Vers l’infini et au delà

Chers amis, plusieurs mois sont déjà passés depuis l’anniversaire du blog ! Ils ont été forts en événements et en chocolat, notamment avec mon propre anniversaire (merci pour les messages et cadeaux !), un voyage à Londres en amoureuses avec ma môman, la préparation de mon grand départ, 20 jours de vacances au Japanisthan et enfin… ENFIN, l’arrivée en Australie !

Je vous ai annoncé ce départ pour la grande aventure il y a déjà un an. A l’époque je pensais y partir vers le mois de février 2014, mais entre temps  pas mal de choses ont encore changé dans ma vie et comme je vous le disais dans un autre article, j’ai finalement décidé de prendre le temps de bien mettre de côté pour m’éviter toute galère façon ma-vie-de-pauvresse-à-Tokyo, et pour m’occuper de moi.

Donc après 3 mois en Corée du Sud, j’ai finalement fait une grosse pause de 8 mois en France. Ce qui au passage a rendu  le départ nettement plus difficile, j’aurais pu irriguer le désert de Gobi avec tout ce que j’ai chialé en disant au revoir à mon adorable chien chiant chou…
Oh, oui,  et à ma famille aussi bien sûr. (Soyez pas comme ça, tout de suite là…).
La suite du programme étant d’abord un crochet par Japiland pour un petit retour aux sources (d’eau chaude) – oui le niveau de mes blagues a baissé, mais soyez sympa, ça fait longtemps je suis rouillée – parce que l’air de rien, ces pimponais dormant un peu n’importe où m’avaient quand même bien manqué.
D’ailleurs tenez c’est cadeau, le meilleur cliché de mes vacances :

tokyo2014

Un petit retour à la maison nipponne où j’ai pu me moquer sans vergogne des hosts comme au bon vieux temps, faire la belle dans les purikura, abuser de l’ume-shu et réaliser mon fantasme de casser la tête des gens chanter la BO de La reine des neiges au karaoke (Let it goooo~~♪)…

Et même suivre un entraînement intensif pour mes rencontres du 3ème type en Australie :

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IMG_6699Autant vous dire que je mon entraînement a été très intense. J’ai failli ne pas m’en sortir.

Après vingt jours forts mouvementés à crapahuter d’un bout à l’autre du Kanto, pas folle la guêpe, j’abandonne mes compères Tokyoïtes avant que les typhons ne viennent sérieusement leur chatouiller  les chaumières.
Démerdez-vous avec vos tempêtes, moi je m’en vais bronzer.

D’autres aventures m’attendent, j’abandonne donc l’île en forme de banane pour conquérir celle de la taille d’un continent.
La première étape étant Sydney jusqu’en début 2015.
Oui bon ok, niveau aventure, entre la plage de surfeurs, l’opéra et les grattes-ciel, j’ai pas choisi le plus sauvage… Mais c’est pour commencer ! Ne soyez pas si avides !
D’abord quelques mois en ville pour dérouiller mon anglais,  m’habituer à l’Australie, prendre du bon temps avant d’aller criser dans le désert parce qu’il y a une bête non identifiée qui me court sur le bras.
Je vais pas aller chasser le croco à mains nues tout de suite, laissez-moi me faire les muscles d’abord sur deux trois moustiques en ville.

Donc après 8 heures et demi de vol avec Jet Star (une compagnie low-cost filiale de Qantas donc qui inspirait confiance pour un prix dérisoire), j’arrive enfin à Gold Cost, soit sur la côte est Australienne.
Septembre, c’est à peine la fin de l’hiver en Australie (hé oui, ils commencent déjà à m’embrouiller en inversant leurs saisons, les fourbes) donc j’avais déjà sorti ma petite laine pour me mettre dans l’ambiance… mais entre le ciel bleu éclatant, les palmiers aux alentours de l’aéroport et les 30 degrés ambiant… sur le coup, je n’ai pas été persuadée que l’Australie avait vraiment saisis la sombre notion d’hiver.
D’ailleurs, les décorations de Noël dans les magasins entre les ventilos et les maillots de bain, c’est plutôt conceptuel.

A peine  le temps d’apprécier la météo que je remonte dans l’avion pour deux petites heures, direction Sydney !

Alors je ne sais pas si c’est le fait d’avoir 10h d’avion dans les dents, de me coltiner 35kg de bagages depuis 15h ou tenir un rythme soutenu depuis 20 jours… Mais j’ai fais une arrivée en fanfare au pays des kangourous.
Du grand Sonyan, j’ai rarement été aussi en forme.

En effet après avoir récupéré mes bagages, je me dirige tout naturellement vers la sortie pour prendre le train jusqu’au centre. Ma grosse valise de 25kg dans une main, mon bagage à main de 10kg dans l’autre, et mon sac à dos sur les épaules.
Chargée certes, mais j’ai l’habitude ! Je n’en suis pas à mon premier crapahutage d’un bout à l’autre du globe et me balader chargée comme une bourrique de marché, c’est un peu ma spécialité.
Je suis donc confiante, je ne remets pas en question mon incroyable habilité à défier tout trottoir, gérer avec aisance tout escaliers ou passer montées et descentes avec mon fardeau de 35kg sur les bras.
Ainsi quand l’escalator de l’aéroport se présente à moi, impétueuse que je suis, je ne lui accorde même pas un regard.
« Peuh, un escalator avec deux valises, même pas peur, je te le fais les doigts dans le nez en marchant sur la tête, BWAH HA HA HA HA » pensai-je pompeusement, en gonflant mon demi-muscle au dessus du coude.

Je ne remarque donc pas qu’outre sa hauteur, l’escalator va particulièrement vite l’enfoiré, mais aussi qu’il est en bois.

escalierdelamort

EN BOIS LES MECS ! Sérieux ! C’est quand même déstabilisant ! C’est quoi ces escalators du Moyen-Âge ?!
(Quoi, on vous a jamais parlé à l’école des grands escalators francs, spécialité carolingienne ? C’est fou comme ils ont allégé le programme d’Histoire d’années en années…)

Bref, je ne sais pas, tout cela m’a prise au dépourvu, j’ai un peu perdu l’équilibre étonnée par la vitesse et la tronche de l’engin… et le traître a profité de mon instant de confusion pour m’embarquer dans sa fougueuse descente avec mon bagage à main… mais en laissant pitoyablement ma grosse valise en haut.

Après quelques secondes où je me sens un peu abrutie en regardant ma grosse valise me dire adieu du haut de l’escalator, je commence à essayer de rebrousser chemin pour aller la chercher.
Je me mets donc à courir en sens inverse de cet escalator maléfique, bagage à main et jupe longue dans les pattes…
Mais la bête est déchaînée, les marches défilent trop vite pour moi, et je fais un misérable sur place, à un pauvre mètre de ma valise… J’ai beau tendre le bras vainement devant moi en crachant mes poumons dans mon escalators des Enfers, elle reste hors de portée.
Je cours, j’invoque l’Usain Bolt qui sommeille en moi pour affronter mon escalier, mais je n’avance pas d’un foutu centimètres.
Je sue, je souffle, je deviens rouge et misérable…
Mais ma valise continue de me fixer impitoyablement, narguant mon bras trop court et mes performances d’athlète de salon.

Je me rends compte que tout le monde me regarde, dans mon imitation parfaite du hamster qui fait du sur place dans sa roue. Entre la honte et l’accablement, je perds de la vitesse et m’éloigne de plus en plus du but. Obsédée à l’idée de ne pas perdre ma valise de vue une seconde, et comme j’ai autant de matière grise que d’endurance (…), je ne cherche même pas à courir en sens inverse, dévaler l’escalier et me dépêcher de remonter la chercher.
Je continue vainement d’essayer de remonter à contre-courant. Je panique et invoque les cieux.
Déconne pas Dieu, y’a mon doudou et mes culottes tigrou dans cette valise…

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Finalement, une âme charitable décide de mettre fin à mon supplice, s’empare de mon monstre abandonné et descend l’escalier pour me l’apporter.
Je murmure un merci dépité entre deux gouttes de sueurs.

Ah bah j’étais prévenue, l’Australie c’est l’aventure.
Mais je m’attendais à des trucs de base, genre faire du rodéo sur un grand requin blanc ou faire de la corde à sauter avec serpent, pas atteindre directement les extrêmes en faisant du surplace dans un escalator en bois maudit…
Même Crocodile Dundee ne s’y est jamais frotté, ne me faites pas brûler les étapes.

Cette arrivée -qui aurait très certainement fait un carton sur youtube si j’avais été filmée- m’ayant quelque peu amoindrie, j’arrive vidée de toutes forces sur le quai du train et monte tremblotante, rouge et trempée de sueur dans la rame.
J’en profite pour parfaire cette arrivée magistrale en terre d’Australie en me prenant les pieds dans ceux d’un jeune homme assis tranquillement, m’écrouler pathétiquement de tout mon long sur lui  pour lui faire l’honneur de lui dévoiler l’odeur de Sonyan version transpirante, tandis que mes valises, décidément d’humeur joueuse, décident de prendre leur indépendance et roulent joyeusement de l’autre côté du wagon sous l’œil impressionné des passagers.
Ah bah si c’est les mêmes personnes que celles qui m’ont admirée dans l’escalator, je pense leur avoir fourni un antidépresseur pour l’année.
Je suis comme ça que voulez-vous, toujours dans le don de soi.

Que Pierre Richard – manifestement mon vrai père, cesse de nier maman ça devient ridicule – se rassure, la relève est assurée et dépassera peut-être même le maître.
Avouez que j’ai du potentiel.

Après toutes ces émotions, direction Ashfield ! Un petit quartier à l’ouest de Sydney où j’avais réservé une chambre chez l’habitant via Airbnb, le temps de trouver une colocation.
En effet, le niveau de vie étant relativement élevé, voire hors de prix sur Sydney, à moins d’avoir Bill Gates dans sa famille, vivre seul tranquillou dans son appart relève de l’impossible : coloc pour tout le monde !
Mais l’avantage est qu’en Australie les logements sont plutôt spacieux, souvent avec plusieurs toilettes et salles de bains, et quasiment toujours avec une petite cour ou un petit jardinet pour faire un barbecue (et inviter les plus odieuses araignées dans votre maisonnée).

Choisir son logement d’avance ne se fait pas trop, généralement tout le monde passe par des petits hôtels ou des dortoirs backpackers pour quelques jours, le temps de trouver où se loger une fois arrivé sur place.
Mais comme en Australie tout marche à la semaine (le salaire comme le loyer), tout va assez vite. Sur les annonces, les logements sont généralement disponibles tout de suite, et il est tout à fait possible d’emménager le jour-même de la visite.
Le court-terme est aussi beaucoup pratiqué, donc pas de malaise si vous ne souhaitez rester que quelques semaines.
Moi-même je ne pense pas rester plus trois ou quatre mois sur Sydney.

Pour ma part, n’étant pas trop fan des hostels de backpackers (j’ai juste peur des cafards, je l’avoue), j’avais donc préféré pour le même prix, prendre une chambre chez l’habitant via Airbnb. J’avoue avoir choisi aux commentaires très positifs des anciens locataires plutôt qu’au quartier, que je ne connaissais pas.
C’est un quartier chinois/coréen, avec des spécialités asiatiques partout donc autant dire que je ne me suis pas tout de suite sentie spécialement dépaysée.
L’organisation étant mère de sureté, j’avais bien entendu imprimé mon plan du quartier ainsi que les indications de Linda, la dame chez qui je logeais et ai trouvé très facilement la maison, dans une rue plutôt agréable, où j’ai pu apprécier mes premières bâtisses de style victorienne.

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ashfield2

A peine arrivée, je ne prends pas le temps de me reposer ! En effet, cette histoire de logement me chiffonne… Même si je sais qu’en m’y prenant bien je peux tout à fait trouver rapidement, ne pas savoir où je vais loger d’ici 10 jours me met un peu la pression. J’ai toujours la solution de prolonger mon séjour chez Linda, mais quand même, je suis pressée d’avoir une adresse. Et plus vite je commencerai à chercher, mieux je dormirai.
Donc je ne prends pas le temps de me poser, et à peine arrivée et affaires posées, je pars directement me procurer la première clé indispensable pour la recherche d’un logement : un téléphone.

L’Australie pratique encore les téléphones à carte prépayée, ce qui m’arrange bien.
En effet, pour un souci d’économie et de flemme d’affronter les opérateurs à chaque changement de pays, je n’ai plus de téléphone depuis un an.
Hé ouais, j’ai un côté hippie comme ça, pas de télé depuis cinq ans et pas de ligne téléphonique depuis un an.
Je vois de loin votre regard héberlué « Quoi ?! Elle a pas de téléphone en 2014 !!!??? » mais en toute honnêteté… on s’y fait en fait. Au final ça emmerdait bien plus mon entourage que moi, et la tête des gens quand on leur dit qu’on a pas de numéro est toujours un petit moment nutella à savourer précieusement.
J’ai pris l’habitude de n’utiliser mon téléphone qu’en wifi via des messageries gratuites type Line ou Kakao Talk, ce qui a fait de moi la plus grande squatteuse de wifi des autres de tous les temps.
Donc pour moi qui n’ai plus du tout l’habitude de téléphoner et préfère être joignable quand ça me chante au gré des wifi gratuits, le téléphone prépayé que je recharge que quand j’en ai besoin me convient parfaitement.
Je porte mon choix sur l’opérateur Telstra, seulement parce que j’avais lu que c’était une des compagnies qui avaient le plus de couverture sur l’Australie, quand les autres opérateurs n’offraient pas de réseau dans plusieurs régions du pays.
Je ne sais pas encore comment je vais organiser mes périples sauvages, mais perdue dans le désert face à trois dingos enragés accompagnés d’un kangourou ceinture noire de karaté, avoir un téléphone qui capte peut s’avérer utile… D’où mon choix pour cette compagnie.
A part ça, j’ai cru comprendre que concernant le prix, les opérateurs se valaient plus ou moins, donc c’est selon les attentes de chacun. De toute façon dans les centres commerciaux les boutiques sont généralement les unes à côté des autres, il suffit d’aller de l’un à l’autre pour comparer et faire son choix.

C’est loin d’être un dernier cri super cool, il est même largement obsolète, mais au moins j’ai une ligne. Une fois le téléphone en main, je décide de ne pas m’arrêter en si bon chemin et faire mon compte en banque.
Pour une raison obscure, en Australie  on aime bien se faire remarquer et faire tout différemment des autres donc il devient plus difficile d’ouvrir son compte en banque après six semaines sur le territoire que quand on vient d’arriver… Alors qu’au Japon, c’est plutôt le contraire, quand tu viens d’arriver y’a pas grand monde qui t’ouvre la porte pour te laisser ouvrir un compte.
Bref, sachant cela, j’ai donc mis toutes les chances de mon côté en y allant dès le premier jour.

La plupart des Français en Australie ouvrent un compte à la banque Westpac dans la mesure où grâce à son partenariat avec la BNP, les transferts sont gratuits d’une banque à l’autre.
Pour ma part, n’étant pas à la BNP ça ne m’apportait pas grand-chose, mon choix s’est donc porté sur la NAB (National Australian Bank) parce qu’elle est présente un peu partout aussi,  les taux pour les comptes épargnes sont assez intéressants et que le logo en forme d’étoile me plaisait bien.
Pis on peut avoir une carte bancaire rose, ce qui me parait primordial.

Je pousse donc la porte de la banque pour ouvrir mon compte et m’engage timidement sur le chemin de mon troisième moment de solitude de la journée.
On m’avait dit déjà, que l’anglais australien était une sorte de dialecte du démon incompréhensible.
« Peuh, me disais-je me croyant meilleure que tout le monde, ça peut pas être pire que l’anglais mâchouillé des Américains ! »
Si.
Mille fois si.

Ca dépend des personnes ceci-dit, la plupart du temps l’accent est raisonnable et je n’ai aucun problème de compréhension.
Mais  engager la conversation avec  un Australien, c’est un peu comme choisir un bonbon dans une boite de dragées de Berthie Crochue : tu sais pas quand tu vas tomber sur celui au goût crotte de nez.
Parce que si généralement ça reste de l’anglais tout à fait compréhensible, parfois t’as pas de chance et tu tombes sur le vrai Aussie des cavernes qui a un putain d’accent à couper au couteau, et tu sais plus la langue de quelle planète il te parte tant c’est incompréhensible.
Evidemment pas de repos pour les braves, allez hop, baptême du feu ! J’ai eu le droit à ce genre de gugusse dès mon premier jour, en la personne de mon futur banquier.
Au fur et à mesure qu’il me parle et que je commence à remettre mon niveau d’anglais en question, la sueur me coule le long du cou. Je me dis que l’année va être peut être un peu plus sportive que ce que je pensais s’ils parlent tous comme lui – heureusement, non.
Je m’accroche, je résous les rébus qui se forment dans ma tête au rythme des sons mystérieux qu’il émet aussi vite que je peux pour lui répondre, je sauve les apparences en faisant mon visage d’intelligente qui comprend tout alors qu’il n’en est rien.
Je m’en sors pas trop mal… jusqu’à la question piège.
« Da ya hav’ baï fen ? »

Heu, baï fen… ? C’est quoi Baï fen ?
Je lui demande pardon, s’il peut répéter.

Impitoyable, il répète sa phrase sans faire un effort de plus. Je retourne le son « baï fen » dans tous les sens, j’arrive pas à trouver l’équivalent en anglais civilisé.
Bordel de Dieu, on y était presque, j’avais presque réussi à ouvrir mon compte en banque sans qu’il devine que je pige pas un traître mot de ce qu’il baragouine !
Raaah, échouer aussi près du but !
ll répète une troisième fois, une quatrième… Je sens tous le poids du monde sur mes épaules, il faut que je me sorte de là.

Et là, je lui sors le premier truc que ça m’évoque… « A boyfriend ?! ».
Je vois pas trop ce que ma vie sentimentale vient foutre avec les dollars que je veux lui confier, mais perso je suis à bout d’idée et je tente la seule association qui me vient.

Il me regarde les yeux ronds, puis après une interminable seconde figée dans le temps, il se décide à prendre un bout de papier et m’écrit avec un air de compassion qui pue aussi légèrement la pitié et le dépit : « mobile phone ».

………
…….

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhh !!!!!!

Ben oui, je viens de l’acheter !

Et pourquoi tu prononces pas le « mo », connard ?!

Je me confonds dans ma honte et deviens aussi rouge que le logo de la banque tout en lui donnant mon numéro. Le bougre a peut-être cru que je pensais qu’il me branchait en me demandant si j’avais un boyfriend…
Raaah, je préfère ne pas y penser, je veux juste signer et m’en aller.

Le perfide a senti mon malaise, mais ça a l’air de profondément l’amuser. Vile crapule.
Mais le plus dur est fait, je n’ai plus qu’à signer quelques papiers pour faire la demande du plus important : la carte bancaire rose, bien entendu.

Bref, ça m’aura coûté une petite humiliation, mais à la fin de la journée j’ai mon compte en banque et ma belle carte rose barbie commandée.

Pfiou, je suis épuisée.

Avec mes sous au chaud et un téléphone, certes datant de la préhistoire (on vous a pas parlé non plus des Samsung en pierre du paléolithique ? Mais on vous apprends quoi en cours au juste ?), me voilà enfin parée pour la recherche d’un appartement !
Et quel appartement… !
Mais les aventures concernant la recherche du logement sont encore bien longues alors, je les garde pour un prochain poste.

Mais, en tous cas elles ont commencé dans la lignée de mon arrivée, puisque j’ai passé la journée de mes visites d’appart avec la jupe gracieusement coincée dans le collant, donnant à tout Sydney le loisir d’admirer mon majestueusement large cul.

classe

Malheureusement, encore une fois personne ne m’a filmée.
Je devrais monter ma propre téléréalité.

Pour les bilingues, je vous laisse avec un petit cours d’Australien :

31 Louanges

  1. Kuroi

    Ok, je n’ai pas pu m’empêcher de rire en lisant tes trépidantes aventures avec tes bagages, j’en ai pleuré ! XD Et tu raconte définitivement toujours aussi bien !
    et je suis bien d’accord, la carte bancaire rose c’est PRIMORDIAL !! (non non je n’ai pas du tout choisi LCL pour pouvoir personnaliser ma carte… *sifflote*)
    Me tarde la suite ^^

    • Tiens, comme je ne suis plus trop au courant des banques françaises je ne savais pas qu’avec LCL on pouvait personnaliser sa carte !
      Au Japon, on peut avoir une carte Disney, mon plus grand rêve, bien entendu 😉

  2. EMy

    Comme d’habitude, j’en ai mal aux abdo à force de rire…mais c’est un peu l’hôpital qui se fou de la charité, je fais les mêmes !

    Courage, ça ne peut que s’améliorer avec un départ pareil ! (encore que, si tu regardes ça objectivement, ce n’est pas mauvais ^^)

    J’ai hâte de lire la suite et les post promiiiiiiiis

    • Soyons honnête, moi-même je ris de toutes ces conneries !
      Perso, tant que ça ne relève pas du dramatique (morts et compagnie), je suis moi-même très friandes de ce genre de déboires et les partage avec plaisir 😉

  3. Mimi

    Une perle sur première photo, les crocs !
    Ça me fait le même effet que les sandales avec les chaussettes…x)
    En parallèle, je trouve ta tenue très jolie !

    Le passage en douane a-t-il été long ? Les douaniers australiens sont soit disant très trics.
    Personnellement, j’en ai trop entendu sur les fourmis bulldog, veuves noires, méduses, serpents, scorpions et coquillages tueurs, pour pouvoir un jour mettre même un pied dans ce pays de fous !

    Il parait que les français n’ont pas bonne réputation en Australie.
    D’après ton twitter, le courant a l’air de passer, mais as-tu ressenti quelque chose de négatif ?
    Quoi qu’il en soit, j’ai hâte de lire la suite de tes (més)aventures ! 😛
    Bon courage à toi avec les bêtes en tous genres, humaines ou pas ! 😉

    • Tiens c’est vrai, j’avais pas remarqué les crocs !!! Ca mérite un compte double de points ça !

      J’avoue que c’était plus long qu’au Japon, les chiens viennent renifler nos affaires et on repasse tout au rayon X.
      Mais comme je suis arrivée en australie à Gold Coast qui reste un petit aéroport, ça allait encore.

      Et oui, les Français n’ont pas bonne réputatio ici, beaucoup de voleurs… Mais je n’en ai pas encore souffert 😉

  4. Marinou

    Raaaaah ça m’avait manqué *-* Je suis hyper contente d’avoir pu te lire aujourd’hui u.u Et j’ai vraiment bien rigolé, même si parfois je t’ai un peu plains je dois bien l’avouer.
    Donc même si ça ne parle plus vraiment du Japon je suis toujours hyper heureuse de te suivre <3 Et j'ai hâte de voir la suite. 😀

    • Je vais en faire des posts sur le Japon, mais c’est vrai qu’en ce moment je poste sur l’Australie pendant que « c’est frais »… Mais ceux sur le Japon vont revenir quand même, je n’ai pas finis de critiquer, xD

  5. Tout ça est bien trop épique XD L’escalator me rappelle un épisode de L’Amour est dans le Pré (oui bon on a la culture qu’on a et puis ma mère regarde et la télé est dans le salon donc bon voilà !!) où une femme a essayé de prendre un escalator à l’envers, crois moi que quand je vois ça je me sens la fille la plus maligne de la terre en comparaison xD
    Je meurs avec ton « …. boyfriend? » qu’est-ce qu’il a du rigoler ton banquier (mais en même temps qui répète 20 000 fois le même mot sur le même ton alors qu’en face l’autre galère à comprendre ?!!)
    Le coup de la jupe coincée dans le collant, je l’ai vécu au Japon ! Ou plutôt, la japonaise qui marchait dans la rue devant moi l’a vécu…. et là grosse panique : est-ce que je lui fait perdre la face en lui disant qu’on voit toute sa culotte ou je me tait et prie pour qu’une de ses copines qui l’accompagnent le voit ?
    La suiiiiiiiite !

    • Alors ça me fait plaisir que tu évoques ce passage, car moi-même ça m’a rappelé ce passage de l’amour est dans le pré quand la prétendante prend l’escalator à l’envers, xDD
      Je m’étais tellement moquée d’elle, je me suis dit « voilà le moqueur moqué… ».

      Les jupes coincés dans le collant, toujours délicat… Moi c’est un gars en fin de journée qui me l’a fait remarquer au supermarché… Du coup j’ai grave psychoté « DEPUIS QUAND MA JUPE EST COINCEE LA ?!!!! » XD

  6. himit

    Haaa merci! Ça faisait tellement longtemps!
    Merci pour ces aventures qui commencent sur les chapeaux de roues!
    Mon mari et moi on s’est retrouvés à attendre un train à chambord pendant 2 h avec….. des australiens du type « bai fen ». Ils étaient sympa mais on avait envie de mourir. Mon mec et moi sommes bilingues et on travail qu’avec des amerloc mais là, on voulait vraiment que ça cesse! Et ils n’arrêtait pas de poser des questions donc fallait répondre: pas moyen de faire semblant de comprendre et d’esquiver. Du coup, je te comprends. Par contre, c’est bon à savoir lescalator en bois qui va à la vitesse de la lumière.
    Bref, j’attends la suite avec impatience!
    PS: t’avais pas cette couleur de cheveux me semble-il? C’est trop beau!

    • Ca dépend vraiment des Australiens en fait, j’en rencontre avec un accent « abordables » et sans trop problèmes de compréhension (ou alors je m’y habitue), mais y’en a certains, c’est vraiment le trou noir, O_o
      Du coup je redoute un peu mon passage dans les petites villes où l’accent sera plus fort, ha ha

      Mais je suis super fan du « No worries mate ! » 😉

      Non je me suis teint les cheveux en mai 🙂

  7. Maud

    Aaah, comme toujours, qu’est-ce que tu as pu me faire rire… ♥ C’pas très gentille de ma part, vu que tes situations ne sont vraiment pas drôle mais tu es tellement douée pour tourner tout ça en dérision ! ça fait du bien de lire de tes nouvelles ! (Même si j’en ai aussi sur Facebook !)

    Quand j’ai été à Barcelone, avec une amie, on avait rencontré deux Australiens à une soirée. J’ai dû avoir de la chance de ne pas tomber sur un spécimen à l’accent de folie parce que même si j’étais trèèès loin, j’arrivais à les comprendre ! : D Par contre, j’ai aussi rencontré deux Néo-Zélandais pendant ces vacances la et eux aussi on un de ces accents… ! (Et qu’est-ce qu’ils parlent vite ! Ces deux-la en particulier en tout cas…)

    Comme toujours, j’ai hâte de lire le prochain billet ! Profite bien en tout cas, comme d’habitude !

    • Faire rire, c’est fait pour mademoiselle <3

      Je ne connais pas encore l'accent Néo-Zélandais... Mais comme mon arrivée en Nouvelle Zélande pour la quête de l'anneau est prévue pour cette année, je devrais ne pas mettre longtemps à répondre à cette question, ha ha

      Des bisous <3

  8. Tiens, c’est marrant, je suis tombée sur le bonbon à la crotte de nez pas plus tard qu’hier… ¬¬

    Sinon, je ris de tes mésaventures, pardon… mais je trouve ça drôle. :’)
    Tu pourrais avoir ta petite émission après le JT, façon Mister Bean…
    J’en réclame plus ! Pierrette Richard, encore ! Encore !

    • Ben écoute, j’aurais été filmée pour mon arrivée, je crois sincèrement que je dépassais le million de vues. Même moi je regrette qu’on m’aie pas filmé xD

      La suite vient lentement mais sûrement !

  9. Aaaaah c’est cool de te retrouver aussi en forme (^^)

    • Ce n’est qu’un début !

  10. celine

    Après des mois d’attente, je ne suis pas déçue! Des aventures toujours croustillantes! Merci!

    • Je suis toujours rassurée de voir que ça plaît même si ça ne concerne pas vraiment le Japon 🙂
      J’espère que tu vas bien 😉

      • celine

        Meme si c’est le Japon qui m’a permis de decouvrir ton blog, je continuerai a suivre tes peregrinations, que ce soit en France, au Japon ou en Moldavie! Ta prose n’a pas de prix! Un bon blog, quelque soit le sujet, reste un bon blog .

  11. Oh my god oh my god oh my god !

    J’avais pas ris (et pour un fan du Japon c’est u comble, moi aussi je sais faire des jeu de mots pourri hihi) comme ça en lisant depuis fort longtemps.

    Le pire, c’est que je t’imagine trop en sortant de l’avion en conquérante du genre « Tremble Australie, here I come ! »

    Tes aventures me manquaient !

    Vivement la suite !!!
    (=^-^=) /

    • J’avoue que moi qui arrivait en conquérante, l’Australie m’a bien remise à ma place !
      Le reste des aventures arrive !!

  12. Quand je pense au nombre de fois où je me suis dit « c’est pas le moment de lâcher ta valise ma grande, tiens la fermement, ne la laisse pas en haut de l’escalator surtout » ; me demandant, si ça devait arriver, si je ferais le hamster dans sa roue ou si je me laisserais porter jusqu’en bas pour mieux remonter, au risque de voir toute la brigade anti-terrorisme de l’aéroport débouler et réduire mon innocente valise en cendre…

    Et bien merci de t’être dévoué pour l’expérience, les résultats sont formels : dans ces cas-là on fait le hamster. C’est l’instinct, on peut pas lutter. Je note.

    • Oui, c’est mathématique : on finit par courir désespérément après sa valise.
      Avec toutes les histoires de vol, de plan vigipirate et compagnie j’avais vraiment peur de la perdre de vue quelques minutes en continuant ma route pour remonter la chercher après…

  13. Athena

    Je compatis pour ces grands moments de solitude ! Mais qu’est-ce que c’est bien raconté !

    • Merci <3
      J'espère que les postes sur l'Australie ne décevront pas trop 🙂

  14. cracotte

    J’ en ai pleuré de rire! Mal aux abdos! Et ca faisait pas sérieux du tout parce que j’ai lu ton post sur mon lieu de travail! ^^

    • Eh ben c’est du beau, sur son lieu de travail !!
      Coquine !!

  15. PAGUET

    en fait ce que ta mère ne peut pas te dire c’est qu’elle n’est pas ta vrai mère ! Oui Pierre Richard est bien ton père et Benny Hill ta mère
    Du très grand Sonyan, vraiment

    • Ce combo parental expliquerait en effet beaucoup de choses…

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