La Corée du Sud de vos rêves

Ah, la Corée du Sud. Ses cosmétiques qui transforment votre visage à s’y méprendre avec une calculatrice en véritable peau de bébé, ses palais et ses sites historiques à couper le souffle, sa nourriture goûteuse et bon marché, sa haute technologie, son verglas super traître, ses plages et ses gens très beaux mais pas toujours de naissance.
Cette nouvelle destination prisée des Français (pour ne pas dire jeunes françaises… les coquines), ce pays petit mais costaud qui résiste à l’envahisseur et charme de plus en plus les Occidentaux…

Ne rêvez-pas trop. Comme l’odeur des salarymen au Japon ou M. Pokora chez nous, la Corée du Sud a bien évidemment son envers du décor. Sa tare que l’on préfère taire. Son point noir sur le bout du nez.
Et bien entendu, en bonne briseuse de rêve, je m’en vais vous attrister un peu.
Je vous avais promis il y a un déjà un bon moment – j’ai un véritable emploi du temps de ministre de la flemme, que voulez-vous – un spin-off d’un de mes posts les plus populaires sur le Japon. Avec ce titre, vous comprenez qu’il ne s’agit que du fort traumatisant Le Japon de vos rêves.
Je vous rassure, je ne vais pas vous pondre dix nouvelles pages sur les cafards coréens accros au botox.
Pourtant, j’avoue avoir pris l’avion pour la Corée du Sud pleine de méfiance : on m’avait bien prévenue que le pays n’était pas épargné de l’envahisseur immortel aux grandes antennes.
J’avais espéré que, le pays étant très froid en hiver, l’été serait plus clément qu’au Japon et nous épargnerait ces horreurs luisantes. Mais non, le monde est sans pitié et on m’avait rabrouée d’un « mais bien sûr qu’il y a beaucoup de cafards en Corée, ma grand-mère les écrase à main nue ! ».
Charmant.
Rappelle-moi de ne pas serrer la main de ta grand-mère si tu me la présentes, merci.

Avec cette information fracassante, on avait détourné mon attention du véritable mal coréen. Je préparais mon petit cœur à de nouvelles aventures odieuses, à des matins calmes troublés par des chuintements de sacs et autres bruits suspects dans les murs comme dans ce bon vieux Japon.
Ainsi, on ne m’avait pas prévenue que la menace était ailleurs, bien plus fourbe encore.

J’avais pourtant eu des signes qui auraient dû me mettre la puce à l’oreille.
La Corée me riait au nez quand j’avouais ma phobie inconditionnelle des cafards et l’horreur de mes étés, trouvant cette peur cocasse quand il y avait en fait bien pire que ces petites bêtes insignifiantes.
Pire ?
Non, sincèrement j’en doute.

J’aurais également dû me méfier quand je voyais l’Autochtone braver fièrement une énorme blatte dans une chambre tandis que je me terrais courageusement dans une autre en pleurant sous la couette ; alors que cette même personne pouvait me taper un flan frisant la crise d’hystérie au moindre « Bzz » suspect dans l’appartement :
« Putain, rallume-tout et sors les spray ! Je ne dors pas tant que cette ordure est encore vivant ! Je préfère cohabiter avec mille cafards gros comme le doigt plutôt qu’avec une saloperie de moustique ! »
Que… quoi ?
C’est ça, ta terreur de Corée ? Un petit moustous de pacotille ? Attend, même MOI j’ai pas peur !
Mon compère me raconte alors, le regard fiévreux et les mains tremblantes, les nuits de gardes ainsi que les treks en forêt pendant le service militaire coréen, où les moustiques impitoyables les pompaient jusqu’à ce qu’ils ne ressemblent tous qu’à un énorme bouton de moustique ambulant.

Bonne âme, je compati et conclus à un traumatisme de l’armée.
Puis oublie cette malheureuse histoire, toute à mon angoisse d’affronter la version coréenne du cafard.
Aura-t’il des pouvoirs surnaturels lui aussi ?

Mais je dois l’avouer sans aucune déception, je n’en ai pas vu la couleur une seule fois en territoire de Corée, que ce soit en intérieur ou en extérieur. Ni lors de mon premier voyage en juillet, ni en octobre après avoir quitté le Japon.
Bon, comme le montre la photo ci-dessous, j’ai tout de même eu un petit comité d’accueil dès le premier jour dont je me serais bien passée, qui m’a bien fait comprendre que la taille des bestiaux locaux n’avait rien à envier à celle de ceux du pays voisin, et restais donc sur mes gardes.

insectecoreen(Enfoiré va.)

Buffet à volonté sur ma gueule

Malgré mon horrible naïveté et mon entêtement à ne pas vouloir me rendre à l’évidence (ne serait-ce que les rayons entiers à l’avant des supermarchés coréens proposant mille et une manières d’organiser un génocide de moustiques en famille), je n’ai pas mis bien longtemps à réaliser l’ampleur du problème et m’excuser platement auprès de mon compagnon d’aventures.
Oui, le moustique coréen est une véritable plaie biblique.
Quelques nuits seulement au pays du kimchi, et je ressemblais à un clafouti aux cerises.

Et pourtant, on a tenu à faire les choses bien. La première obsession en arrivant, a été d’installer une moustiquaire, colmater les trous potentiels vers l’extérieur, acheter un stock de sprays à tous les parfums et scotcher le dessous de la porte d’entrée, car les petits sournois ailés passent par en dessous de la porte.
Au début on est naïf, on croit que c’est assez pour faire reculer Edward Cullen et sa bande, et on se permet de dormir en petit short et sans couverture.
Mais quand on se réveille le lendemain avec 3L de sang en moins, en train de se frotter le dos compulsivement contre les murs pour calmer les démangeaisons, on comprend très vite qu’il faudra se montrer bien meilleur stratège pour avoir la paix.

Il faut savoir que l’enfoiré est partout, vorace et en plus, il attaque en bande. Oui, il n’a pas les cojones ne venir nous affronter seul, et invite toute la famille au banquet qui aura lieu sur ta gueule. Si j’ai une tendance à l’exagération (si peu), notez bien que la phrase suivante est cent pour cent véridique : on pouvait défoncer jusqu’à TRENTE putain de moustiques par soir et se réveiller malgré tout avec des piqûres supplémentaires le lendemain.
Pendant que vous passiez vos soirées d’été indien bien tranquilles devant une bonne série ou à la terrasse d’un bar branché, moi j’étais en combinaison de ski, œil hagard et cheveux hirsutes, tapette à la main, à fixer obsessionnellement les murs et les points lumineux, prête à attaquer pour défoncer ces petits salopards briseurs de vies.

Très vite, la chasse au moustique régit votre vie du soir au matin.
Le quotidien devient un vaste n’importe quoi. Vous ne vous étonnez plus de voir votre compagnon se mettre des grosses baffes dans la tronche sans raison et acceptez avec abnégation quand c’est à vous qu’il en met une.

slap(Selon les chercheurs de sonyan.fr, 80% des cas de violences conjugales en Corée auraient pour origine la chasse aux moustiques.) 

Vous passez votre temps à nettoyer les murs qui se transforment de plus en plus en un monument aux morts. Le Père Lachaise du moustique. Le Verdun de Microcosmos.
Lorsque vous sortez ou recevez de la visite, vous carrez la politesse bien au fond du derrière de vos amis en leur refermant la porte d’entrée sur le minois s’ils ne se dépêchent pas : l’ouvrir plus d’un quart de seconde est synonyme d’invasion. Je ne plaisante pas, il y avait régulièrement trois quatre moustiques posés sagement sur la porte d’entrée, attendant patiemment qu’elle s’ouvre pour s’engouffrer sans invitation à l’intérieur de l’appartement.

Mais pourquoi attendent-ils sur VOTRE porte d’entrée ? La psychose du moustique intelligent prend petit à petit forme dans votre esprit malade.

Vos conversations sont constamment entrecoupées car votre interlocuteur a cru voir un suceur de sang dans un rayon d’un mètre et ne vous écoute plus. Vous vous retrouvez à mettre de grandes claques un peu partout autour de vous au hasard pour faire sa fête au gêneur, vous êtes ridicules à brasser de l’air chacun de votre côté et tout ça, sans manquer de vous faire piquer quand même au passage.
L’avantage étant toutefois que cet exercice quotidien vous dispense du cours d’aérobic.
Il n’y a pas de petites économies.

Les offices de tourisme oublient souvent de vous en parler, mais grâce aux moustiques coréens, vous découvrirez les joies de l’insomnie forcée. En Corée, c’est un peu le Ramadan du sommeil tous les jours.
Malgré votre génocide quotidien avant de rejoindre Morphée, pour une raison à la limite de l’ésotérisme, il y aura toujours une poignée inexplicable de survivants qui viendront bourdonner à votre oreille une fois l’œil clos, enroulé comme un maki dans votre couette épaisse alors qu’il fait 25 degrés.
Lorsque le « BzzzZZZZzz » narquois viendra vous narguer les tympans, vous saurez alors que vous avez perdu une nouvelle fois la bataille. L’enfoiré est encore venu en surnombre, cachant son élite de guerriers bien au chaud derrière la machine à laver pendant que vous vous excitiez sur ses petits soldats insignifiants de première ligne. L’ennemi est trop fort pour vous, vous le savez. Vous ravalerez alors vos larmes, boucherez vos oreilles et espérerez être endormie avant que les démangeaisons ne commencent.
Seulement bien souvent, celles-ci vous réveillent.
La plupart du temps, les piqûres de mes impitoyables agresseurs n’étaient pas effectives bien longtemps : au bout de deux jours, le bouton était devenu minuscule et ne me grattait presque plus.
Mais c’est les premières heures qu’elles sont le plus terribles. La peau enfle en un horrible bouton blanc et la démangeaison est à la limite de la brûlure, douloureuse et insupportable.
Chaque nuit, je me réveille en train de m’enfoncer les ongles dans la jambe, provoquant le soulagement et augmentant la sensation de brûlure à la fois. Grattant de toute votre âme, vous virez psychopathe en imaginant le soulagement intense que ce serait si vous vous écorchiez vif vous-même.
Vous luttez de toute votre âme pour ne plus vous gratter et essayer de vous endormir, recroquevillé sur vous-même sous la couette étouffante et vous réveillerez le corps meurtri de courbatures le lendemain.

mosquito

Humide, la salle de bain est bien évidemment envahie.
Chaque jour, je comptais une dizaine de petits Dracula aux aguets au moment de la douche. Pensez-vous ! De la bonne chair fraîche à nue dont le propriétaire a encore la gueule dans le cul de ne rien avoir dormi la veille, la belle aubaine !
Vous inonderez donc chaque jour votre salle de bain, passant bien plus de temps à bombarder chaque recoin de la pièce au rythme des déplacements de l’agresseur avec votre bazooka d’eau bouillante improvisé, qu’à vous décrasser.
Sans parler de toute la délicatesse avec laquelle vous devrez vous laver pour ne pas réveiller les démangeaisons : se savonner devient la traversée d’un terrain miné.

Si le moustique n’inspire pas la même terreur qu’un bon gros cafard bien noir des familles, force est de constater que la fourberie de cette petite merde est sans égal. Il vous pourrit la vie petit à petit, sur tous les terrains, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Très vite, je comprends le côté obsessionnel de mon compère qui prenait bien soin de défoncer le moindre petit moustique au Japon.
(Notez que le moustique japinois est aussi un vorace, mais beaucoup moins agressif en intérieur que le coréen).
Très vite, je ne supporte plus ces petits parasites qui me foutent les nerfs à vif autant que la peau. Je ne fais plus aucune nuit complète, je m’épuise à faire du kung-fu dans le vent du soir au matin contre un ennemi quasiment invisible. J’en pleurerais de voir mon quotidien pourri par d’aussi petites choses.
Comme dirait l’autre, « C’est pas la petite bête qui va manger la grosse ».
EH BIEN SI FIGUREZ VOUS.

Crucifix, ail et pieux dans le cœur

Comme pour les cafards, il va de soi que je ne vais pas vous laisser dans le désarroi le plus total, après vous avoir coupé toute envie de prendre un billet d’avion pour le pays du matin presque calme s’il n’était pas troublé par la mafia Mosquito.
Après quelques semaines d’enfer, j’ai bien entendu décidé que je n’allais pas me laisser réduire à néant par ces petits suceurs de sang sans pitié.
Etape numéro 1 : connaître son ennemi.
Me voilà donc à appeler mon meilleur ami Google pour cerner l’adversaire et adapter ma stratégie de défense.
Je me dis que j’ai été bien bête de ne pas prendre plus au sérieux les mises en garde avant de venir : un pays chaud en été, humide et aussi couvert de forêts et de montagnes que la Corée n’est qu’un vaste Eldorado pour cet enfoiré.
J’apprends au passage via cet article d’Aujourd’hui la Corée, qu’il est officiellement considéré comme l’ennemi numéro 1 de Séoul.
Je comprends très vite que toute cette mascarade avec la Corée du Nord n’est que faribole, comptine pour nous endormir et nous cacher que la seule menace imminente dans le coin, c’est les moustiques.
Pareil pour l’armée. Je décrypte très vite les récits d’anciens soldats, et réalise que toutes ces randonnées de reconnaissance de terrain et tour de garde n’ont pour autre but que de débusquer les nids. Le service militaire coréen n’a été instauré que pour préserver la population de ces parasites et lutter contre l’envahisseur avant que les gens ne s’immolent par le feu pour mettre fin aux démangeaisons.

soldier

Oui mesdames et messieurs, la guerre de Corée n’est qu’un vague prétexte monté de toute pièce pour nous cacher la vérité, si la Corée du Sud est un des pays les plus militarisé au monde, c’est pour lutter contre ces goules miniatures.
A moins que ces foutus moustiques ne soient en fait envoyés par Pyongyang. Ca se tiendrait aussi…
Raah, je ne sais plus où est la vérité.
Fiévreuse – le paludisme aurait-il finit par m’atteindre et me fait délirer ? – je continuer de cliquer de lien en lien au fil de mes découvertes fracassantes, et me rend compte par-dessus le marché qu’évidemment – sinon ce serait trop facile – certains moustiques coréens sont également porteurs de maladie et qu’il faut s’en méfier comme le conseille gentiment nos ambassades et autres vétérans présents sur les sites de voyages.
Si je me plains, je me rends compte que comparés à quelques touristes qui témoignent sur leur blog, je ne suis pas celle qui a le plus souffert des dons du sangs forcés par l’oppresseur : clique si tu l’oses.

Désemparée, je cherche toute les solutions possibles pour retrouver une vie normale, une vie où la population ne semblerait pas être sous l’emprise d’une épidémie passagère de la Tourette, se frappant elle-même sans raison à grands cri ressemblant vaguement à une traduction littérale en coréen de « CREVE ENCULE ! ».
Je ne tarde pas à investir dans toutes les merdes sur le marché : bougies et divers objets dont l’odeur est censée repousser les moustiques (peut être efficaces mais franchement pas suffisant).
J’achète aussi l’arme que doit posséder tout bon coréen qui se respecte (et qui semble être également produite en France depuis quelques temps) : la raquette électrique.

lionheart(La Lion Heart du moustous hunting)

Parfait pour le petit névrosé des insectes que vous êtes : vous n’avez ni à toucher la bête, ni à nettoyer la trace de son trépas sur vos quatre murs. La petite explosion que provoquera l’électrocution de l’enflure sur votre raquette vous ravira les oreilles, et vous n’hésiterez pas non plus à foutre un petit coup de jus gratuit à votre compagnon de galère pour vous venger des baffes prises malencontreusement les semaines d’avant.
Enfin, autre petit accessoire qui m’a changé royalement la vie, offert gracieusement par un proche coréen sensible à ma détresse et à qui je vaudrai une reconnaissance éternelle : la tente moustiquaire.

bunker(Îlot de survie)

Ok, votre chambre ressemble alors à un camping et vous ne pouvez plus sauter sur le lit en vous trémoussant sur Big Bang, mais ENFIN, vous faites des nuits complètes.
Vous avez alors une pensée émue en pensant comprendre pour la première fois les mamans dont le bébé fait sa première nuit.

Bien entendu, ne croyez pas que le moustique abandonnera la partie si rapidement, il sera toujours à l’affut quand vous entrerez ou sortirez de la tente pour s’y faufiler (j’ai dû compter quelques nuits de batailles à nouveau perdue, je l’avoue), mais en prenant bien soin de surveiller les entrées dans votre petit dôme, vous devriez être capable de retrouver un minimum de sérénité. Cette zone de 2m² sera l’Eden de votre appartement et vous y réfléchirez à deux fois avant d’en sortir.

Après, nous sommes en Corée du Sud, pays de l’innovation, de la technologie et du smartphone, il va donc de soi qu’ils ont réfléchis à tout. En effet, depuis 2004, les coréens ont inventé les sonneries de portables ayant un son qui éloigne les moustiques comme indiqué dans cet article. J’avoue ne pas avoir cherché, mais je suppose qu’en dix ans, les techniques pour se protéger de cette vermine avec son dernier Samsung Galaxy ne doivent pas manquer.
Mais notez que si la Corée du Sud essaie de faire profil bas en tentant de trouver des moyens écologiques pour lutter contre ces suppôts de Satan, elle use aussi de méthodes beaucoup moins soft et super sympa pour les poumons de tout le monde, notamment le camion tueur de moustiques, qui passe gazer les rues d’un mélange de kérosène et différents pesticides. Petit exemple en vidéo (si le nom de l’entreprise est marqué en kanji, la scène se passe bien en Corée du Sud), où l’ont peut constater que le camion a un double avantage, il ne se contente pas de gazer les insectes, mais aussi tous les mioches du voisinage par la même occasion. D’une pierre, deux coups.

 

Et voici au passage deux trois blogs sympas de victimes que j’ai trouvé lors de mes clics, comme « Korean Bloodsuckers » ou encore la petite BD de « Dear Korea« .

Enfin, comme j’ai pas mal bougé en Corée et testé plusieurs appartements, j’ai pu constater que la vie était nettement vivable en hauteur que dans les premiers étages. En effet, le moustique est vaillant mais flemmard et ne se fatigue pas à voler trop haut quand même. Aussi, j’ai été nettement plus tranquille à Ulsan où je dormais dans un appartement au dixième étage qu’ailleurs.

Notez enfin que le moustous coréen est nettement plus résistant au froid que chez nous, et que l’invasion a perduré (du moins dans le sud du pays) jusqu’à mi-décembre. La trêve a en effet commencé entre le 10 et 15 décembre dans le sud du pays, sûrement un peu plus tôt du côté de Séoul.
Mais jusqu’à quand… ?

Quand je pense à l’horreur des périodes estivales au Japon et en Corée du Sud, l’effroi s’empare de moi et je suis prise de sueurs froides. Quelles horreurs vais-je vous raconter le jour où je serai en mesure de vous écrire « L’Australie de vos rêves »…
Arg.

28 Louanges

  1. À Taiji (Japon, donc), les mecs ont trouvé la parade : ils bouffent du dauphin, ça leur fout une tonne de mercure dans le sang, et donc les suceurs volent beaucoup plus lentement, PAF !

    • Mas c’est bon sang, mais c’est bien sûr ! C’était donc pour ça tous ces massacres !

  2. Florence Foresti l’avait dit : c’est quand même l’animal qui a le plus gros ratio taille / emmerdement ! XD
    Personnellement, le premier été que j’ai passé au Japon s’est soldé par une enfilade de cloques rouges et dures, grosses comme des soucoupes, qui dessinaient un horizon montagneux sur ma peau suintante et qui me donnaient envie de me ronger les bras jusqu’à l’os – heureusement, mon corps a réussi à développer les anticorps adéquats et maintenant, ça fait des boutons normaux – et j’ai maudit les vampires nippons sur 17 générations. Je suis tellement ravie d’apprendre que la Corée me réservera un accueil similaire le jour où j’y poserai mes augustes pieds. *soupir*
    Merci pour le récit de tes hauts faits d’armes, et bravo pour les illustrations 😉

    • Chez sonyan.fr, c’est la prévention avant tout ! Si comme moi tu as l’air effectivement d’être un sang à moustous, tu n’y échapperas pas.
      Ils sont fin gourmets que veux-tu.
      N’oublie donc pas ton sabre laser…

  3. Sunak

    Encore un super post de ta part on voit que tu n’as pas chaumée XD J’imagine même pas une nuit avec les moustiques coréens étant incapable de dormir avec un moustique dans la piece ici en France ^w^ J’adore la raquette electrique ! Ils ont le droit de gazés des pesticides comme ça dans les rues ? O_o En tout cas continue les illustrations j’ai beaucoup aimé

    • Le rythme des posts s’est grandement ralenti faute de surbookage donc j’essaie un minimum de faire ça pas trop mal.
      Pour le gaz comme ça dans les rues, oui ils ont le droit… Même s’ils se font tirer les oreilles car c’est pas très écologique tout ça -__-
      Et merci pour les illustrations ! C’est pas encore du Michel Ange, mais je m’applique !

  4. Salma

    En Australie ça sera les araignées qui font la taille de ta main.

  5. Ah Ah Ah Les Moustiques qu’elle horreur. Ils ont pas l’air commode comparé aux moustiques de chez nous.

    Pour l’Australie t’inquiète toutes les bestioles sont dix fois plus grosses qu’ailleurs. J’ai un collègue originaire de Nouvelle Calédonie qui a vécu avec des trucs assez immondes (ils nous a montrer des photos et vidéos) et qui a ensuite été faire ses études en Australie et c’était pas mieux xD

    Si tu veux un avant goût de l’Australie regarde le BD Blog de Cha BD.
    Elle était obligée de se balader avec une moustiquaire sur la gueule lors de son Road Trip là bas tellement les mouches se collaient à elle : http://blog.chabd.com/archives/2013_12_01_archives.html

  6. Ah tiens et ce post résume bien le problème des mouches Australiennes : http://blog.chabd.com/archives/2013_11_01_archives.html

  7. Pourquoi mon Post précédent n’apparait pas ? >_< (peut-être parce que j'avais oublié une lettre dans mon adresse mail)

    Bon je te le remet :
    Ah Ah Ah ! Les moustiques coréens ont pas l'air aussi commode que les notre. xD

    Concernant l'Australie, toutes les bestioles là-bas sont dix fois plus grosses qu'ailleurs. J'ai un collègue originaire de Nouvelle Calédonie et qui a vécu avec des trucs immondes (il nous a montré des photos et vidéos) et qui a ensuite été faire ses études en Australie et c'était pas mieux. xD

    Si tu veux un avant goût de l'Australie jette un coup d’œil au BD Blog de Cha BD, elle a fait un Road Trip là-bas et a dû porter une moustiquaire sur la gueule pour survivre aux attaques de mouches (là bas c'est les mouches qui sont fourbes) : http://blog.chabd.com/archives/2013_12_01_archives.html

    • Oui tu avais changé d’adresse email et l’autre n’était pas enregistré.
      Pour éviter le spam (fléau des blogs, toi-même tu sais), les commentaires doivent attendre ma validation quand c’est la première fois qu’on poste.

      Pour l’Australie, oui les mouches on m’en avait déjà parlé et conseillé les casquettes/moustiquaires. Par contre c’est la première fois que je vois en photo réellement ce que ça donne.
      Putain je vais péter un boulard !! Les articles explosifs ne manqueront pas je crois…

  8. Maud

    Aaah, un petit pavé du matin pour me faire rire, c’est parfait ♥ Je ne te le dirais jamais assez mais je suis amoureuse de ton humour et de cette façon que tu as de raconter la vie de tous les jours à la manière d’aventures héroïques ! Encore : D

    • Non tu ne le diras jamais assez, c’est que je ne me lasse pas moi ! 😉
      Oui je suis une héroïne du quotidien… on l’est tous 🙂

  9. saramdam

    j’hésite à dire « je suis pétée de rire à ton article » parce que je crois que je risquerai de me prendre un coups de raquette électrique même à distance!
    alors bon… ben bon courage!
    mais doit bien y avoir des avantages à la Corée du Sud si tu y es encore… non?

    • Non mais tu peux en rire, même moi une fois que c’est passé j’en rigole…xD
      Et bien sur, la Corée a plein d’avantages, j’ai adoré mon séjour même s’il n’a été que de trois mois (je suis allée avec un visa touriste).

  10. feten

    Mon dieu!!! Ça me rappelle l inde! Ils ont tout pareils y compris le camion qui gaze toutes les rues pour éviter le palu à tout ceux qui dorment dehors! Mais là bas ils ont un truc super : l’ odomos une crème anti moustique hyper efficace et qui sent bon en bonus! J’avais trempé toutes mes fringues dans du répulsif payé une blinde en France et il s’est avéré que ça ne marche pas pour les moustiques indiens… et comme je ne prenais pas de traitement pour m’éviter le palu… il me fallait une solution… alors j’ai testé odomos et je suis sortie sur la terrasse de l’hôtel mater la réaction des vampires: magnifique de les voir s’approcher et repartir aussi tôt l’air complètement bourré sans avoir pu se poser sur moi!!!!
    En tout cas, encore un post vraiment super et les illustrations sont vraiment bien! J’ai hâte que tu partes en Australie! !!!

    • Tiens ça ne m’étonne pas tant que ça que ce soit pareil en Inde, surtout que malheureusement ils n’ont pas autant progressé que la corée de ce point de vue là.
      Il existe encore des moustiques porteurs de maladie (notamment sur l’ile de Jeju) en corée, mais sauf erreur de ma part le paludisme a été éradiqué.
      Mais cette coutume de gazer les rues est restée quand même….
      Il y avait aussi des crèmes anti moustiques, peut etre aussi efficace que le odomos dont tu parles, mais elles étaient très chères et comme on m’a offert la tente à la place…
      Merci beaucoup !!

  11. Moi aussi je me suis laissée surprendre par ces bestioles : 60 piqures en UNE nuit sur les bras et le visage !!! Et ma compagne de chambrée : zéro… WTF !! Les mamies croyaient que je faisais une crise d’acné (T-T)

    • OH F*CK !! Non tu m’as battue,mon record est d’une trentaine de piqure en une nuit.
      Punaise 60 et rien à côté… La vie est injuste.
      Tu lui as servi de moustiquaires x)

  12. MarineBee

    J’adore ton humour xD
    Mais c’est drôle parce que j’ai passé 6 semaines en Corée cet été et j’ai du avoir 3 boutons de moustique et 1 moustique seulement qui a réussi à rentrer, donc j’avoue que ton récit me surprend ^^ on a du avoir de la chance !

    • Tu étais peut être dans un coin relativement épargné (moi-même si j’étais restée à Ulsan je n’aurais jamais pensé que c’était à ce point puisque là bas j’ai été plutôt tranquille) ou alors tu n’as pas un sang à moustique ?!
      Mais tant mieux, ça pourrit carrément les nuits !

  13. Mimi

    Ah ! J’en avais presque oublié ces sensations étranges de mains moites, démangeaisons imaginaires, et autres automatismes…ces foutus symptômes d’angoisse !
    Pourtant, je me doutais que cet article allait tomber, et je pensais y être préparée !
    Je vais devoir gifler le premier venu qui me dira «Il me tarde d’être en été. Pas toi ? ».
    Sinon jolie tente ! J’aime beaucoup la petite dentelle ! Comme quoi on peut aisément combiner le côté pratique à l’élégance. 😉
    Et les gamins qui s’engouffrent volontairement dans la fumée !
    C’est bien la peine de leur faire manger sain et local ! 😀

    • Ha ha ha, tu étais la seule à m’avoir démasquée quand j’ai parlé d’un spin off du Japon sur la Corée. Je me suis dis que tu avais dû expérimenté cette magnifique expérience du don du sang forcé.
      Et oui les gosses dans la fumée…c’est un chouya abusé xD

  14. Comme je comprends ton combat!
    Etant allergique aux piqûres d’insectes, ceux ci me créant oedèmes et boutons volcans, j’ai acquis quelques techniques. Avant de dormir, je plonge la maison dans la noir en laissant qu’une seule pièce éclairée, la chambre de mon frère par exemple pour rire un peu, et j’attends un moment que tous les moustiques s’y rendent et je ferme la pièce. J’installe alors une lampe bleue électrifiée dans ma chambre, la lumière n’est pas importante mais assez pour attirer les derniers moustiques et dès qu’ils s’approchent ils sont électrocutés. J’ai aussi un emetteur à ultra son anti moustique toujours sur moi pendant les beaux jours. Malgré tout cet équipement, j’arrive toujours à me faire piquer. Tous les trucs à la citronelle sont inutiles!

    • Allergiques au piqures de moustiques ???? Comment tu fais en été ? O_o
      J’adore la technique avec la chambre de ton frère… c’est fourbe et sournois, tout ce que j’aime !
      Et je confirme, la citronnelle n’a pas trop d’effet pour moi non plus.

  15. Dire que je pensais que les moustiques japonais était déjà des bêtes de compèt’ !
    L’horreur ! SONYAN FIGHT !!

    Certains commentaires sur les ennemis australiens sont réjouissants. Alors, connaître à l’avance les dégâts, plutôt bonne ou mauvaise stratégie ? La suite au prochain épisode…
    *bande sonore « la marche impériale » – star wars*

    • Oui les moustiques japonais m’ont fait rager aussi, mais en comparaison c’était sincèrement du pipi de chat. En Corée c’est de la haute compétition.

      Pour l’Australie… j’ai peur.

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