Ca caille dô, le Narnia Poponais

Un billet que j’ai promis à de nombreux proches à l’occasion de mon voyage à Hokkaido au mois de février. Oui bon, trois mois plus tard c’est un peu un billet hors saison, mais j’aime être originale et à contre-courant. Sans oublier que j’étais fort occupée à dormir ou lire Game of Thrones.
Bref, je vous dois encore de nombreux posts sur ma vie Tokyoïte, mais une fois n’est pas coutume, aujourd’hui on va faire un peu de tourisme.
Si à l’époque de mon année universitaire à Osaka, bourses et temps libre aidant je me suis permis le luxe de nombreux voyages à travers le Japon, depuis bientôt quatre ans à Tokyo je ne suis allée… nulle part.

Pas le temps, pas l’argent et tout plein d’autres excuses valables qui riment en « en » (je vous laisse réfléchir là-dessus et ramasse les copies dans une heure).
Après c’est bien beau de travailler tout le temps, mais se laisser happer par le métro-boulot-nattô sans profiter du reste, il arrive un moment où ça n’a plus beaucoup d’intérêt et où même la vie à Tokyo devient fade et sans couleur.
J’ai donc décidé que malgré toutes les raisons valables possibles, 2013 serait l’année où j’arrête de remettre ce que j’ai envie de faire à l’année prochaine faute de deniers dans ma besace.
L’argent va et vient, les souvenirs restent.
C’est beau ce que je dis.

J’ai donc commencé par réaliser un rêve que je remettais à plus tard depuis des années : m’envoler pour Hokkaido pour aller voir le Yuki Matsuri, le célèbre festival de la neige qui a lieu une petite semaine pendant le mois de février.
Donc pour les nuls en géographie, Hokkaido, c’est l’île la plus au nord de l’archipel avoisinant la Russie, peuplée de Japonais évolués résistants au froid, de vaches et d’Aïnous. Mais aussi équipée de maisons chaudes et bien isolées, ce qui prouve bien que les Japonais en sont capables et qu’ils se foutent de notre gueule dans le reste du pays.
C’est aussi un milieu hostile et démoniaque de novembre à mars, où le froid tenace et vicelard tentera de vous faire paraitre 100 kilos de plus avec vos douze couches de vêtements ou vous donnera un air de joyeux pochtron avec votre nez rouge qui claire dans la nuit.

Mais cher lecteur, si tu as du sang de super héro dans les veines et n’a pas peur de finir transformé en Mr Freeze oublié au fin fond du congel, je ne peux que te conseiller de braver les degrés pour découvrir le plus beau festival qu’il m’ait été donné de voir au Japon. (Ceci dit, je n’ai pas encore vu le célèbre festival du Pénis, mon classement en est donc très certainement biaisé…).

1er Jour :

Histoire de profiter un maximum de ces trois jours à Narnia et obtenir un billet d’avion un peu moins cher (ouais j’ai pas la chance d’avoir un placard qui ouvre sur Hokkaido moi), on part à la première heure le vendredi matin.
2h de sommeil au compteur, on traverse Tokyo avec nos valises à 4h du matin, déjà fagotés de quinze couches de vêtements, de bonnets et de gants… Il fait 10 degrés, on a l’air fin.

Passé un embarquement rapide et une heure et demi d’avion, on atterri dans une infinité de blanc… Et on ricane. A Tokyo les trains de la JR sont en retard pour trois gouttes de pluie et un courant d’air, ici on atterri sur une piste de glace sous la neige finger in the nose.
Respect. Quand je vous disais que les Japonais d’Hokkaido étaient évolués.

Bon avant qu’on se tape 15 pages de blablas et de photos, je vais répondre à la question qu’à peu près tout le monde m’a posé  depuis mon retour : Alors il faisait froid ?
…La réponse en image :

Entre -5°C et -7°C la journée pour du -13°C ~ -17°C la nuit, mais surtout DU VENT qui rend l’épreuve particulièrement redoutable.


Bref, premier challenge de ce Pékin Express de l’Extrême, c’est arriver jusqu’à notre hôtel. Hôtel qu’on a été obligé de prendre en dehors de Sapporo même d’ailleurs, vu qu’on ne s’y est pris que trois semaines à l’avance pour prévoir ce voyage et donc que tout ce qui était abordable financièrement (moins de 200 euros la nuit) était complet. Ce festival étant très populaire, autant vous y prendre à l’avance.
Du coup, on a pris un petit hôtel à Chitose, tout près de l’aéroport, bon marché pour des chambres assez grandes et bien équipées. Quoiqu’un chouya éloigné de la gare… Donc avec des valises et entourés de tranchées de neige de 2 mètres de haut, les dix minutes de marche annoncées se transforment rapidement en trek de 5 heures niveau vétéran. Et sans Stéphane Rotenberg à l’arrivée, je me sens flouée.

Une vie de souffrance plus tard, on arrive enfin déposer nos affaires et on repart aussi sec direction Sapporo.
Bizarrement, quand on tire pas des valises dont les roues s’enfoncent détestablement dans la poudreuse pour vous faire biceps, triceps et autres muscles qui n’existent pas, la neige c’est beau et c’est rigolo.
On sautille, on casse la belle neige, on essaie de grimper les gros talus.
Première découverte, la neige 2.0 d’Hokkaido est tellement poudreuse qu’elle ne durcit pas. Impossible de faire une boule de neige acceptable pour éclater la gueule de son voisin gratuitement, et impossible de grimper le moindre tas de neige sans s’enfoncer comme une misérable bouse jusqu’au nombril.
C’est à se demander comment ils arrivent à construire leurs énormes statues pour le festival… ? Le secret est bien gardé.

 

Bon on vient d’arriver, on a tout à voir mais d’abord… il fait faim. Pas question d’entamer la traversée du Pôle Nord le ventre vide.
Et comme il fut décidé que notre tourisme serait aussi gastronomique, on décide de tester les spécialités réputées de la région.

Tout d’abord, le ramen de Sapporo :

L’avis du critique : Une tuerie. On s’explose l’estomac pour pas cher, c’est bon, ça tient chaud, y’a du monde mais c’est rapidement notre tour. De loin les meilleurs ramen que j’ai mangé. D’ailleurs… j’ai pas osé en remanger depuis tant c’était bon.
Note : 18/20, avec mention très bien de la Commission des Grosses-Bouffes Anti-Dukan666.

Nos bourrelets entretenus, on peut donc enfin commencer ce voyage pour de vrai. Car attention nous on rigole pas : pas de train, de bus, de métro ou de Batmobile ! On fait tout à pieds, s’il vous plaît !
Bon les distances sont gérables mais sous une tempête de neige, tout devient relatif. Surtout quand vos bottes décident de mourir au bout de 20 minutes de marche – ces lopettes – et qu’on se retrouve en plein shopping forcé. Je vous passe les détails sur le fait que je chausse du 39-40 et ne trouve jamais ma taille…
Vous devez vous dire qu’on était pas bien pressés de commencer notre journée, mais on préférait voir les animations de nuit avec les lumières, donc on a prit notre temps pour tout…

On arrive enfin à Odori Koên, un immense parc tout en longueur qui couvre quasi toute la largeur de Sapporo, où se déroule la majorité des animations du festival.

On part d’abord sur la gauche où a été installé une très haute piste. On arrive en pleine démonstration où des dizaines d’amateurs de snowboard font une descente accompagné d’un petit saut.
C’est sympa, c’est impressionnant (surtout au milieu de la ville), mais en bonne ingrate qui n’y connait rien, au bout de dix minutes je serais bien emmerdée d’expliquer les différences techniques et dire qui fait des prouesses ou qui fait des sauts moisis… donc on continue notre chemin.
On arrive sur une scène de glace où a lieu un concert, des enfants qui jouent du piano , nos premières statues de glaces illuminées, des chapiteaux pour se réchauffer, des stands de nourriture et boissons (la première passion des Japonais dans la vie étant de bouffer) etc. Il neige tellement que les plats proposés ont quasiment disparu sous une couche de neige… Au moins on est sûrs que la chaîne du froid est respectée.
Tout au fond, une piste de glace pour faire du patins (mais comme je suis nulle je m’abstiens), des animations et jeux et enfin la TV Tower, tour de Sapporo, d’où on peut admirer tout le festival et les montagnes enneigées alentours depuis l’observatoire. Magnifique .

On redescend, on fait des pauses toutes les cinq minutes dans les chapiteaux où je m’impose devant les radiateurs pour ne pas mourir, on repasse devant les pistes de descente et on traverse de l’autre côté du parc qu’on a pas encore vu.
Et là, tous les grands édifices de neige… C’est immense, c’est beau, c’est magique.
On a même droit à un petit spectacle de lumière sur une construction de neige, façon Fête des Lumières. Ca me rappelle mon bon vieux Lyon, me rend un peu nostalgique au passage.
On passe au milieu des créations de neige (somptueuses pour certaines, plus ou moins réussies pour d’autres…), certains sponsors se permettent même leur publicité sous cette forme.
Des dizaines et des dizaines de statues, partout, de toutes formes, allant d’Hello Kitty et Pokémon à des statues de sauterelles (oui…).
On en prend plein les yeux, on en oublierait presque notre hypothermie.

Après des heures de marches dans le parc, on en profite pour rebouffer (tu penses) une spécialité du festival : les coquilles St Jacques au beurre salé…

L’avis du critique : Un cadeau des Dieux pour le palais. C’est fin, ça fond dans la bouche, c’est digne d’une finale de Top Chef. On est au firmament de la coquille St Jacques comme dirait Norbert.
Juste, ça se mange trop vite.
Note : 19/20, avec mention « Jean-François Piège » de la Commission des Grosses-Bouffes Anti-Dukan666.

On assiste à d’autres concert aussi, dont une performance ridicule d’un groupe de visualeux qui, tout pour le style, font leur show torse nu… C’était très mauvais, le chanteur -en plus de n’avoir aucun talent que ce soit au niveau de la voix ou de l’art de choisir sa coupe de cheveux- se caillait tellement les miches qu’il en a lâché son micro, les mains tétanisées par le froid. Tout ça pour courir se rouler dans une couverture à la fin de la dernière chanson sans même attendre un applaudissement.

Cette première journée s’achève, et comme on est pas sur Sapporo, on décide de rentrer à l’hôtel vers 22h, bien crevés quand même.
La vue de l’hôtel sur la ville enneigée est aussi fort appréciable.

2ème jour

Check-out à dix heures, on reprend nos valises et de nouveau retour à Sapporo où cette fois on pu trouver où dormir pour cette nuit-là.
Du train la vue est splendide, je regrette de ne pas avoir pu prendre de photos à cause de la buée, les paysages avec les bois, les champs, la montagne et les points d’eau sous la neige vendaient franchement du rêve.

Rebelotte, hôtel, dépôt de bagages etc.
On fait quelques magasins, un peu de shopping. Et encore une fois, on couronne notre journée par un peu de tourisme gastronomique.
Autre restaurant réputé et recommandé sur de nombreux blog dans la mesure où ils sont les seuls à proposer ce plat, un établissement spécialisé dans la soupe au curry japonais, Soup Curry Lavi.
Comme tout restaurant un minimum connu, il y a des mètres de queue devant… Mais dehors il s’est remis à venter et neiger fort, là on est au chaud alors on se démonte pas. Pragmatiques, on s’assoit et on regarde des épisodes de série sur tablette en attendant notre tour.

Et après 1h30 d’attente et deux épisodes de Supernatural plus tard (son of a bitch !), c’est ENFIN notre tour.

L’avis du critique : Bon j’avoue que ça valait le coup. Moi qui ne suis pas fan de curry à la base, le fait qu’on puisse choisir le degré de piquant et ajouter librement des aliments au plat initial pour adapter à nos goûts et créer sa recette est vraiment appréciable. Pareil, à la portée de toutes les bourses.
Note : 17/20, avec mention « Vive Le Fromage Fondu Dans La Soupe » de la Commission des Grosses-Bouffes Anti-Dukan666. J’avoue avoir enlevé un point pour l’attente, parce que même quand il fait super froid et qu’on s’occupe devant une série, 1h30 d’attente c’est LONG. Si je n’avais pas été accompagnée de quelqu’un qui ne pense qu’avec son estomac, j’aurais même sûrement laissé tomber mais au final, je ne regrette pas.

Une fois le ventre plein, on repart (toujours à pieds) vers le deuxième site du festival, Susukino.
Pour les connaisseurs, Susukino m’a un peu fait l’effet d’un Shinjuku de Sapporo, j’ai trouvé l’ambiance très similaire.
Ici, encore des statues, mais pas de neige, de glace cette fois. Comme la nuit commence à tomber vers 16h30, assez rapidement on a la chance de voir l’exposition de nuit avec ses lumières.
Des statues pour tous les goûts, dont certaines assez surprenantes, gelant de véritables poissons et crabes. Je regarde de plus près quels sont les auteurs de cette drôle de création… Un magasin de sushi à cinq minutes de là, vive la publicité !
A Susukino, on ne rigole pas, tout est en glace, même les bars, les aires de jeux pour les enfants et les bancs pour s’asseoir.

A quelques arrondissemants au sud de Susukino a lieu un autre événement dans un parc dès la nuit tombée. On continue donc notre petit randonnée, on en profite pour se moquer de ceux qui glissent dans la neige et glisser à notre tour pour se gaufrer comme il faut la tête la première (…et casser le seul appareil photo qu’on avait…).
On arrive quand même entier au parc Nakajima Koen où est proposé aux visiteurs de créer avec des gobelets en carton des petits lampions où on doit écrire un vœu. Ensuite on nous offre une bougie qu’on place à l’intérieur du gobelet et on nous donne une petite truelle pour se creuser une place dans les allées de neige et y placer son vœu-lampion.
Donc autant vous le dire, quand on arrive de nuit dans le parc avec des allées de neiges ornées de centaines de lampions décorés, c’est juste magnifique.

On se balade, on saute dans la neige, on se réchauffe, puis on décide de faire notre vœu-lampion nous aussi donc on s’incruste sous la tente à côté du chauffage et on pique les feutres aux gosses pour faire nos œuvres d’art.

Contrairement aux statues de neige et de glace, c’est tout simple, juste des luminaires déposés dans la neige un peu partout, mais je trouve le parc féérique.

Après cette FRAÎCHE ballade nocture, on remonte du côté de Susukino afin de se remplir la panse à base d’une autre spécialité de Sapporo vivement recommandée : Le barbecue Genghis Khan du restaurant Daruma, un barbecue à base de viande de mouton ! La viande de mouton étant relativement rare au Japon, ça se souligne voyez… Ici même les Kebab sont au porc ou au bœuf !
C’est un petit boui-boui qui ne paye pas de mine, où tout le monde est attablé le long d’un comptoir circulaire entourant une petite cuisine où trois pauvres japonaise en sueur s’affairent à servir tout le monde.
Encore une fois, on doit faire la queue une bonne vingtaine de minute mais bon, tout ce qui est bon se mérite !
Arrive notre tour, on nous dépose une pierre chauffante en forme de pyramide, des lamelles de moutons et des légumes dessus et on dépose un cube de graisse au dessus de la pyramide, qui en fondant viendra graisser toute la pyramide chauffante. Oui, c’est diététique.
Au final, tout n’est que très peu cuisiné, les serveuses se contentent de couper la viande et les légumes, préparer les plaques chauffantes, servir les boissons et expliquer aux clients comment cuire leur plat. Mais sinon, on fait soi-même, et y’a rien qu’à tremper sa viande dans une sauce –excellente soit dit en passant – et accompagner le tout comme il se doit par un bol de riz et d’une bière, de Sapporo bien entendu.

Le barbecue Genghis Khan :

L’avis du critique : Quand on y réfléchit, c’est relativement peu cuisiné, juste une bonne combinaison de quelques légumes goutus et croquants pour accompagner le mouton, le tout déposé sur un barbecue et qu’il convient de cuire à point. Mais c’est redoutablement efficace, c’était vraiment succulent. D’ailleurs j’ai remarqué que ce genre de boui-boui où on mange des choses simples que l’on cuisine à moitié soi-même sont souvent très appréciés et recommandés au Japon. Quand on pense que nos étoilés rivalisent de techniques et de combinaisons d’ingrédients… Mais vu comme c’était bon, je comprends pourquoi c’est si populaire. Je recommande vivement aussi.
Note : 19/20 avec mention « Mouton I missed you » de la Commission des Grosses-Bouffes Anti-Dukan666.
A vrai dire, ça frisait la perfection. J’enlève juste un point car on a eu les places devant l’entrée et qu’on se tapait un rafraichissement à -10 degrés à chaque fois que la porte s’ouvrait (soit tout le temps), et aussi pour le côté « enfumé » de tout ces barbecues dans un petit espace confiné. Mais franchement, je chipote.

Il est déjà bien tard, un autre journée bien remplie nous attends le lendemain, on décide donc de rentrer à l’hôtel où on profitera d’un jacuzzi et spa pierres chauffantes avant de dormir.
Oui, on ne se refuse rien.

3ème jour

Contre toute attente, on a décidé de ne pas passer la dernière journée à Sapporo. Il nous restait encore un site à voir au Tsudome où sont installés d’immenses toboggans et autres pour s’amuser. C’est vrai que ça nous aurait bien dit de faire des glissades et se casser un bras, mais on avait envie de continuer dans la beauté et la découverte.
On a donc décidé de se rendre à Otaru, une petite ville portuaire située à 30km au nord de Sapporo.

Et comme vous l’aurez remarqué, on ne pense qu’à bouffer, donc on ne part pas sans goûter une dernière curiosité réputée de la ville, les dessert « Bonnet C », les C Cup… qui comme leur nom l’indique, ont la taille d’un bonnet de soutien-gorge taille C.  Même que grâce au succès de ces desserts – pourquoi ça ne m’étonne pas ? – on a même d’autres goût en bonnet D voire même F… ! Comme s’il existait de telles tailles au Japon, les menteurs !
On prend donc nos nichons de taille moyenne pour déjeuner dans le train… C’est très léger et délicieux aussi, comme tout ce qu’on mange ici en fait.

 

On est pas encore arrivés que je m’extasie déjà, la face écrasée contre la vitre du train donnant sur un type de paysage que je vois pour la première fois. Une ville côtière entourée de montagnes… entièrement sous la neige.
La mer, la ville, la montagne et le blanc de la neige en même temps… franchement ça vaut son pesant d’or.
La ville est relativement petite, franchement pas besoin de s’embêter avec les transports en commun, tout est accessible à pied et rapidement pour peu qu’on sache lire un plan.
Le temps qu’on arrive à Otaru, qu’on trouve où déposer nos bagages, qu’on fasse un petit tour et qu’on se repère… il est déjà midi.
Cool, on va encore se casser le bide !
Encore une fois, c’est le ventre sur patte qui m’accompagne qui a tout prévu. Et à Otaru qu’est-ce qui est célèbre ?
LES SUSHIS !!!
La ville où on peut manger les meilleurs sushis du Japon paraît-il.
Et quitte à faire les choses, on décide de les faire bien en allant dans le restaurant de sushi le plus célèbre : Otaru Masazushi.
Et autant vous dire que dans le coin, la concurrence doit être rude car dans la rue de l’établissement, il n’y a QUE des restaurants de sushis. On se fait même harponner par un monsieur qui tente désespérément de nous faire rentrer dans le sien, offrant moult réductions et services de bienvenue.
Mais on est borné, on veut aller au réputé Masazushi. Hors de ma vue manant, avec tes sushis moisis !

Déjà que les sushis sont relativement chers en général (du moins quand ils sont de qualités), autant vous dire que dans un établissement comme celui-là, certains menus sont pas à la portée de tous les portefeuilles.
Comme plusieurs systèmes solaires séparent mon compte en banque et celui de Liliane de Béthencourt, je devrai me montrer un minimum raisonnable, mais quand même, on est là pour profiter ! On aura tout le temps de faire le régime du pauvre sur Tokyo.

On a une place au centre du comptoir, en face de véritables spécialistes du sushi. En plus de préparer les sushis sous nos yeux, ils nous racontent plein d’histoires sur la ville, sur l’histoire de ce restaurant et la véritable manière de manger des sushis.
Je suis bien trop flemmarde pour me casser la minette à tout vous décrire comment manger vos sushis selon les règles (y’a toute une facon de tenir, et à l’endroit ou l’envers selon le sushi), mais notez que normalement on le mange avec les doigts, et on le mange, côté poisson contre la langue pour pouvoir sentir d’abord le goût du poisson, puis en un deuxième temps, celui du riz et de la sauce soja venir se mélanger.
Le deuxième effet KissCool quoi.

L’avis du critique : Que vous dire sur ces sushis ? La langue française a beau être riche, je crois qu’il n’y a aucun mot pour décrire la finesse, la fraîcheur, l’excellence, la douceur, la PERFECTION de ces sushis. Ils étaient tous à se taper le cul parterre dans la neige et rouler jusqu’au port. Même les célèbres sushis du Tsukiji (marché aux poissons de Tokyo) ne les valaient pas. Même moi qui ne suis franchement pas fan d’oursin, j’en aurais bien repris un ou deux ou dix…
Note : 20/20 avec mention «Chouchou ADOOOOOOOORE les sushis» de la Commission des Grosses-Bouffes Anti-Dukan666.
Rien à redire. Accueil parfait, staff souriant, chaleureux et intéressant, sushis excellents même ceux qu’on aime pas d’habitude… Un peu inoubliable dans son genre.

Après cette escapade gustative céleste, on reprend notre périple pour aller découvrir la ville. Que j’ai adoré. C’est pourtant petit, mais j’ai trouvé la ville belle et habitée. Habitée dans le sens où pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu l’impression de découvrir une ville avec son identité, une âme, une atmosphère. Je ne sais pas si ça fait trop longtemps que je vis au milieu des buildings démesurés, mais je pense qu’à part quelques quartiers perdus, Tokyo bien qu’impressionnante n’a pas vraiment d’âme ou de personnalité.
Ici que ce soit l’architecture des maisons, les produits en magasins etc., tout était charmant. Je sais pas, je deviens niaise mais j’ai trouvé cette ville inspirante, limite poétique.
…Et je referme cette parenthèse guimauve pour redevenir blasée et acerbe, j’ai quand même une réputation à tenir.

La ville semble vivre essentiellement du tourisme, et la plupart des magasins proposent les produits artisanaux de la région, dont beaucoup de créations en verres, manifestement une des spécialités de la ville.
On visite, on rentre dans un ou deux musées, on se promène, on fait les magasins, on achète nos souvenirs.

En fin d’après-midi, on décide de goûter une autre spécialité vivement recommandée d’Otaru : les cheese cake LeTao, qui – avec la prononciation japonaise – n’est autre que « Otaru » en verlan.
Wesh gros.
Zy va.

On s’enfile donc nos cheese cake chocolat et double fromage et encore une fois… c’est à se rouler parterre. Assez diffèrent des cheese cake lambda, très fins et pas écoeurants. Non vraiment rien à redire sur la bouffe à Hokkaido, tout ce qu’on a pu manger était absolument divin. Encore une fois, ça mérite bien un bon 19/20 avec une mention spéciale « Rest in Peace Diet ».

Ensuite, direction le Canal où a lieu un petit festival de la neige, qui se tient généralement pendant dix jours en même temps que le Yuki Matsuri de Sapporo pour que les touristes puissent faire d’une pierre deux coups.
À l’échelle de la ville, c’est évidemment beaucoup plus petit, mais réellement charmant. On suit un chemin au bord du canal, décorés de lampions et de statues de neige. Cette fois, les statues de neige ont même un côté ludique pour faire des photos rigolotes. On en profite donc pour faire une photo assis dans la bouche d’un lion de neige. Ça tombe bien, j’avais toujours rêvé de faire du tourisme dans la gueule de Mufasa.

À Otaru, est-ce les lampions ou le canal, mais l’ambiance est nettement plus romantique qu’à Sapporo. D’ailleurs de nombreux couples profitent du festival.
Au retour, on visite ce que je crois être l’office du tourisme de la ville où les gens se réchauffent autour d’un café, achètent les spécialités locales, admirent les créations artisanales exposées.
Il y a même des activités gratuites comme des ateliers de création de bijoux ou encore pour apprendre à souffler le verre et créer sa propre oeuvre d’art.
Les enfants et les touristes s’en donnent à coeur joie.

On fait un dernier petit tour, le cœur un peu lourd à l’idée de rentrer à Tokyo après ces trois jours hors du temps, mais on a encore pas mal de train jusqu’à l’aéroport donc il est temps de dire au revoir à tous ces beaux paysages enneigés.
Bilan de ce voyage : absolument magique. Moi qui n’avais plus voyagé depuis bientôt quatre ans, ce fut une véritable bouffée d’air frais (sans mauvais jeu de mots…).
Vraiment, à tous ceux qui me lisent et qui ont la chance d’habiter au Japon ou d’y venir en vacances en février : c’est à faire au moins une fois dans sa vie.

Notre seul regret s’il devait y en avoir un, c’est que pour diverses raisons on a pu se décider à y aller seulement peu de temps avant le festival donc tout était complet ou hors de prix. Et comme on ne pouvait se permettre que du Low Cost, ça nous a promis quelques plans galères comme le premier hôtel a 40 bornes de Sapporo.
Et ce que l’histoire ne raconte pas, c’est que comme tout était complet, pour trouver un retour Low Cost, on a pris le dernier avion, celui qui arrivait sur Tokyo APRES les derniers bus et trains. On a donc dû passer la nuit à l’aéroport. Bon ce qui nous a permis de taper la discute avec un fils à papa en route pour sa résidence secondaire à Okinawa nous racontant tout ses périples à travers le monde et une vieille dame complètement bourrée en route pour Séoul pour aller faire du sauna et des massages…
Marrant, mais dur d’enchainer le taf dans la foulée à 8h le matin.
Mais bon on était en mode c’est l’aventure c’est la jeunesse, donc au final même le côté plan galère était rigolo.
Aussi sans appareil photo valide, nos clichés sont assez peu représentatifs de la beauté des paysages qu’on a pu voir. 

Ca m’a fait du bien de redécouvrir le Japon en mode touriste, car c’est dans ces moments là qu’on l’apprécie le plus. Fait du bien de voir de nouvelles choses, goûter pleins de trucs sympas et de qualité – prendre un kilo par jour -, oublier le stress de la vie quotidienne.
Je n’ai donc qu’une hâte, continuer sur cette voie ! Ainsi j’espère réaliser cette année un autre rêve : Okinawa !
Après le froid et la neige, le soleil et la mer (et très certainement les typhons et les cafards mais c’est une autre histoire).

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le Yuki Matsuri, je vous invite à aller lire les pages ci-dessous sur le sujet.
Wikipedia sur le Yuki Matsuri, Blog de Bulles de Japon, Blog d’Endareyn
Enfin pour ceux qui, comme nous, ne peuvent voyager qu’à petit budget, je vous conseille les sites suivants pour l’avion et l’hôtel.
Hôtels pas chers : www.jalan.net
Billets d’avions Low Cost : Skygate , Travel LCC , Fly Peach
Si vous vous y prenez tôt, je suis sûre que vous pourrez à moindre coût vous offrir ce beau voyage et dans des conditions un peu plus pratiques que les nôtres.

Voilà, désolée de vous avoir fait attendre et merci de me lire/commenter/partager malgré tout.
A très vite !

14 Louanges

  1. Superbe. Tu es courageuse. Je déteste le froid, la neige et tout ce qui accompagne l’hiver, et pourtant je vis dans une région où les -15 la nuit et -5 la journée sont courant, mais je dois avouer que toutes ces sculptures c’est magique. Que de talent pour arriver à créer avec de la neige ou de la glace, sachant qu’on utilise autre chose comme outils que gouges et ciseaux. Juste celle avec les poissons qui me laisse une drôle d’impression, c’est bizarre. Le parc avec les lampions est génial. Toutes ces petites lumières dans le blanc et le noir, une merveille.
    Côté bouffe, ça à l’air pas mal du tout. Bonjour les kilos comme je vois, mais quand on aime on ne se prive pas et tu as raison, se faire plaisir de temps en temps, c’est le pied.
    Et puis, ton écriture dont je ne me lasse pas. A quand un bouquin?

  2. je viens de voir que je me suis trompée dans mon adresse mail dans le message précédent, désolée

  3. Et à part ça. T’as eu froid? ^^
    C’est très très beau. Ça serait génial de pouvoir faire tenir ces sculptures dans des températures modérées.
    Et c’est bien aussi pour toi de pouvoir redécouvrir le Japon autrement 🙂
    Moi j’ai regardé le Japon avec mes yeux tous neufs et j’ai adoré. Tout! Même me faire bourrer dans le métro ^^

  4. Claire Pineau

    Bordel de dieeeeeeeeeeeeeu tes histoires de bouffe alors que j’avais déjà une sacré dalle m’ont foutu dans un état tel que pour la première fois de ma vie j’ai eu la larme à l’oeil en lisant tes histoires de sushi (bon mes yeux sont 2 pruneaux desséchés sur le rebord de la fenêtre dernièrement c’té ptetre lié… mais ptetre pas)
    Et j’ai perdu 20litres de bave devant ta photo des bonnet C… c’est quoi au juste ? ça a l’air de déborder de crème comme le gâteau de mariage de Kana (j’en rêve encore)

    franchement même si j’en avais déjà envie mais un peu la flemme de me bouger avec tout les projets en cours tu m’as convaincue ça a l’air sublime !!

  5. Maud

    Moi aussi j’veux aller à Narnia ! Il y a vraiment des sculptures magnifiques, que se soit de neige ou de glace (*w*) Et ce parc !!!
    Mais ça m’a donné faim tout ça ! Et je n’ai pas d’excellents sushis ou ramen à ma porter (T_T)

    En tout cas c’est un plaisir de découvrir une facette du Japon qu’on ne voit pas souvent. Ou en tout cas je n’en avais jamais entendu parler !

  6. Je veux y aller, MAINTENANT.
    Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de voyager à travers le Japon, mais aller à Hokkaidô, c’est un petit rêve que j’aimerais réaliser. En lisant cet article, je trépigne, je frétille (et j’ai faim aussi).

    Du coup, je découvre ton blog par cet article, je suis enchantée ~

  7. Mimi

    Ça fait rêver !
    Cela va faire cinq ans que je n’ai pas vu la neige et cet article m’a rafraîchie.
    Je pense qu’avec près de 204 photos on a quand même un petit aperçu de ce magnifique séjour à Hokkaido. Vous êtes choux ! La photo de l’igloo en forme de tête de lion est juste sublime ! Au passage, il n’aurait pas perdu une dent ?
    Je ne vais pas commencer à commenter les photos de bouffe car je sens que je vais vider les placards…
    Encore merci de nous faire partager tes aventures, c’est toujours un plaisir de te lire!!

    P.S : Désolée de mettre autant de temps à te répondre (ça va faire près de huit mois), je suis du genre molasse. Tu vis toujours à la même adresse ?

  8. Myriam >> Merci à toi pour cet adorable commentaire comme toujours. A vrai dire le froid de Hokkaido n’est pas tant insupportable au niveau des degrés, mais vraiment du vent glacial. Il pénètre des les habits et lacère la peau du visage, c’est pour ça qu’on a finit avec des masques quand ça soufflait trop fort.
    J’ai effectivement adoré le parc aux lampions, pourtant il y avait peu de monde, j’ai l’impression que pas mal de touristes sont passé à côté.
    Pour le bouquin… vu le peu de temps dont je dispose et les mois qu’il me faut pour écrire un pauvre article… Mais j’aimerais bien. Ou au moins continuer mon autre site d’écriture.

    Cracotte >>
    Hé mais c’est que ça se mérite de voir d’aussi belles sculptures ! Le froid fait partie du fun au final 🙂
    Je suis ravie que tu aies aimé le Japon, moi au bout de cinq ans tout me parait « normal » (si tant est que quelque chose soit normal dans ce pays) mais les premiers voyages et échange universitaire, c’était vraiment les yeux dans les étoiles !

    Claire >> Ha ha ha, oui j’ai cru voir que j’avais déclencé des réactions à la limite de la crise de boulimie chez certains lecteurs. Moi qui croyais que toutes ces histoires de bouffe allaient vous saouler…
    Les Bonnet C, oui c’est de la crème sur un peu de purin blanc. Ca ressemble effectivement à la nama-cream du gâteau de mariage, mais c’était encore beaucoup plus fin et frais. Le genre de truc qui écoeure pas quoi.
    Sinon concernant le voyage à Hokkaido (ou ailleurs), ne renonce SURTOUT PAS à cause des projets et divers challenge qui t’attendent cette année. C’est l’erreur que j’ai fais en 2010-2011-2013 entre l’école, les diplomes, recherches d’emploi etc. Résultat j’ai oublié de m’amuser. Ca rend aigri, fait pas les mêmes erreurs !
    Sur les sites que j’ai donné (plus Air Asia), en s’y prenant tôt y’a vraiment des allers-retours donnés.

    Maud >> Le seul regret de ce voyage à Narnia c’est que j’ai pas croisé le Prince Caspian… é_è
    Clair que si on trouve des milliers et milliers de blogs sur des quartiers comme Shibuya, Harajuku ou Akihabara, ceux sur Hokkaido et ce festival sont beaucoup plus rares en français. Sûrement dû au fait que c’est loin et cher (en pleine saison et compagnie aérienne normale, l’aller-retour peut aller jusqu’à 400-500 euros……), donc pas tellement de français se permettent d’y aller. J’ai quelques connaissances qui habitent depuis des années à Tokyo, qui rêvent d’y aller et font je faisais : remettre à l’an prochain.
    Je suis contente que cet article t’ait plu et t’ai fait découvrir d’autres choses.

    Praxele >> Bonjour mademoiselle et bienvenue à toi ! Je ne sais pas si tu auras l’occasion d’être au Japon en février 2014, mais si oui, N’HESITE PAS ! Vraiment, un must-see. J’ai eu la chance de vraiment beaucoup voyager au Japon (sauf Okinawa, Kyushu et Shikoku) et Hokkaido est une de mes destinations préférées.
    J’espère te revoir sur ces pages et merci d’avoir pris le temps de commenter 🙂

    Mimi >> En règle générale je n’aime pas trop la neige (moi je la vois tous les ans, que ce soit dans mon Besancon natal ou même à Tôkyô), car à par paralyser les transports en commun et me faire me casser la tronche en allant au boulot hein… Mais en mode vacances, c’est nettement plus agréable. Et surtout si beau.
    Il y a vraiment de la magie dans les paysages enneigés.
    Sinon oui, le lion n’a qu’une dent le pauvre… je pense que c’est pour qu’on puisse s’installer dedans sans se blesser, c’était relativement étroit.
    Pas de mal pour les mails, je réponds moi-même toujours dix ans plus tard donc…

  9. J’ai oublié de commenter en lisant ton article dans le train, mais comme je l’ai déjà dit sur twitter, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à le lire !!

    Otaru a l’air super… je regrette que nous n’ayons pas eu le temps d’y aller! Après déjà 2 passages sur Hokkaido et seulement 5 mois à peine de restant au Japon, je doute qu’on y retourne… mais c’est sur ma liste pour quand je reviendrais visiter le Japon dans quelques années!

    Et sinon je viens de voir le mot Besançon en descendant la page… ça alors, une autre Franc-Comtoise au Japon!! Je n’y ai jamais vécu mais toute ma famille maternelle est originaire du Jura, et j’ai passé la plupart de mes vacances entre le Jura et le Doubs. Mon mari est d’ailleurs de Tavaux. Voilà, ça m’amuse juste, je ne croise pas souvent des gens de là-bas, alors au Japon…^^

  10. Le comité #antidukan666 est fier de constater que tu véhicules nos valeurs jusqu’au bout du monde!!!
    Je ne me lasse pas de tes mots, tu me fais sourire bêtement comme si on était en train de discuter, c’est si fluide et captivant, que j’ai oublié un instant que j’étais en stage dans un bureau toute seule mais j’ai eu des frissons avec toi!
    J’adore le froid, je hais l’été, sa chaleur et ses insectes, je me sentirai bien vivre dans cette ville à me rouler dans la neige et faire fortune en important de la raclette.

    PS: J’adore ton Kimchi alors que je le connais même pas!

    Encore un article stpppp <3

  11. Tam

    OMG je meurs de faim ! Non seulement j’ai encore plus envie d’aller faire un tour à ce festival mais maintenant je sais même où aller manger, ce qui est de première importance pour moi (je ne peux qu’approuver La Corée, entre ventres sur pattes…)
    J’espère que tu pourras aller à Okinawa, c’est mon plus beau souvenir de l’année dernière, le paradis sur terre, sans exagération !

  12. Endareyn >>> Je suis contente que cet article t’ait plus, j’avais également lu le tiens avec beaucoup de plaisir, un peu aussi pour ça que je me suis permise de te lier sans te demander ton avis !
    Si tu as l’occasion d’y retourner, je te recommande mille fois Otaru, j’ai vraiment beaucoup aimé. Il y avait aussi des choses à voir à Chitose mais nous n’avons pas eu le temps.
    Et oui, moi aussi je suis Franc-comtoise ! Il y a une autre expatrié de Besancon qui habite près de chez moi sur Tokyo, ça m’avait vraiment surprise !
    Vive la cancoillotte !

    miyabi >>> Coquine qui lit des conneries sur le web pendant son stage, c’est du beau !
    Mais j’avoue que plus je déteste les insectes et plus je commence à savoir apprécier l’hiver…
    J’espère pouvoir te présenter mon Kimchi bientôt, il prône avec ferveur aussi les valeurs antidukan666 !

    Tam >>> Vraiment si tu as l’occasion de voyager à Hokkaido, tu peux aller les yeux fermés dans tous les établissements que j’ai cité, ce sont des valeurs sûres ! Tout ce que j’ai mangé était succulent, trouvable que sur place et à un prix très abordable.
    Okinawa est prévu pour fin septembre début octobre, il me tarde vraiment !! Si tu as des bonnes adresses, n’hésite pas !

  13. cerise

    coucou, si tu vas a okinawa , vas faire un tour a zamami des petites iles aux plages paradisiaques avec l ‘eau la plus claire du monde (sauf apres un typhon)

  14. Cerise >> J’espère vraiment pouvoir aller à Okinawa aussi ! On a prévu pour fin septembre début octobre, si ça se concrétise, vous aurez un billet de toute façon !
    Merci pour le conseil !

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