Le blog de l’année !

Le blog de l’année.
J’aimerais pouvoir vous dire que c’est parce que c’est le meilleur, mais c’est plus parce qu’il n’y en a qu’un par an…

Après des mois sans y avoir mis les pieds, je reviens, comme chaque année, dépoussiérer ce blog mort.

Un peu parce que vous me manquez, un peu parce que j’en ai envie, et aussi parce qu’OVH vient, comme chaque année, réclamer ses deniers pour me laisser le droit de laisser mourir ce blog sur la place publique.
D’habitude, je mets la main à la carte bleue sans réfléchir pour renouveler l’abonnement, mais je dois avouer que cette fois-ci, je me pose la question.

Est-ce que je dois vraiment renouveler encore une fois, peut-être pour rien ? Est-ce que je ne ferais pas mieux de m’épargner 70 euros l’année pour un site où je ne mets plus les pieds ?

Remise en question

Comme j’en ai déjà parlé récemment, ceux qui me suivent sur Twitter savent que je vis ma petite crise existentielle des réseaux sociaux et de ma présence virtuelle en ce moment.
J’ai réalisé ces derniers mois que j’avais une sorte d’autocensure chronique sur le fait de poster un truc ou un autre.
Une des raisons étant que mes comptes ne sont depuis longtemps plus du tout anonymes. Avant, je n’avais qu’une petite poignée de gens de mon entourage parmi les gens qui suivaient mes aventures, pour une grosse poignée d’inconnus. Maintenant j’ai l’impression que c’est le contraire.
Des contacts professionnels, des amis d’amis, des personnes que j’ai rencontrées dans un cadre précis, et qui font que, pour une raison ou pour une autre, je ne vais plus oser dire telle ou telle chose.
Il y a une certaine liberté dans le fait d’être complètement anonyme. On peut se permettre d’arrêter de suivre une personne qui nous ennuie, alors que quand il y a une connexion avec le réel, le geste a parfois des conséquences. Il y a tous ces nouveaux outils de « mute », de filtrage et compagnie, mais dans le fond le trouve ça un peu hypocrite aussi.
D’un côté c’est bête, j’ai appris depuis longtemps qu’on ne pouvait pas plaire à tout le monde et je suis bien assez grande pour écrire ce qui me plaît et n’interagir qu’avec les personnes qui m’intéressent. Mais je crois qu’il faut une phase d’adaptation pour pouvoir dépasser ça, et je n’ai pas encore suffisamment apprivoisé mon je-m’en-foutisme.

Donc voilà, il y a une certaine liberté dans le fait d’être complètement anonyme qui me manque un peu.

Au delà du côté auto-censure, j’ai parfois du mal avec le fait d’être hyper connectée tout le temps avec tout plein de gens « du réel » dont on a pas forcément envie d’avoir des news ou connaître les états d’âme toutes les 5 minutes.
Je ne sais pas si c’est Black Mirror qui me monte à la tête, mais je trouve notre façon de communiquer en permanence avec les gens qu’on connait un peu tordue, et malsaine parfois. 
Attention, je suis la première utilisatrice de tous ces moyens de communication, et je trouve merveilleux qu’on puisse rester en contact avec des personnes qui ont partagé ne serait-ce qu’un court instant de notre parcours de vie, etc. C’est juste que parfois, je trouve les limites difficiles à délimiter pour que ça ne devienne pas étouffant.
Je vais sonner comme une vieille avant l’heure, mais avant les réseaux sociaux, il y avait (en tout cas pour ma part) une véritable séparation entre ma vie réelle et ma vie virtuelle.
Les gens que je voyais en cours, au boulot, dans mes activités extra-scolaires, et ceux avec qui je parlais sur les forums que je fréquentais et les sites que j’administrais étaient complètement différents, nos sujets de discussions aussi.
Aujourd’hui, tout est un peu mélangé, il n’y a plus de limite précise. Et l’objet de nos publications est bien souvent la mise en scène de nos propres vies. 
Je fais partie de ce système, je le nourris, et pourtant moi aussi parfois, il m’épuise et j’ai besoin d’une pause.

A l’époque où mon blog était mis à jour et un peu populaire, c’était même parfois malaisant. Très régulièrement, je pouvais croiser des gens de mon entourage qui me disaient « J’ai vu que tu avais blogué, mais désolé(e), je n’ai pas encore lu. »

Deux fois, je suis tombée sur des personnes qui me disaient «Je lis tout ce que tu écris ! Tous les articles ! J’adore ! » alors que ce n’était manifestement pas vrai.
Une fois, je ne sais plus exactement le propos, mais j’ai répondu en faisant une allusion à mon tristement célèbre article sur les TCA.
XX : TCA ? C’est quoi ?
Moi : Troubles du comportement alimentaire… ?
XX : Oh. Je lis tout sans faute, donc j’ai dû le lire il y a longtemps mais tes blogs sont tellement longs, je ne me souviens pas de tout par coeur !

Oui, alors… Pour le coup, permettez-moi de douter très fort qu’on puisse oublier celui-là si on l’a vraiment lu.

Pourquoi mentir, je ne demande pas de compte, moi ?
Je veux dire… Pas de malaise, hein ? Je ne fais pas d’interrogations surprises, je le promets. Concrètement, je ne force personne à lire ou commenter ce que j’écris. Se connaître IRL ou même être amis ne pousse à aucune obligation.
Je ne me définis même pas comme blogueuse. Ici, c’est juste un défouloir quand j’en ai l’envie, le temps ou l’inspiration.

Je suis contente si on me lit ou si on me dit un petit mot, les encouragements qui boostent le moral ont un effet salvateur, je ne vous le cache pas. Mais ça me touche si on le fait parce qu’on en a envie et qu’on passe un vrai bon moment sur ces pages, sinon je m’en fiche pas mal, et je ne me définis pas seulement par un article écrit tous les 4 mois en période de grande forme. 
Si ça peut vous déculpabiliser, sachez que moi, je ne lis quasiment aucun blog des gens que je connais, et pour le coup, je ne culpabilise pas une seconde.

Bref, je ne sais pas, à un moment donné, ce blog avait légèrement biaisé la relation que j’avais avec les gens IRL. A fortiori une fois revenue au Japon, puisque c’est dans la communauté nippophile que mes articles ont le plus été lus.
Entre ceux qui croyaient  tout connaître de moi grâce à mes articles (spoiler : non), ceux qui avaient une image très précise de moi qui ne correspondait pas forcément à la réalité avant de me rencontrer, et certaines personnes déjà proches qui se sentaient obligés de lire ou suivre par loyauté…
A une période, j’avoue avoir trouvé ça un peu oppressant et je dois avouer que je n’avais pas envie qu’on me parle de mon blog en dehors du moment où j’étais en ligne pour m’en occuper.
Je sais que souvent ces personnes n’avaient aucune mauvaise intention donc ce n’est pas un reproche, c’est juste que comme tout le monde faisait un peu pareil, ça revenait régulièrement pour moi et a fini par me mettre un peu mal à l’aise. 
Mais le problème vient de moi, car j’ai la chance jusqu’ici d’être relativement épargnée par les haters, donc pour le coup, je ne peux pas dire qu’on m’ait dit des choses désagréables.

Et dire que je me plains de la pression en ayant eu que quelques milliers de lecteurs à un moment donné, heureusement que je ne suis pas EnjoyPhoenix, car je ne sais manifestement pas gérer le fait d’avoir un petit auditoire (et je n’y connais rien en produits de beauté de toute façon).

Je n’arrive pas à savoir si ce que je dis est ingrat ou non… ? 

En un sens oui, on est toujours heureux d’avoir des gens qui vous suivent et qui vous lisent.
Et je reçois bien souvent des messages bienveillants qui font aussi chaud au coeur (et pour lesquels je vous remercie du fond du coeur).
Mais je n’ai pas bien su gérer la partie IRL et la partie virtuelle, que ce soit ici ou sur Twitter, et à un moment donné tout s’est mélangé et je n’ai plus ressenti la même liberté qu’avant pour m’exprimer.

Crise de confiance 

Au delà de ça, ces dernières années ont été un peu compliquées, l’année 2017 particulièrement difficile, et j’y ai laissé quelques plumes.
Je vous ai souvent teasé à propos d’un projet que je préparais depuis plusieurs années et qui était la raison de mon retour coup de théâtre au Japon.

Et bah patatatra, ce projet ne verra jamais le jour.

En tout cas, pas avec moi et pas au Japon (c’est ballot).

Et mon ressenti vis à vis de ça est extrêmement complexe.
Je vous passerai les raisons troubles de ce terrible échec humain (une histoire qui pourtant vous passionnerait puisqu’elle inclut courses poursuites en voitures de police dans les montagnes japonaises avec girophares arc-en-ciel, fratricide, coup d’état, violence, sexe, drogues et Benjamin Castaldi en crocs sur une plage de Normandie), mais le fait est que ça a été un gros coup de pied dans le château de cartes fragile de ma vie.

D’un côté, je sens au fond de moi que c’est une bonne chose. Car comme je n’étais pas seule dans cette histoire, j’avais tendance à m’oublier et mettre de côté mes propres désirs pour ça, voire à ressentir une certaine culpabilité si j’avais d’autres envies et ne plus oser à 100% faire des activités rien que pour moi.
Aujourd’hui, mon destin m’appartient de nouveau, et si on essaie d’être positif, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Le problème, c’est que moi qui suis à la base quelqu’un qui aime travailler seule, j’ai réfléchi et fonctionné à deux pendant trois ans où j’ai eu tendance – inconsciemment – à bloquer mes envies personnelles et mes besoins.

Aussi, avant d’aller en Australie, je sortais d’une relation amoureuse avec une personne qui s’est avérée très toxique et qui avait déjà salement cassée mon estime de moi (déjà qu’elle vole pas bien haut de base).

Résultat, j’arrive à une période charnière de ma vie, où je dois me relever seule, m’écouter, savoir ce que je veux et croire en moi pour y arriver.
La belle affaire.

Parce que quand sur les quatre dernières années, on vous a détruit psychologiquement et que vous avez fait l’erreur de vous reconstruire non pas seule mais en binôme et en vous reposant sur cette personne, c’est devenu quelque chose de super difficile.

Pour la première fois depuis des années, j’ai l’impression d’être seule avec moi-même et de ne plus être capable de rien.
Il y a un côté d’exaltant dans le fait d’être de nouveau maître de ses envies et cette impression que tout est possible… Mais c’est aussi terrifiant de se dire que cette fois on ne suit plus personne, car dans le fond « je ne suis qu’une merde et je ne vaux rien. »

Cela fait des années que je ne dessine plus, que je n’écris plus, que je ne créé plus rien. Que je n’ai rien fait de valorisant complètement seule.
Rien qui n’appartienne qu’à moi et qui aurait pu m’aider à reconstruire l’estime de moi envolée aux quatre vents.

Ça a pris une éternité mais ces derniers mois l’inspiration est revenue. L’envie aussi.
Mais la confiance n’est plus là. Et au moment de me mettre à l’attaque, je me sens moins que rien, et rien ne sort.

Je me rends compte que je me sens vivante et légitime d’exister que quand je fais quelque chose de vraiment extraordinaire : faire le tour d’Australie seule, sauter d’un avion pour un skydiving (alors que je tremble de vertige sur un escabeau…), nager avec des raies manta ou plier ma langue en forme de U.
Alors je suis fière et j’ai de l’estime pour moi et je me sens capable.
Cinq minutes.

Et puis tout s’écroule de nouveau.

Je suis devenue incapable de garder cet esprit de conquérante au quotidien. Je vais regarder un clavier ou une feuille blanche en me disant « j’ai envie » et ressentir un immense blocage que je n’avais pas avant.
Et plus mon envie est forte, plus ce blocage devient frustrant et démoralisant.

  

Aussi, j’ai eu l’opportunité de devenir manager du service international d’une entreprise cet été.
Je n’en avais aucune envie, déjà parce qu’après trois ans à bosser à la maison en pyjama, dans des cafés en musique ou en road trip à l’autre bout du monde, revenir m’enfermer 9h par jour dans un open space me donnait envie de me tirer une balle. Aussi, parce que ne plus travailler avec des Japonais c’était un peu ce qui m’avait réconcilié avec le Japon, et j’avais peur que devoir de nouveau rentrer dans le moule du travail japinois me tape sur le système nerveux assez rapidement (spoiler : oui).
J’ai finalement accepté parce qu’avec l’échec de mon projet, je n’avais plus aucune visibilité sur mon avenir et sur ce dont j’avais envie et que j’avais besoin d’un coup de pied au cul.
Je me suis dit qu’au lieu de broyer du noir, devoir être obligée de me lever tous les matins pour rendre des comptes à un patron serait un bon stimulant. Et puis, je me suis dit que diriger une équipe, apprendre à analyser des chiffres et des budgets pourrait m’apprendre des choses et que ça me servirait pour mes projets futurs.
C’est le cas, moi qui n’ai qu’une formation littéraire et culturelle, j’apprends, malgré mon amateurisme, plein de choses.

Mais ce qu’on ne m’avait pas dit avant, c’est que si on cherchait un manager d’urgence, c’était parce que l’entreprise était en train de se casser la gueule et qu’il fallait très vite quelqu’un pour recadrer le truc et empêcher le Titanic de couler.
En fait, plus que manager, j’ai été embauchée dans le rôle de rustine.

 

Donc autant vous dire que mon retour dans le monde standard du travail aurait pu être plus joyeux et moins stressant, et que comme il fallait mettre les bouchées doubles, les premiers mois ont été terribles, avec de nombreuses journées au bureau jusqu’à minuit ou une heure du matin.
Résultat, plus le temps d’aller au sport, plus le temps d’aller danser la salsa (tristesse, j’écris ton nom), le cul posé sur une chaise 14h par jour, stressée H24, peu de sommeil…
→PRISE DE 20 KILOS EN SIX MOIS.

Bim.

 

Voilà voilà.
En plus, je suis la professionnelle des kilos émotionnels : dès que quelque chose ne va pas dans ma vie, que je garde quelque chose pour moi, que je me sens mal dans mes pompes, je continue de gonfler comme un putain de ballon sans raison.

Vous commencez à me connaître, je vous laisse imaginer mon état psychologique actuel et mon désespoir face à un miroir.

Et donc, énième prise de poids, détestation de sa personne et de son image, baisse d’estime de soi, s’il en reste.
Le cercle vicieux s’accélère.

Ajoutez à cela d’autres soucis de la vie, une période générale de creux dans tous les domaines et une année épuisante derrière soi, et ça vous donne une Sonyan qui a le pelage rose en berne.
Je n’ai pas le moral, j’ai du mal à retrouver l’envie (qu’on me donne l’enviiiie, l’envie d’avoir enviiiiie… Voilà, mon hommage à Johnny moi aussi), à m’amuser pour de vrai, à rire de bon cœur et à accepter le fait que je doive vivre seule et pour moi.

J’ai l’impression de jouer la comédie la plupart du temps où je suis en société, pour m’effondrer dès que je suis rentrée chez moi.
Alors comme toujours, j’essaie de m’occuper pour ne pas penser. Ces derniers temps je décore un peu mon appartement qui ressemblait un peu à une chambre d’hôpital, et je me bas avec mon chat qui détruit au fur et à mesure ce que je fais.
Enfoiré.

Un peu de positif, bordel !

 

Bref, on vient de passer 5 pages à chialer dans les chaumières, on va peut-être s’arrêter là et passer à autre chose.
Non, 2017 n’a pas été un bon cru. Une petite piquette de bas étage, tout au mieux.

Mais ça ne change rien au fait que je crois que la chance ne vient pas, et qu’on la crée soi-même.
Alors c’est ce que j’ai fait.

En 2017, j’ai commencé l’année en fanfare en faisant le tour de la Nouvelle-Zélande pendant un mois (île nord et sud), et avant de m’enfermer dans les bureaux de l’entreprise, je suis aussi allée crapahuter dans le sud de Taïwan.
Deux beaux voyages qui m’en ont mis plein les mirettes.
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Aussi, comme j’en avais envie depuis très longtemps, et que je souffre terriblement de la solitude, j’ai adopté un chat.
Comme je pourris UN PEU mon snapchat de sa perfection immaculée, je pense que pas mal d’entre vous le savait déjà.
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(D’ailleurs, pour éviter le spam trop intensif, mon roi a son propre instagram : @king.balerion) 

Cet être diabolique pourri mes nuits en me sautant sur le visage et bousille mes murs pour faire sa manucure (oui il a un arbre à chat, oui je lui ai acheté des trucs de cartons et autres, et oui, j’ai des mis des protections sur mes murs, BUT STILL è_é), mais je l’aime plus que tout au monde.

Il a changé ma vie.

Déjà, je n’ai plus aucune chaussette sans trou puisqu’il adore jouer au foot avec et les décortiquer.  Donc j’ai régulièrement les doigts de pieds au frais.
(Quand je vous disais que c’était un enfoiré).
Mais surtout, je n’ai plus ces crises d’angoisses quand je rentre à la maison le soir et qu’il n’y a personne.
Cela faisait des années que je ne rentrais pas chez moi avant 23h ou minuit pour éviter de me retrouver seule, des années que j’avais des insomnies, des années que je n’arrivais plus à apprécier un film et une série car le sentiment de solitude une fois rentrée à la maison était tellement oppressant qu’il me rendait impossible le moindre moment de détente en solo.

Résultat, j’ai des années de séries en retard, et une amie m’a donné son compte Netflix.


Adieu vie sociale

Maintenant, limite il me tarde de rentrer chez moi le soir pour le retrouver, l’instant glandouille devant une série avec lui qui ronronne dans mon cou est le meilleur moment de la journée, et si je ne dors pas la nuit, c’est seulement parce que ce fifrelin a décidé qu’il était l’heure de me mordiller les doigts de pieds.

 

Voilà, je suis passée du côté obscur des vieilles à chats, gaga de leur boule de poils.
Cliché de la trentenaire célibataire, je suppose.

Sinon, j’ai décidé que mon expérience à temps plein dans le monde de l’entreprise avait assez duré, mais comme je voulais conserver mon travail, un salaire, et mon titre de manager pour plus tard, j’ai demandé à ne travailler plus que le matin dans les bureaux. 

Je viens le matin, je fais le tour des chiffres, de ce qu’il y a à faire, je fais le point, et je me casse ensuite pour faire ma vie. Je travaille tranquille sans bruit de gens qui machouillent la bouche ouverte où se râcle le fond de gorge toutes les deux secondes, et si j’ai besoin de faire une pause d’une heure ou deux pour aller marcher, courir, faire une course ou autre, hé bien je le fais.

Je dois encore apprivoiser ce nouveau rythme, mais ne plus rester enfermée dans un bocal dans le même bureau avec les mêmes personnes du matin au soir me fait déjà du bien.

En 2017, j’ai fait une immense peinture d’1m50 sur 3m qui a pris un bon mois à réaliser, à deux.
Bon, ce n’était pas pour moi donc ce n’était pas sur un sujet qui me parle beaucoup (le portrait d’une équipe de foot…), mais moi qui n’avais jamais peint avant, je me suis peut-être découvert un autre hobby.
C’était vraiment relaxant de rentrer chez soi le soir, et peindre en musique.

Si j’arrive à vaincre ce foutu blocage, j’aimerais bien recommencer pour quelque chose de plus personnel et ancré dans mon univers cette fois.

En 2017, j’ai battu mon record de concerts de Miyavi sur l’année. Ils étaient tous merveilleux (la question ne se pose même pas), et je remets ça dès le mois de mars.
J’ai ainsi achevé en beauté ma 14ème année de fangirl.

En 2017, j’ai déménagé dans un appartement plus grand, et pour la première fois depuis plus de 10 ans que j’ai quitté le cocon familial, j’ai un vrai appartement qui n’est ni une coloc, ni un petit studio. Enfin un grand espace pour moi (enfin je veux dire pour le chat, il a la gentillesse de me laisser squatter les lieux).

En 2017, j’ai retrouvé des idées, des objectifs personnels, et des projets.

Oui, des projets

Après des années à avancer avec en tête un objectif qui a disparu, ça a été vraiment le trou noir.
Que faire de ma vie ?

J’ai eu au moins raison sur un truc dernièrement, c’est que revenir en entreprise m’a un peu remise sur les rails.
Je recommence à délimiter ce que je n’ai pas envie de faire (travailler) et ce que j’ai envie (danser nue sur la plage un mojito à la main).
A avoir de vrais projets (si si), qui m’appartiennent.

Le seul problème, c’est ce que je vous écrivais plus haut.
Arriver à surmonter le blocage qui s’est créé ces dernières années, ce manque de confiance.

Alors comme on me l’a conseillé, je vais essayer de commencer petit à petit.
Avec des choses anodines. Recommencer à lire, à faire des photos. A tenter un dessin par là, peut-être encore une peinture.
A écrire.
(Le sachiez-tu : j’ai trois articles de blogs entamés sur ce disque dur jamais achevés « parce que c’est nul ». Tss.).

Peut-être qu’en faisant ça, j’arriverai à ressentir un peu de satisfaction à faire quelque chose de valorisant et arriverai à reprendre confiance.

Arriver aussi à surmonter mes problèmes de gestion de mes passe-temps virtuels qui empiètent un peu sur mes interactions IRL.
Pour l’instant, je suis un peu en ON et OFF.
Quand j’ai envie de poster quelque chose, je le poste.
Quand j’ai besoin de souffler et de me déconnecter de la vie des autres et qu’on m’oublie un peu, alors je désactive tout quelques jours ou quelques semaines.

Je suis en train d’envisager de reprendre un blog de créations (critiques de lectures, écritures de fictions, dessins, etc) que j’avais à un moment sous un autre pseudo.
Pour ce blog-là, peut-être que j’arriverai à finir ceux que j’avais entamés (faut que je paye OVH aussi…)
Je regarde aussi des stages et bootcamp divers à l’étranger dans des domaines qui me parlent et qui me feraient du bien.

Bref.
Petit à petit.
Pierre par pierre.
On va essayer.

Si vous entendez parler de moi cette année, c’est que j’ai réussi. Si je continue d’apparaître en pointillée, c’est que je me débats encore dans mon labyrinthe. 

Plus qu’un blog de nouvelles, ceci est un blog d’auto persuasion.
Tout écrire pour le graver quelque part, se motiver.

Aussi pour rappeler à ceux qui en ont besoin aussi que votre pire ennemi, c’est vous même.
Votre propre prison, c’est vous même.
Qu’il faut se battre, tout le temps. 
Même si des fois, on s’en sent plus la force.

 Allez 2018, on y croit.
Plein de bonnes ondes, des bisous, des câlins et bon courage pour vous aussi.

La Magnifique Sonyan

Aucune information top sicrète sur Sonyan. Fouine !

14 Louanges

  1. Hitomi

    J’espère que 2018 sera une année positive pour toi, que tu retrouveras ta confiance en toi et que tu pourras réaliser tout ce que ton inspiration te souffle et que tu n’arrives pas à poser sur le ‘papier’ à cause des doutes. En tout cas moi je serai toujours contente et intéressée d’avoir de tes nouvelles ici ou sur Twitter !

    • Bah l’année a plutôt mal commencé xD
      Mais ça me permet de remettre beaucoup de choses à leurs places et redéfinir ce dont j’ai vraiment envie.
      La créativité revient un peu, on verra pour la suite.

  2. Eh bien du coup, j’espère entendre parler de toi cette année, parce que j’espère que tu vas réussir. Mais si tu ne trouves pas la sortie du labyrinthe cette année, j’espère qu’elle viendra l’année d’après alors (en clair je veux pas ajouter à une quelconque pression, j’espère simplement que tu iras mieux).

    La première partie de ‘larticle m’a toute émue, et attristée. J’en comprends très bien une partie, mais nous n’avons ni le même parcours ni la même situation, donc bien entendu, je ne veux pas prétendre tout comprendre non plus. Simplement, je compatis, parce que je retrouve des choses familières dans le tas, et ça me fait imaginer le reste ? J’espère que tu vas arriver à te reconstruire, seule (mais avec ton adorable chat quand même…), petit à petit, et de façon aussi solide que possible. J’espère que Johnny sera avec toi et que tu retrouveras l’envie ! (parce que je sais que tu es pas nulle, mais bon, ça sert à rien que *moi* je le sache) Feras les pauses dont tu as besoin, aussi, notamment vis-à-vis des réseaux sociaux peut-être, parce que oui, ça peut devenir rapidement « intrusif » (je sais pas si c’est le bon mot), pesant, trompeur même. C’est compliqué, faisant partie de cette masse de gens « mondes qui se rencontrent » (et je comprends si bien ce regret de l’anonymat, parfois) mais vraiment, j’espère que le pouvoir du pantalon moulant de David Bowie sera avec toi, et que tu trouveras la sortie ♥

    • T’entends déjà parler de moi pour le boulot, petite privilégiée ! (Tu parles… xD)

      Je pense que même si on a des vies et des parcours différents, on a aussi pas mal de points communs qui font que c’est normal que tu te retrouves sur certains points.
      Je commence un peu à passer au dessus de ma petite crise d’identité des réseaux sociaux, mais je reste en utilisation pointillées.
      Je finis toujours par trouver ça étouffant à la longue.

  3. Ton projet avait l’air chouette, sauf Benjamin Castaldi, peux pas blairer ce type. Dommage qu’il ne se soit pas réalisé, mais au moins tu as essayé et, à mes yeux, c’est le plus important. Je comprends qu’après la relation que tu as vécue, tu aies des difficultés à avoir de nouveau confiance en toi, je connais je l’ai vécu pendant 27 ans. Ce qui m’a fait le plus progresser, c’est le fait de me dire, lorsque je voulais réaliser quelque chose, « prends ça dans la gu…. et vois ce que je suis capable de réaliser contrairement à ce que tu disais tout le temps ». Des doutes, des craintes de réussir, tu en auras toujours. Je ne pense pas que les personnes qui ont inventé, créé quelque chose, l’ont fait sans avoir des doutes au départ. Cela fait partie, du moins je le pense, du processus de création. Tu dis que tu n’as plus confiance en toi, qu’il faut que tu retrouves cette confiance, mais je pense que tu l’as toujours. Crois-tu qu’une personne qui n’a aucune confiance en elle, est capable de tout plaquer pour partir en Australie ou autre pays? Capable de quitter sa famille et ses proches pour s’installer au Japon? D’essayer de remettre sur pied une entreprise, car d’après ce que je lis, tu as commencé à y travailler cet été et apparemment la rustine a l’air de vouloir tenir. Es-ton capable de réaliser ce genre de réparation si on n’a pas de la confiance cachée en soi?
    Capable d’écrire cet article, car dans ce que je viens de lire, même deux fois, je découvre de la souffrance, mais ce que je découvre le plus, c’est une énorme volonté de s’en sortir, de créer, de vivre, de découvrir de nouvelles choses. Tu souhaites te découvrir de nouveaux projets, mais n’en as-tu pas déjà plein en vue sans que tu le saches? Tu parles de la peinture, magnifique au vu des photos sur FB. De mon côté je vais parler photographie. Je n’y connais rien, mais je trouve que tu es douée. Elles sont à chaque fois superbes et me font voyager, moi qui ne le fais jamais. Et le plus grand courage, je pense que tu l’as eu lorsque tu as décidé d’adopter un chat. Tu as, par ce fait, décider d’abandonner tous les droits que tu avais sur toutes tes affaires personnelles, ton logement, ta vie, tu as décidé de servir durant des années un être divin, doté génétiquement d’une envie de domination et dont le seul but sur terre est l’asservissement de l’être humain et la conquête de la planète. Ca c’est du courage. Courage, j’ai confiance en toi et surtout confiance en tes capacités cachées. Prends le temps de te poser quelques minutes, prends une grosse inspiration et regarde au plus profond de toi et tu y trouveras tout ce que les autres ne voient pas ou ne veulent pas voir. Tu y découvriras que tu es beaucoup plus forte que tu ne le penses, mais, pour cela, prends ton temps, reconstruis-toi pierre par pierre, ne te hâte pas. Sorry pour le pavé, mais mon grand âge me fait papoter beaucoup. Génial pour Myavi. Je reste fan malgré le fait que cela fasse rire autour de moi car on n’arrive pas à comprendre qu’à 58, bientôt 59 ans, on puisse aimer ce style de musique ou de bruit comme on me dit souvent.

    • Merci pour ce message qui fait chaud au coeur et qui m’a un peu remonté le moral (même si je réponds 4 mois plus tard… fidèle à moi-même).

      Oui, ma boîte n’a pas encore coulé malgré de gros passages à vide, et c’est vrai que, même si je ne fais pas les choses seules (le travail d’équipe, toujours), j’ai beaucoup donné de ma personne pour que ce soit le cas.
      Donc peut-être que mon impression de ne servir à rien est déformée mais… C’est souvent difficile de voir le positif soi-même.

      Pour le créatif, j’ai fait un dessin et écrit un blog dans la même semaine.
      Peut-être est-ce bon signe…

  4. Tam

    Le pouvoir des chats. C’est dingue non ? Si petits et si puissants !
    Je te souhaite tout le meilleur pour 2018, de te retrouver, de remonter dans ton estime.
    Pour l’écriture et le dessin, je suis passée par un phase de “je déteste tout ce que je fais” et de vide créatif total (j’y suis toujours un peu) mais j’ai décider de faire quand même et de me contenter du bof pour l’instant. De toute façon je montre à personne. C’est juste le processus qui m’intéresse pour l’instant, comme un entraînement en attendant que l’inspiration revienne…
    Et oui, fais vraiment ce dont tu as besoin toi, une pause totale des réseaux sociaux Par exemple. Prends le temps d’être bienveillante avec toi 🙂
    Je t’envoie plein de pensées du froid ! Tu aurais pas en vue un bootcamp dans le froid québécois ? 😉

  5. Je n'ai pas vraiment de nom parce que je suis incognito sur internet

    Sonyan, je voulais juste vous remercier pour votre blog en général et pour celui-ci en particulier 🙂 Je vous suis sans trop commenter et je ne vous connais pas IRL, mais je trouve votre ton entraînant et surtout, votre témoignage qu’on peut rebondir et changer de vie est très motivant je trouve ! Bon courage pour ces passages à vide et ces émotions douloureuses (yes, an internet stranger is cheering you on) et merci pour votre partage !

  6. Naina

    Bonjour,
    Je suis votre blog depuis quelques années maintenant, et bien que je ne vous connaisse pas en vrai, aussi étrange que ce soit de l’écrire (et de le lire ?) je suis contente d’avoir de vos nouvelles. Merci d’avoir pris le temps de rédiger ce billet, et j’espère que 2018 sera pour vous une meilleure année en tous points !
    Bon courage à vous, et vive les chats !

  7. riku

    Courage !

  8. Alexiel

    Ma petite Sonia. Ce billet résonne tellement avec ce que je vie depuis des années. En particulier ce passage :
    « Cela fait des années que je ne dessine plus, que je n’écris plus, que je ne créé plus rien. Que je n’ai rien fait de valorisant complètement seule.
    Rien qui n’appartienne qu’à moi et qui aurait pu m’aider à reconstruire l’estime de moi envolée aux quatre vents. »

    J’ai tellement peu d’estime pour moi et tellement peu de confiance que j’ai arrêté de dessiner et créer (avant je dessinais, écrivais, faisais de la couture, etc.)
    Ca dure depuis 10 ans cette foutue angoisse et ce blocage. Un blocage que j’ai aussi dans l’apprentissage des langues étrangères, je suis incapable de parler les langues que j’apprends. J’adore apprendre les langues mais je suis incapable de communiquer avec.

    C’est fou, je ne dessine plus et pourtant je suis graphiste ahaha… Mais je suis devenue une graphiste qui ne dessine plus et ne créé plus, une souris téléguidée et dégoutée de son métier. L’impression d’être une imposteur et de ne pas être à ma place.

    Et pourtant cette année (comme en chaque début d’année) je me dis : « ça va changer ! » Ce weekend j’ai acheté un bouquin sur la recherche de l’ikigaï. J’ai lu que l’introduction du livre, mais déjà je me dis que pour trouver mon ikigaï il faut que je recommence petit à petit à faire des activités qui me plaisaient. Je vais essayer de petit à petit dessiner pour moi, mais aussi à écrire. J’ai d’ailleurs des débuts de nouvelles et roman qui trainent sur mon ordinateur. (ordinateur que je n’ose même plus allumer depuis 2 ans. Maintenant je ne fais qu’aller sur les réseaux sociaux, internet et regarder des séries sur ma tablette.)
    Je ne sais pas si je vais le trouver cet ikigaï car il faut faire pas mal d’introspection. Il y a des questions où actuellement je suis incapable de répondre à cause de mon estime de moi au ras des pâquerettes (notamment la question : « quels sont mes talents ? »)

    Bref là je suis aussi dans une phase de : « il faut que ça change ! » Et ce changement passera aussi par mon appart’. J’en peux plus de cumuler des tas de choses dans un si petit espace, je crois que ça participe à mon mal-être. Il faut que je fasse table rase de tout et que je reparte sur des bases saines. Mais le changement ça fait peur.

    Je pense que j’ai déjà un peu amorcé inconsciemment ce changement intérieur en me mettant à des activités comme la danse (le yosakoi et l’odissi en particulier) qui me font sortir de ma zone de confort et me confronte à cette peur de toujours tout mal faire et d’être une sous-merde.
    Car quand on doit se représenter en public, il faut vaincre cette peur qui nous ronge. Bizarrement ça se passe mieux que je ne le pensais, cette peur est moins grande que celle de reprendre un crayon à la main et de me retrouver devant une feuille blanche. Peut-être parce que je me sens portée par l’esprit de groupe et la bienveillance des gens qui m’entourent dans ces activités. Cela n’empêche pas mes vieux démons de revenir et de me mettre dans une bulle de négativité durant certains entrainements où je me sens nulle et avec l’envie de tout abandonner mais mes camarades de yosakoi sont tellement gentils et ma prof de danse odissi toujours dans la bienveillance que je finis par effacer, le temps des entrainements, cette image négative de moi-même pour ne profiter que de l’instant présent.

    J’ai l’impression de me sentir bien que quand je danse, j’oublie le fait que je me sens comme une sous-merde le reste du temps et ça fait un bien fou. Surtout sachant que j’avais arrêté la danse à l’age de 11 ans car je me sentais nulle et ridicule. C’est un énorme pas que j’ai fait fin 2017 pour me réapproprier d’abord mon corps, pour ensuite essayer de reprendre mon esprit.
    J’espère arriver à étendre ça au quotidien et à retrouver une estime de moi un peu plus haute que le trou béant dans lequel elle est actuellement. C’est mon défi de l’année 2018.
    Je crois que je vais tenter de tenir un journal ou un bullet journal pour me motiver. Pas sûre d’arriver à le tenir sur le long terme, le démon de la procrastination n’est jamais bien loin. C’est d’ailleurs à cause de la procrastination que j’en suis là. Que j’en ai fermé mon blog et mon deviantart depuis tant d’années (procrastination + manque de confiance = on efface tout).
    Elle est réconfortante cette procrastination avec ses récompenses immédiates mais qu’est-ce qu’on se sent coupable et comme une merde à la fin.

    Bon j’ai encore fait un texte à base de « moi je » très égocentrique et je m’en excuse. Juste pour dire que nos chemins sur l’estime de soi se ressemblent un peu, pas forcément pour les même raisons ni avec les mêmes réponses.
    En tout cas courage, j’aimerai tellement que tu arrives à voir à quel point tu es merveilleuse.

    Au fait concernant le fait de se déconnecter (des réseaux sociaux notamment). En début d’année j’ai lu cet article très intéressant et très parlant je trouve : https://antigone21.com/2018/01/18/digital-detox-comment-jai-appris-a-me-deconnecter/ (j’aime beaucoup cette blogueuse)

    Et vive les trentenaires à chat ! (c’est pas moi qui dirait le contraire avec ma ribambelle de chats :p)

    • Alexiel

      Autre chose que j’avais oublié de te dire : tu es pleine de talent.
      Si tu ne crois pas en toi, sache que les autres voient en toi une personne merveilleuse. <3 Et sont là pour te soutenir en cas de besoin ou de doute. La famille et les amis proches seront toujours là pour t'aider à te relever après un sentiment d'échec. (je suis mal placée pour dire ce genre de grande tirade car je ne vois pas encore ça comme ça pour moi, mais j'essaye de m'auto-convaincre en te le disant =D)
      Je sais que tu es une battante et que ce n'est pas facile d'avoir cette image de battante car tu es humaine après tout et toi aussi tu es en proie au doute, plus souvent que d'autres d'ailleurs car tu as l'impression que les gens attendent beaucoup de toi. Mais en tout cas ne te mets pas de pression inutile sur les épaules, écrit si tu en a envie, peint et dessine pour te libérer, danse, chante ou que sais-je. Fais des choses qui te libèrent. Le blocage vient beaucoup aussi de la pression que tu te mets : "je ne suis pas assez bien, je suis nulle etc…" oui mais par rapport à qui ? à quoi ? à quelle norme ? Il faut essayer de se libérer du jugement et d'abord de son propre jugement qui est beaucoup plus dur que celui des autres. et comme ça tu repousseras les limites et briseras les murs de la prison dans laquelle tu t'es enfermée toute seule.
      Je sens que tu essayes de t'en sortir et c'est déjà un bon début. Je te souhaite donc de trouver une libération ou un début de sentiment de libération en cette année 2018.

      Et entre personne n'ayant que peu d'estime pour soi, je peux toujours t'écouter et te dire les choses que je pense sincèrement de toi. Car bizarrement, il est plus facile de reconnaitre les qualités des autres quand on ne s'en voit aucune pour soi.

      Câlin et bisous miyavesques <3

  9. Nongnong

    J’espère que cette année sera meilleure pour toi <3
    Pour le manque de confiance en toi je ne peux que te comprendre… J'ai foiré mes examens car impossible pour moi d'écrire quelque chose tellement j'étais persuadée d'être une merde… Impossible également de faire quoique ce soit soit d'autres, sans me dire que ce sera nul/raté…
    Le manque d'estime se soi c'est la pire chose je pense x.x

    Je continuerais de te suivre sur le blog et twitter, et j'espère vraiment que ça s'arrangera pour toi !

  10. Chère Sonyan,

    C’est vrai qu’il y a une grosse différence entre la personne que l’on est vraiment et ce qu’on en laisse transparaitre sur internet, le mélange des deux mondes n’est pas toujours des plus heureux car on ne sait pas toujours à quoi les gens en face de nous s’attendent…
    il n’y a rien d’ingrat à dire que ce blog était un espace de liberté pour toi et que tu ne peux plus t’y défouler, c’est TON espace d’abord!
    Il a été colonisé par des gens (dont je fais partie) qui à force de te lire pensent te connaître, et comme tu ne veux pas nous décevoir tu t’auto censures…? Bah fichtre alors, c’est le comble!

    Perso, quand je vivais au Japon ton blog m’a beaucoup aidée à me dire que tous les japonais n’étaient pas merveilleux, et qu’il y a même parfois une incompatibilité dans notre mode de pensée. Quelle libération!
    Mais à la base, ce blog tu le fais pour toi, tu ne nous dois rien, alors même si on aime te lire, même si tu nous as aidés, tu as le droit aussi de le fermer et pourquoi pas d’en créer un autre, et si tu as moins de lecteurs tu y retrouveras peut-être en liberté.
    Et qui sait?
    …On te retrouvera peut être! (è-é)

    Je suis en train moi-même de réfléchir à créer un nouveau blog (alors que je n’ai pas de lecteurs!), le personnage de mon blog actuel est très positif alors que je voudrais aborder des sujets plus complexes, comme quoi on se censure tous!

    Quant à ton projet je suis vraiment désolée pour toi, j’espère que tu pourras rebondir, même si ça ne s’est pas concrétisé tu as forcément appris des choses, ne serait-ce que sur le fait de porter des Crocs à la plage…
    Courage! D’autres projets t’attendent!

    Gambatte et bravo pour tous les défis que tu as déjà relevés en 2017 (du Skydiving! Oh-mon-dieu!)

    Une caresse au chaton maléfique!

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