Introspection

Je suis pas spécialement adepte du zazen, recherche de soi ou autre, mais dernièrement je me suis pas mal remise en question, réfléchis sur moi-même et suis arrivée à quelques conclusions.

Que je vais m’efforcer d’exposer ici sans être trop barbante, bien que vous n’ayez certainement strictement rien à cirer de mon Moi, Ca et Sur-moi. (Freud, si tu nous écoutes…)

Et soit dit en passant, je n’ai pas le temps de relire mon post avant de le publier, il sera donc certainement fort en fautes et je m’en excuse.

Bref.

Les gens qui me sont proches me disent souvent qu’ils m’admirent, me trouvent forte, battante, et j’en passe. (Je continuerais bien la liste sur des pages et des pages pour mon plaisir personnel, mais le titre de ce post n’est pas « narcissisme » donc je m’abstiens 😉 )

J’ai même eu la chance que de m’être entendre dire que j’avais changé la vie de quelqu’un en devenant son exemple.
Ce sont des paroles que je n’oublierai jamais et qui certes, me boostent.

MAIS.

En toute honnêteté, même si ça me touche, j’ai du mal à imprimer.
Donc j’ai réfléchis, qu’est ce qui peut faire croire à ces personnes que je suis plus forte que l’être humain lambda.

Généralement on me sort que c’est parce que je suis passionnée.

C’est vrai, j’avoue. Quand j’aime quelque chose ou quelqu’un, c’est jamais dans la demi-mesure.

C’est vrai, j’ai décidé d’arrêter mes études du jour au lendemain à Dijon pour faire du Japonais à Lyon. Et puis même, j’arrête souvent les choses du jour au lendemain pour faire autre chose.
Mais je ne vois pas ce qu’il y’a d’admirable là-dedans, d’un côté ça prouve que j’ai un côté instable. Et d’un autre côté, je trouve au contraire les gens qui s’enfoncent à faire quelque chose qui ne leur plaît pas idiots.
Soyons clairs, c’est notre vie, à nous d’en faire quelque chose qui s’approche de ce dont on avait rêvé.
D’accord y’a des gens plus privilégiés que d’autres pour avoir la vie de leur rêve, mais qui ne tente rien n’a rien. Il faut toujours essayer, et étape par étape, on peut arriver quelque chose de bien.

C’est vrai, j’ai décidé que je voulais maigrir et un jour je m’y suis mise et sans m’arrêter pendant un an j’ai perdu 42kg.
Mais j’ai quand même mis 25 ans avant de trouver la force de faire ça. Et si je l’ai fais, c’est seulement parce que j’avais atteint le stade ultime du plus-de-vêtement-à se-mettre, du-je-peux-plus-me-voir-dans-une-glace, du j’arrive-pas-à-dormir-car-je-sens-mon-ventre-énorme- dégoulisant-sur-le-matelas-et-que-je-me-dégoute, du je-peux-pas-vivre-comme-ça-je-préfère-crever.
Donc il n’y a rien d’admirable à ce que j’ai fais, c’était pas de la force, c’était de la survie. Et juste une prise de conscience nécessaire, je m’étais laissée tomber aussi bas, à moi d’en prendre les responsabilités.
Et encore une fois, si on se veut autrement, à nous de nous sortir les doigts du cul pour y arriver.
Je n’ai pas été forte de le faire, juste faible de ne pas l’avoir fait avant.

C’est vrai, je crée des sites, et comme pour miyavi, quand ça me prend l’envie de motiver des centaines de fans pour lui créer des surprises, ben je le fais.
J’avoue je garde un très bon souvenir des projets que j’ai mis en place et ressent une certaine fierté pour avoir réussi à motiver une salle de concert pour lui faire plaisir.
Et c’est vrai que quand on regarde bien, tout fan ne s’emmerde pas autant pour son idole.
Après je n’ai pas forcément l’impression d’avoir quelque chose d’extraordinaire car pour moi c’est naturel. Quand j’aime quelque chose ou quelqu’un, lui consacrer mon temps et mon énergie, ça coule de source.
Et aussi, je ne suis personne en particulier. Juste quelqu’un derrière son ordinateur qui avec les moyens du bord et un argumentaire travaillé à essayé de motiver les gens.
En gros ce que je veux dire : rien d’extraordinaire, suffit d’un minimum de motivation et tout le monde peut le faire.

C’est vrai que j’ai pas peur de partir à l’autre bout du monde seule pour l’aventure.
J’ai fais le tour du Japon en sac à dos, parfois sans même savoir où j’allais dormir le soir, juste pour l’aventure. La première fois que j’y suis allée, j’avais 19 ans et ne parlait pas un mot.
L’Allemagne, les Pays Bas, la Suède… Je suis partie seule, sans connaître, en me disant que j’aurais toujours l’occasion de rencontrer des gens sur place et trouver de quoi m’amuser.
Et c’est vrai, ça s’est toujours super bien passé.
Mention spéciale à Amsterdam l’an dernier et Stockholm au mois de mai cette année, c’était génial.
Bon… là peut être que je comprends un peu mieux ce que ça inspire aux gens. Partir à l’étranger quand on a aucun contact, qu’on ne parle pas la langue etc… C’est vrai, ça peut faire peur.
Après je suis curieuse et j’ai envie de voir le monde. Et ce qui me différencie des autres, c’est que je ne renonce pas à mes envies.
Je n’ai pas de famille, pas d’obligation, pas d’attache et ne dépend de personne, je fais ce que je veux. Si demain j’ai envie de partir et que mon compte en banque me le permet, je le fais, point.
Mais ça c’est plus une chance que de la force.
Quant à l’argent… et bien ça va, ça vient, les souvenirs, eux, restent. Ce que je vois, rencontre et vit pendant mes escapades vaut bien de rester fauché quelques mois après.
Prochaines destinations prévues pour 2010 et début 2011 : la Corée du Sud et le Cambodge. Voire Taiwan selon budget.
Du Japon c’est pas cher et j’ai des connaissances là bas.

Et c’est vrai que j’ai une ambition débordante pour ma vie professionnelles, des projets à n’en plus finir établis étapes par étapes dans ma tête et que peu importe où ils me mènent au final, je vais tout faire pour les réussir.
Pour ceux que je connais bien et qui savent ce que j’ai en tête, peut être que oui, je peux comprendre pourquoi ils me trouvent si forte.
Mais encore une fois j’ai envie de dire, c’est pas de la force, c’est de la trouille.
J’ai peur.
J’ai été élevé à Walt Disney et j’ai eu le malheur d’y croire. Je veux mon happy end, et j’ai peur de pas l’avoir.
Peur de rater ma vie.
Et c’est cette trouille de finir avec une vie métro boulot dodo qui me donne la motivation de faire tout et n’importe quoi.
En gros, ma vie se doit d’être exceptionnelle, ou ne sera pas. Je pourrai pas me contenter du minimum syndical, je veux pas d’une vie ennuyante, je veux pas de la vie de monsieur et madame tout le monde.
Ca ne veut pas dire que je méprise monsieur et madame tout le monde. Au contraire, je les trouve plus forts que moi.
Car moi c’est juste de la faiblesse et du caprice au final. Je me sens pas capable de supporter une vie « normale ».
Je suis pas assez forte pour sortir de ma bulle et accepter que la réalité ne soit pas le rêve que j’ai imaginé.
Donc tout ce que je fais, c’est de la trouille, du « je ferais n’importe quoi pour ne pas m’ennuyer et avoir une vie qui me passionne ».

Mais soit.

Admettons que tout ça soit une sorte de force.

Qui me connaît bien, sait que j’ai des moments de faiblesses proportionnels à mes moments de motivation intenses.

Je suis capable du meilleur comme du pire.
Je passe du mode « rien ne m’arrête » au mode « qu’est ce qui convient le mieux ? Une corde ou les rails de la SNCF ? ».
Et sachez gente gens, que mes sautes d’humeur en montagnes russes sont fortement fatiguant.

Et j’ai remarqué, qu’est-ce qui provoque mes dark modes ? Qu’est ce qui me met minable ?
Qu’est ce qui m’enlève toute force et motivation ? Qu’est ce qui fait que des fois je ne me sens plus capable de rien et m’enferme dans ma chambre pendant des jours à ne rien faire sauf pleurer sur mon triste sort ?

C’est les autres.
Je suis nulle dans ma relation envers les autres.
J’ai pas peur d’un pays inconnu, mais j’ai peur des autres.

J’ai le courage de m’arrêter de bouffer pendant un an pour perdre quasi la moitié de mon poids, mais j’ai pas le courage de dire non à quelqu’un.

J’ai mis 25 ans pour découvrir ça sur moi.

Quand il s’agit de faire quelque chose pour moi, qui n’implique que moi, et bien je le fais. Quoi que ce soit. Ca ne fait pas peur.

Mais dès que ça engage quelqu’un d’autre, je m’oublie. Je n’ai plus de personnalité, je me laisse faire.
Et les rares fois où j’essaie de ne pas me laisser faire et qu’il y’a dispute, je met un siècle à m’en remettre.
Quoiqu’on me fasse, je finis toujours par pardonner.
Mon côté bisounours croit toujours en l’autre et pardonne.
Ce qui fait que je peux me faire avoir 36 fois par la même personne… lol C’est grotesque.

Si on me dit que c’est de ma faute, je vais le croire, même si c’est clairement pas le cas.

Dans une relation dominant dominé, je serai forcément la dominée.

Je suis incapable de faire une crasse, un coup dans le dos, me rebeller, abandonner quelqu’un qui m’a fait du mal… Pour une raison que je ne comprends pas.
Et quand c’est passé je me dis « Pourquoi t’as laissé faire ça ? ».

Finalement les seules personnes avec qui je n’ai pas peur d’exploser, ça va être ma mère ou amis TRES proches, car je sais qu’ils m’aiment et ne m’abandonneront pas.
Mais les autres, même des personnes dont je me fous complètement, je suis incapable.

Et ça, si c’est pas la faiblesse la plus pathétique qui soit, je ne sais pas ce que c’est.

Avoir peur des autres, faire un complexe d’infériorité envers le monde entier… Y’a rien d’admirable à ça.

Alors dites moi, comment est-ce que je peux mener tous mes projets à bien quand j’ai peur de m’imposer face à un connard de base ?
Quand je me laisse écraser par des faux amis ?
Quand je pleure parce qu’un manager incompétent ne me laisse pas faire autre chose qu’une photocopie ?
Quand je me laisse insulter par un chef de rayon à carrefour parce que j’ai pas compris comment marche sa caisse automatique ? (qui d’ailleurs au final était en panne, c’était même pas de ma faute…)

Alors je vous le demande franchement. A vous qui avez peut être peur de prendre votre valise et partir à l’aventure, mais n’avez pas peur de dire merde à quelqu’un qui abuse de vous.

Comment on fait pour arrêter d’avoir peur des gens ? Comment on fait pour arrêter de se dire « oh non je peux pas faire ça, le pauvre… » ? Comment on fait pour s’imposer et n’en avoir rien à faire d’être aimée ou non ? Comment on fait pour arrêter de pleurer et perdre confiance pendant des semaines parce que qu’un inconnu s’est foutu de vous dans la rue ? Comment on fait pour arrêter de se persuader qu’une personne a raison quand elle dit que vous avez tord et que tout est de votre faute ? Comment on fait pour ne pas avoir les larmes aux yeux et des trémolos dans la voix lors d’une dispute avec quelqu’un ?

…Dites le moi, comment on fait ?

C’est nul d’être fort quand on ne sait pas l’être en société.

Introspection

La Magnifique Sonyan

Aucune information top sicrète sur Sonyan. Fouine !

17 Louanges

  1. hotarukali

    alors alors alors!
    J’ai limite le problème inverse: j’ai peur des gens DONC je les agresse par principe, direct, pour les calmer avant qu’ils m’emmerdent. Alors ce que je peux te proposer: tu m’embauches, un genre d’assistante tu vois… quand on rencontre quelqu’un, on se donne le temps de le jauger (selon une jauge de 4 secondes), et là paf, si on sent qu’il mérite, je lui colle un pain.
    Tu devrais être plus tranquille.

    Sinon, je dirais qu’on est proportionnellement fort et faible: plus on a de forces, plus on a de faiblesses en contrepartie. Un peu comme tes dark modes ont la valeur inversée de tes moments de motiv’ intense.

    Comment on fait pour pas avoir peur de ne plus être aimée? On se dit que les gens qui nous aiment, s’ils existent, nous aiment pour nous, pas pour ce qu’on peut leur apporter. Que s’ils profitent de nous, ils ont beau arborer un mignon petit masque de bisounours, ils ne nous aiment pas, ne nous aimeront pas, et que l’amour d’un traître… ne vaut pas grand chose.
    Regarde les gens objectivement… tu te rendras compte comme ils ne valent pas plus que toi, comme tu ne vaux pas moins qu’eux.

    Va le chercher ton happy end: y a que toi qui saurra où le trouver et personne ne pourra t’aider… tu croiseras des gens, et certains feront un bout de chemin avec toi, parfois un long long long bout de chemin à tes côtés, dans cette vie et dans plein d’autres, mais laisse partir ceux qui s’éloignent, ne regrettent pas ceux qui -en prime- se barrent après t’avoir fait des croche-pieds.

    Faut vraiment que j’aille cracher ce chinois.

  2. Hotaru >> Mi amor, le sage chinois que tu as mangé est merveilleux. Tu ne m’as jamais autant reboosté que depuis deux jours, lol.
    En tous cas, tu donnes envie qu’on croit en tes paroles, :).
    J’aimerais bien pouvoir agresser les gens ou ne serait-ce que les envoyer chier quand j’en ai assez… Si je t’avais comme jaugeur social, toujours à mes côtés, je serais la plus heureuse du monde ! lol
    Peut être que si j’arretais de toujours complexer et me sentir inférieur à tout le monde, j’arriverais à ne plus avoir peur…

  3. Alice

    Je suis amoureuse de ton chinois Hotaru ! (Tiens, j’aime les chinois moi on dirait…)
    D’abord, je ris de lire ce commentaire parce que ma première pensée face à ta demande d’aide envers les gens, ça été de passer du temps avec toi et délibérer sur tout les cas de rencontres ^^

    Moi mon chinois est éteint, j’ai du mal à formuler mes pensées.

    Je pense qu’on est tous forts en des trucs, mauvais en d’autres. Si tu étais forte en tout, tu serais un sur-homme.
    On a tous peur des gens d’une façon ou d’une autre, plus ou moins forte. Leur regard. Quand je me balade avec quelqu’un, je me fout de tout le monde. Seule, j’ai l’impression d’être épiée, moquée… Alors si on me fait une réflexion, ça me trotte dans la tête parfois des jours durant.

    Par contre je ne pensais pas qu’on me faisais faire des choses contre ma volonté. J’ai pourtant remarqué qu’avec certaines personnes il m’arrivait de faire des trucs qui me saoulaient. Mais je me suis vite reprise !

    Tu ne dois rien, à personne, sauf aux gens assez proches pour que tu sois actuellement capable de gueuler dessus, tu vois desquels je parle ? Ta mère notamment. Les autres, s’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à penser du mal de toi. Grand bien leur fasse. S’ils ne t’aiment pas, mais de loin, ben ça va pas changer d’une once ta vie.

    Ok, t’as une faiblesse « pathétique » (je ne pense pas ce dernier terme) mais qui n’en as pas ? En outre, tu le dis toi même, tu as de grandes forces par ailleurs. Quand les gens te connaissent comme nous, ils t’admire, parce que la somme de tout ça leur évoque plus d’admiration que d’autre chose. (Et puis tu n’es pas là pour être admirable mais pour être heureuse !)

    Une faiblesse, ça s’assume. Faut composer avec, la travailler. Essayer d’en faire quelque chose dont on peut se dire « oui, mais ! »

    S’il y a une chose pour laquelle tu dois te faire violence, c’est bien ça. Te donner pour but d’aller à l’encontre de cette nature.

    Moi, je ne sais pas dire non aux commerçants quand ils me disent « vous voulez l’assurance avec ? » s’ils ont placé leur argumentaire. (S’il l’ont pas fait, si ^^) Parce que je n’arrive pas à contrer leurs points, je n’y ai pas réfléchit… Et bien j’ai une grande fierté, -mais vraiment hein !- à avoir refusé le spray lubrifiant d’entretien de mon épilateur il y a un mois. \o/ La nana m’a tiré une tronche de « t’es conne ou quoi ? » quand je lui ai dit non, j’ai failli dire « oh pardon c’est bête, je voulais dire oui! » Mais je suis d’autant plus fière de constater que son argumentation était du baratin ! (Si, il se démonte pour le nettoyage, na ! )

    Pardon, je m’étends sur mon anecdote mais fallait que ça sorte, je suis trop fière de moi !

    Voilà où je veux en venir : une faiblesse, c’est l’occasion de se sentir fier dès lors qu’on à une petite victoire dessus.

    T’as du boulot, alors je veux lire dans les mois à venir le rapport des tes victoires, aussi infimes soit-elles.

    (des anecdotes victoires/sur faiblesse, j’en ai plein, parce que je n’ai pas de grande force en balance ^^ Tu te rappelles ses mecs qui me plaisent et que je ne viole pas au travail ? Qu’est-ce que je suis forte hé hé ! Et j’ai même pas eu une seule envie à contrarier depuis ceux-là !)

  4. hotarukali

    C’est tout le problème, je ne sais pas comment te montrer que tu n’es pas inférieure aux autres. Je crois qu’il faut que soit toi qui t’en rendes compte même si c’est pas évident. Je voudrais filmer les gens que tu croies plus importants, plus forts tout ça, pour te montrer comme eux aussi cachent leurs faiblesses et comme ils ne valent pas plus que les autres.

    rah ze t’aime!

  5. Alice >> D’accord alors je vais commencer à raconter mes victoires… qui manifestement ne commenceront pas par aujourd’hui (cf. forum, montagnes russes).
    Sinon je suis pareille je sais pas dire non pour une assurance, un produit qui va avec un autre, un machin, un chose… Les abonnements France Loisir etc, combien de fois je me suis auto arnaquée à m’inscrire car je sais pas dire non.
    C’est franchement fatiguant. Comme j’envie les connards moyens qui se croient au dessus de tout et ne s’emmerdent pas avec tout ça…

    Hotaru >> Pi être un jour j’arreterai de me sentir inférieure… Encore un travail sur soi…
    La vie est un éternel travail sur soi, le bonheur est vraiment la quête d’une vie quand on y pense. (putain ma phrase ressemble à un script de Jean François Pory, AB production).
    Mais moi aussi ze t’aime.

  6. hotarukali

    j’allais te demander si t’avais retrouvé mon chinois. 😀

  7. Rosario

    Je crois que la phrase d’Alice « S’il y a une chose pour laquelle tu dois te faire violence, c’est bien ça. Te donner pour but d’aller à l’encontre de cette nature. » dit tout. Quelque part, je suis contente que tu aies réflechi à tout ça… je me rapelle qu’on en a parlé toutes les deux chez moi, et a vrai dire cette conversation était totalement préméditée: j’y avais réflechi avant ton arrivée, et il fallait absolument que je t’en parle. Parce que je m’en suis voulue d’avoir fait comme tous les gens qui te connaissent mal, et d’avoir cru que puisque tu étais forte pour tellement de choses (parce que tu l’es réellement, et je crois que dans le fond fond fond, tu le sais un peu), tu étais forte pour tout et ne te laisserais démonter par personne. Des fois même tu me mettais en colere à te mettre dans tout tes etats pour quelqu’un ; je croyais que tu pouvais tres bien faire autrement. En fait non. Je l’ai compris il y a à peine un an, tu n’y arrives pas, tu es comme ça, on peut te bouffer la gueule et tu dis amen et pleures en silence. Et ca me fend totalement le coeur. Depuis tu ne me mets plus jamais en colère pour ça, tu me donnes juste envie de te prendre dans mes bras et de péter la gueule de tout ceux qui essaieraient de t’approcher.

    Mais ça se soigne! Je n’ai jamais été au même point que toi, mais je sais tout de même ce que c’est, dans une moindre mesure. Ne pas savoir dire non à un vendeur, à une pétition, avoir l’impression qu’on nous épie pour nous juger, et avoir absolument besoin que tout le monde nous aime, ou du moins nous en donne l’impression. Mais, je ne sais pas comment, naturellement ça a fini par changer. C’est ton post qui me le fait remarquer, je ne suis plus comme ça. Ou presque plus jamais. Et même si je ne sais pas comment j’en suis arrivée là, j’ai quand même une hypothése: j’ai fini par avoir confiance en l’amour des gens qui m’aiment. J’ai réussi à voir qui ne me laisserait jamais tomber, et qui le ferait, et tout à coup tout a pris une nouvelle luminosité, et je me suis dit qu’enfin, ça y était, je pouvais me sentir un minimum sûre. Alors je n’ai plus eu besoin de tous les autres. Attention, cela n’exclue pas que d’autres entrent dans ma vie, et je les acceuillerai les bras grands ouverts. Mais je ne vais pas me nuire à moi même pour leur faire des courbettes, par besoin d’être aimée.

    Et je pense que de ton côté, tu as besoin de ça. De comprendre que certaines personnes t’aimeront quoi qu’il arrive, et que c’est suffisant. Tu m’as beaucoup aidée la dessus, avec nos clash a répétitions, ou tu es toujours revenue vers moi, et tu ne peux pas savoir le bien que ça m’a fait. Tu m’a montré que tu ne me laisserais pas tomber, que les choses pouvaient aller loin mais que d’autres choses sont indestructibles. Et tu avais raison, parce que même pendant tous ces mois ou on ne s’est pas parlé, si tu avais eu besoin de moi et me l’avais dit, j’aurais été là. Et même du fin fond de ma tête de con butée, j’en étais consciente. :o)

    Bon, allez, je m’étale là… Mais j’espère avoir été un peu claire dans tout mon fouilli.

  8. Rosario

    Rien à voir, mais je suis vexée! Le blog veut encore que mon com soit approuvé avant publication, alors que j’ai déja posté une fois! Non mais ho, c’est quoi cette ségrégation?

  9. Patate >>> C’est vrai que je commencais à me poser des questions sur moi, car je voyais des aspects forts de ma personnalité et d’autres si faibles. Et c’est con, mais c’est difficile, parfois on a l’impression de ne pas savoir qui on est. Pourquoi je suis capable de ça mais incapable de chose pourtant évidente.
    Et j’avoue que la discussion que j’ai eu avec toi la semaine dernière a généré toutes ces réflexions et même ce post patate. lol
    C’est con mais j’ai eu l’impression de mieux me connaitre, mieux me comprendre et avoir appris certaines choses sur les gens et la vie.
    Bref, mon commentaire devient pompeux et digne d’une émission de TF1 pour la ménagère de moins de 50 ans, donc je vais m’arreter là, je pense que tu as saisi l’idée.
    En tous cas merci.
    Et moi aussi les fois où on s’est disputé, en vérité même si on se contactait pas pendant longtemps, j’étais pas angoissée. Car je sais que toi et moi ça finira pas comme ça, et quels que soit nos accrochages (qui généralement naissent plus de nos états d’âmes négatifs que d’un fait réel) j’ai toujours pensé à toi et su qu’on se retrouverait.
    Et d’un côté c’est con, car que je puisse m’engueuler avec toi, disparaitre, etc. c’est juste une preuve d’amour. Car je sais que notre amitié est réelle et au dessus de ça.
    En gros, si on résume : si je vous ai déjà envoyé chier et été ingrate en amitié, c’est une preuve d’amour. lol
    Juste parce que je sais qu’avec vous je suis pas obligée de me forcer, serrer les dents et encaisser.
    Maintenant il faut que j’arrive à me mettre dans la tête que je ne dois rien non plus aux autres et qu’il faut que j’arrete de me laisser faire et m’accrocher à des espoirs que ça s’arrange…
    Enfin wala…
    Sinon ne t’insurges pas pour le blog et son videur à la porte des commentaires… J’étais noyée sous les spams et mis cette sécurité pour avoir que vos commentaires.
    Depuis j’ai installé un filtreur sur le blog qui bloque tous les spams mais alors que j’ai enlevé l’option, il continue de demander la validation des commentaires…
    Même des miens…
    Alors que bon je suis chez moi quand même !! è_é

    Tout se perd ma bonne dame…

  10. Alice

    « C’est con », hein ? hi hi hi

    Un bon videur vide, même l’employeur. Nan mais, j’connais mon boulot moi quand même !

  11. Maud

    Pfihou ! Je n’étais même pas au courant de ce site web ! Je vais mettre du temps à lire tout ces posts ! ( Même si certains doivent remonter à plusieurs jours je m’en fiche, je vais les lire ! )

    Bref, premier article que j’ai lu ( pensant que c’était le premier posté avant de me rendre compte qu’il y avait d’autres pages … ). Eh … je te dirais que j’écrirais une réponse à mon retour ! Il est l’heure que j’me prépare pour aller à l’école.
    Tu vois, toi, tu pars pour des vacances, moi, j’reprends les cours x) Ou est l’injustice, hein … ._.
    Toujours est-il qu’une partie de ce texte m’a boostée ! Merci. Puis c’est toujours un plaisir de te lire, j’ai hâte pour les articles en direct du Japon ! Ah et puis merci d’avoir pensée à m’ajouter dans le msg facebook ?

    Gros bisous et comme d’habitude, profite autant pour toi que pour nous 😉

  12. Maud

    Je pense que cette  » trouille  » n’est pas une faiblesse. C’est plutôt le moteur de ta force ! Après, voit ca comme tu veux, mais au final, ca reste quelque chose d’éblouissant, qu’ importe d’ou est-ce que celà vient ! Sans oublier que celà te permet de vivre des avantures dès plus cool ?

    Pour le reste, je trouverais juste dommage cette tendence à te laisser faire parce que, pour le peu que je te connaisse, je ne pense pas que tu mérites d’être marcher sur les pieds! ( Et après réfléxion, personne ne le mérite vraiment. )

    C’est sans doute une question de confiance. En toi ou en ceux qui t’aiment ? ‘T façon, j’te souhaite juste une bonne dose de courage
    pour se travail sur toi ! T’y arriveras certainement 😉

  13. Camille

    Je sais que j’commente trois siècles après, et que ton état d’esprit a sûrement changé depuis, mais ça me fait flipper de voir à quel point je me reconnais dans la vision que tu as de toi, des gens qui t’entourent etc °.° Je trouve que t’es une fille compliquée mais très réfléchie justement, et te lire est vraiment super agréable <3 (voyez le rapport XD)

  14. Camille >> Oh je t’en prie, même trois ans plus tard c’est le bienvenu 🙂
    Surtout que finalement non mon état d’esprit n’a pas tellement changé, je suis toujours capable du meilleur comme du pire et je crois malheureusement que mes montagnes russes ne changeront jamais.
    En tous cas merci ça me fait plaisir 😉

  15. Myriam

    Mieux vaut tard que jamais, mais je lis tes posts un peu au hasard.
    Celui-ci m’a énormément touchée, émue.
    Tu trouves que la trouille que tu ressents est une faiblesse, je ne trouve pas. Je pense que c’est justement elle qui te rend forte car grâce à cette trouille tu oses entreprendre, conquérir.
    Tu te sens faible face aux autres, tu pleures quand tu te disputes, ce n’est pas de la faiblesse, c’est être humaine tout simplement. Si les autres t’emmerdent par leurs réflexions désagréables, par leurs moqueries ou autres, tournes leur le dos et dis toi que dans ta vie ils ne font que passer. Gardes uniquement les gens qui eux, connaissent la vraie Sonia, celle qui est tout à la fois forte et faible, car hélas, l’un ne va pas sans l’autre. Nous tirons tous notre force de nos faiblesses car nous voulons les surmonter, nous ne voulons pas qu’elles empoisonnent notre vie. L’important dans la vie ce n’est jamais le regard de l’autre, c’est le regard que nous portons sur nous-même. Si tu dois essayer cinquante trucs avant de trouver le bon, alors fais le et n’écoutes pas ce que les autres disent. Si pour eux tu parais instable, dis-toi bien que tu es juste en quête de ta vie et qu’une vie on se la construit petit à petit en tatonnant et même à 50 ans, (j’en ai fait la découverte) on se rend encore compte que l’on s’est trompé.
    C’est ce qu’on appelle l’expérience et malheureusement on ne l’acquière pas d’un seul coup. Nos erreurs de parcours nous mènent toujours vers la réussite car on saura les éviter à l’avenir.
    Alors, dis merde aux autres, n’écoutes pas ce qu’ils disent, mais continues dans la direction que tu t’es choisie. Tu as un rêve, fais tout pour l’atteindre pour le vivre. Cries haut et fort qui tu es et ce que tu veux. Courage

  16. Myriam >> Ma chère Myriam… tu ne le sais pas car je suis une ingrate qui ne réponds pas tout de suite aux commentaires, mais sache que celui là a peut être changé ma vie quelque part… Disons que tu l’as écrit à un moment où j’en avais besoin, j’ai relu ce billet (car je ne m’en souvenais plus) puis relu une nouvelle fois ta réponse… Et j’ai pris la décision qui me bouffait depuis des mois et j’ai donné ma démission.
    Comme tu ne me suis pas sur twitter et que je n’en ai pas encore parlé ici tu ne peux pas savoir mais je viens de faire l’esclave, le paillasson, la sous merde pendant 8 mois dans l’entreprise la plus abominable qui soit. Des mois que j’avais peur de démissioner car partir au bout de quelques mois pour son premier travail je considère ça comme un échec, parce que j’ai perdu confiance en moi et ne sait plus où est ma place, parce que j’avais peur de manquer d’argent si je ne retrouvais pas un travail rapidement… la prise de tête était quotidienne.
    Puis j’ai lu ton commentaire et ce billet et les deux m’ont foutu une grosse claque dans la tête.
    Je ne sais pas exactement si la roue va enfin tourner pour moi mais en tous cas j’ai donné ma démission, retrouvé ma fierté et tu sais quoi ? Aujourd’hui je revis.
    Merci.

  17. Mélody

    Hello 🙂

    Je fais partie des « visiteuses fantômes » ; eh oui, j’ai commencé à lire ton blog en voyant ton article sur « le guide du petit ami japonais » en lien sur le FB d’une amie xD. Mais bref, au delà de ça, j’ai lu tout le reste parce que ton expérience au Japon me prépare à ce que je vais vivre l’an prochain.

    Je souhaitais réagir sur cet article – qui date, mais peu importe – juste parce que ce que tu écris, ça me rappelle un peu qui je suis. Et ça fait du bien de voir qu’on est pas la seule à ne pas savoir se défendre face aux autres, et à tout le temps pleurer pour un rien, même devant ses supérieurs. J’ai juste l’impression d’être faible, et j’essaye de me blinder pour l’année prochaine, car je sais que le monde du travail français n’a rien à voir avec celui du Japon… Mais rien n’y fait, j’ai beau me répéter que je suis forte, j’ai le sentiment de ne pas savoir réagir lorsqu’une collègue me fait une crasse ou me parle mal. Moi qui pensait avoir dépassé ce stade depuis le Collège, je me retrouve de nouveau au milieu de gamineries là où je bosse. Enfin bref, je te raconte ma vie, mais tout ça pour dire que lire tes articles, ça me fait du bien 🙂

    Voilà, c’est tout, pour le moment 😀

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