelles pendant 1 an (!!! Ils les entassaient sur le balcon ces connards!), donc l’anti-chambre de satan. La première fois que j’ai vu « une grosse tâche noire » traverser la cuisine dans la pénombre, j’ai essayé de faire du déni. « Non, c’est une hallucination… un insecte ne peut pas faire cette taille enfin… » mais avec mon colloc, on n’a pas pu faire l’autruche très longtemps. Lui était islandais (pays ou le plus gros insecte mesure 3 millimètre) donc on se transformait en 2 fillettes quand on en voyait un. En général j’appelais en panique la voisine coréenne pour qu’elle nous prête sa bombe de gaz et ensuite on utilisait des waribashi pour mettre la Bête agonisante dans les toilettes et tirer la chasse d’eau (les waribashi ont énormément de vertus insoupçonnées).
    Mais bon, pour moi le gokiburi n’était qu’un fléau parmi d’autres. J’ai eu droit à l’arraignée géante multicolore dans l’escalier de l’immeuble sous laquelle il faut passer tous les jours (on l’avait appelée Ursula pour essayer de la rendre moins flippante), une autre arraignée ignoble (genre mygale géante, marron-poilue) dans la douche. Le pire fut quand même le mukade (scolopendre géant de 15cm) en mode « ohayou », se tortillant juste à côté de ma tête au réveil le matin. Ce monstre a résisté pendant au moins 10 minutes au spray anti-goki et il gigotait encore quand je l’ai coupé en deux avec des ciseaux. Comme je suis maso j’ai fait des recherches après et j’ai appris qu’ils se balladent toujours par 2 (bonjour la psychose et le retournage d’appartement pendant 2 jours pour trouver le « comparse » aux abonnés absents). J’ai vu que leur piqure est atrocement douloureuse et est une urgence à l’hôpital.. Il y a même des vidéos ou ils attaquent des souris pour leur sucer le sang!! Enfin voilà, pour moi, satan, c’est le mukade.

    • Cher ami,

      Tu viens de me confirmer que Fukuoka, ça n’a pas l’air bien terrible quand même xD
      Je pense que plus on va vers le sud, plus on tombe profondément dans l’ignominie.
      L’énorme araignée poilue, ça devait être une Hunterman, ces fous de Japonais l’ont importée d’Australie justement pour lutter contre les cafards car la demoiselle les bouffe.
      Elle est parfaitement inoffensive mais juste incroyablement ODIEUSE et je me chie dessus à l’idée d’en trouver chez moi en Australie, car la grognasse s’incruste parfois dans le salon d’âme innocente quand le coeur lui en dit et je ne suis pas sûre que mon coeur tienne le coup.

      Pour le Mukade, alors figure toi que j’ai eu une chance incroyable, car je n’en ai jamais eu ! Même si j’ai eu plusieurs amies victime de leur invasion.
      J’ai toujours serré les doigts et croisé les fesses pour que ça n’arrive jamais, et pour l’instant Dieu a été plutôt clément, mais il va de soi que si je me trouvais confrontée à ce truc dégueulasse, je reverrais une nouvelle fois le classement diabolique, qui de toute façon bouge selon la fréquence d’intrusion.

  45. Oh l’enfer ! Je vais à Tokyo cet été j’espère que j’en croiserai pas o_o

  46. Christine

    J’ai tellement ri ! Je me suis revue en Louisiane ! Même combat avec les cafards ! Ils m’ont viré de mon boulot, je suis revenue en France ! Ouf !

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