Des blabla et des trucs à gagner

Hello les gens,

Ce post est un article sans en être un.
Il est un prétexte pour vous donner des nouvelles de moi, et faire gagner des trucs à quelques chanceux qui me lisent.

Comme vous l’avez remarqué, j’essaie de reprendre pour de vrai l’activité de ce blog. J’ai essayé plusieurs fois par le passé, je vous ai promis maints retours qui ne sont jamais venus. Mais j’avais – j’ai toujours, mais je fais ce que je peux – un rapport conflictuel à l’écriture, et surtout un mode de vie qui ne me permettait psychologiquement pas d’écrire.
Je faisais de la traduction 10 à 12h par jour, le nez toujours devant mon clavier et mon écran à taper des mots à la chaîne… Sur des scénarios peu palpitants qui se ressemblaient tous.
Je traînais la patte sur la fin car je n’en avais plus rien à secouer et ne le faisais plus que pour l’argent, donc je perdais en productivité et restais devant mes traductions jusqu’à pas d’heure la nuit pour arriver à tenir mes délais… Je voulais changer de travail, mais j’ai eu un dos en vrac, plusieurs opérations lourdes, bref une situation qui faisait que je n’étais pas vraiment dans les meilleures conditions pour chercher ailleurs.
Donc au final, je restais clouée à mes traductions toute la journée et une fois que j’avais l’occasion de décrocher de mon clavier, je me faisais une joie de fuir l’écran et les mots.

Et puis ceux qui me suivent sur les réseaux le savent, mais après avoir passé 15 mois sans trop pouvoir marcher je me suis faite opérer du dos, j’ai passé le premier confinement en convalescence, et dès qu’on a eu à nouveau le droit de sortir notre nez dehors, j’ai commencé à chercher du travail.
Par une chance et un alignement des planètes incroyable (à croire que la vie sait se faire pardonner pour ce qu’elle m’envoie dans la gueule le reste du temps), j’ai trouvé en seulement quelques semaines dans le milieu que j’espérais sans trop y croire : l’édition.

Franchement, trouver aussi rapidement un CDI dans le monde du livre et de la culture en pleine crise sanitaire sans aucun diplôme dans le domaine ni aucune expérience… Parfois la vie me fait des cadeaux que je ne m’explique pas.
J’ai vu une petite brèche dans la description de poste pour justifier ma candidature que j’ai exploitée à fond, et ça a marché. Un petit retour de karma que j’ai accueilli à bras ouverts.

Ça a été le début d’une nouvelle vie que j’ai du apprendre à apprivoiser (premier CDI en France après quasiment 10 ans de carrière au Japon et 7 ans de télétravail…!), et puis il y a d’autres événements que vous avez peut-être suivi qui ont fait que je n’étais toujours pas en état de reprendre le clavier.

Mais cette fois, je crois que c’est la bonne. Déjà parce que j’ai un meilleur ami qui en a marre de m’entendre geindre que je n’écris plus et n’arrive à rien, et qu’il me propose des zooms où on ne se parle pas, mais où j’écris pendant qu’il travaille. Seule, mon esprit divague et procrastine, mais si on m’impose un cadre, j’arrive à m’y tenir.
Autant vous dire que vous n’auriez jamais eu les deux précédents articles sans lui, vous pouvez lui dire merci.
Aussi, la différence avec avant, c’est que je me suis demandé si j’avais réellement encore des choses à vous dire. Alors j’ai fait une liste de tout ce que j’avais envie d’écrire… Et j’ai réussi à avoir un programme précis pour toute l’année à venir, à raison d’au moins un article par mois.
(Et non je ne vous arnaque pas, l’article du mois de mars n’est pas celui-ci, il arrivera plus tard.)

J’ai l’environnement pour écrire (bon, sauf le chat qui vient se vautrer sur le clavier qui n’aide pas), j’ai les sujets à traiter… Il ne me manquait plus que le temps. Et maintenant que je ne fais de la traduction que ponctuellement – pour une autre agence et sur des sujets bien plus intéressants donc ce n’est plus une souffrance – et que j’ai des horaires un peu plus souples… J’arrive à retrouver l’envie de me poser face à un clavier.
De ce fait, 2021 est donc peut-être bien l’année de mon véritable come-back.

Comme ça, ça vous occupera, puisqu’on est tous semi-confinés, c’est pas comme si on avait  grand chose à faire de mieux.

Alors concrètement, je n’aborde sur ce blog que des sujets qui ont eu lieu il y a longtemps, avec des personnes qui ne sont pas reconnaissables (habitent à l’autre bout du monde, etc.), histoire d’avoir toujours du recul et un peu plus d’objectivité sur l’expérience que je raconte, mais aussi que ça n’ait jamais d’influence sur la vie de ces personnes ou sur la mienne.
De ce fait, même si j’aurais déjà plein de trucs à raconter (moi qui pensais n’avoir d’anecdotes folles qu’au Japon…), je ne parlerai jamais vraiment de mon travail dans l’édition sur ces pages. D’autant plus que la maison où je travaille n’est pas un secret, donc… Je sais, vous aimez les potins et vous êtes déçus, mais je saurai me faire pardonner avec d’autres aventures farfelues.

Par contre, le fait est que j’adore mon travail et que j’avais au moins envie de vous parler d’une des collections que je défends.
Mon travail consiste à m’occuper de la promotion digitale de nos livres. J’organise le plan de communication pour lancer la sortie de nos romans : publicité sur divers webzine ou site de news, partenariat avec des influenceurs ou youtubeurs pour création de contenu dédié, articles sponsorisés, tournages de vidéos… etc. Et je vous le cache pas, être entourée de bouquins, voir des auteurs passer, connaître les couvertures et avoir les romans avant tout le monde… C’est un peu le rêve éveillé pour moi.
Je travaille sur des collections de romance, sur du thriller, de la littérature classique, du lifestyle ou encore du young adult.

Et la collection young adult, c’est celle dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. En effet, la maison a beaucoup de collections, dont une, New Way, qui propose des romans pour jeunes adultes. Comparée à nos autres collections, celle-ci est petite, portée à bout de bras par une seule éditrice passionnée, et a pour mérite de toujours proposer des textes engagés. Je me dis souvent que j’aurais aimé avoir des romans qui abordaient tous ces thèmes quand j’étais plus jeune.

Par exemple, en janvier, nous avons sorti You know I’m no good, qui aborde le sujet du consentement et des agressions sexuelles. En février, le superbe Jonas, inspiré de la vie de l’autrice, qui parle d’une adolescente issue d’une famille conservatrice, contre le mariage gay et très active dans le mouvement « manif pour tous » alors qu’elle découvre que son petit frère est homosexuel.

(Extrait de Jonas)

Celui du mois de mars, Tous debout, parle d’un jeu de rumeurs qui dégénère et d’un lycée qui finit par se mobiliser pour sauver un camarade sans papier menacé d’expulsion.
Bref, que des livres aux thèmes plutôt cools.

Alors vous me direz « Sonia, tu prêches pour ta paroisse là ! ».
Et oui, en effet. Mais cela dit, j’ai travaillé pendant 7 ans pour une entreprise qui faisait des otome sur smartphone, et je ne vous ai jamais conseillé une de nos applications ne serait-ce qu’une seule fois… Ce qui prouve que je sais garder un minimum d’intégrité et d’objectivité.

 

Alors ce n’est pas un post pour vous demander de courir chez votre libraire acheter tous les livres New Way que vous trouverez (mais si vous le faites, je serai ravie, donc ne vous en privez pas), mais pour vous donner l’occasion de découvrir la collection et vous récompenser pour votre fidélité à toute épreuve !
En effet, nous avons sorti en octobre dernier le roman K-Pop Confidentiel, de Stephan Lee. Un roman qui parle d’une jeune américaine d’origine coréenne, qui après avoir passé une audition, se retrouve apprentie dans une agence qui forme les idoles de K-Pop à Séoul.
C’est un roman jeunesse vraiment très drôle, et qui ne fantasme pas le monde de la KPOP. Même s’il est écrit par un passionné de ce monde, il reste très critique sur le rythme infernal et les régimes drastiques imposés. L’auteur, lui-même américain d’origine coréenne, a voyagé en Corée pour rencontrer plusieurs star de KPOP et les interviewer sur ces usines à idoles d’où ils sortent, leurs entraînements limite militaire pour devenir des chanteurs/danseurs accomplis et les conditions de vies pour en arriver là. Bref, ce livre est plutôt drôle, pour un coup on a une héroïne adolescente qui n’est pas une tête à claque et on est en pleine immersion coréenne.
J’avais un peu peur que ce soit cringe et le sujet mal abordé, mais finalement j’ai bien aimé ce livre, ça m’a rappelé beaucoup de choses de la Corée, et c’était mon petit chouchou des sorties de l’an dernier.
D’ailleurs pour info, l’éditeur qui a déniché ce texte de base n’est autre que l’éditeur de Harry Potter himself.

 

Bref, j’ai parmi mes lecteurs pas mal de fans du Japon et de la Corée ou même de la KPOP. Alors après discussion avec l’attachée de presse et l’éditrice, elles m’ont autorisé à faire un petit jeu concours pour vous faire gagner des exemplaires et leur marque-page assorti ! C’est une initiative ponctuelle et exceptionnelle, car je sais que ce roman peut intéresser pas mal d’entre vous.

Alors voilà, j’en mets trois exemplaires à gagner ICI sur la page Facebook, et trois exemplaires à gagner ICI sur Twitter. Le tirage au sort aura lieu lundi !
Donc n’hésitez pas à participer, partager à vos amis que ça pourrait intéresser… Si ça peut faire plaisir tout en nous permettant de faire découvrir la collection à de nouvelles personnes, tout le monde est content !

Sur ce, je vous laisse sur cette superbe vidéo faite pour notre instagram à l’époque de la sortie du livre qui avait beaucoup diverti l’auteur…  (Je vous épargne celle où on tentait non sans difficulté de reproduire une chorégraphie de Black Pink… vous n’avez qu’à aller suivre le compte New Way pour voir nos prouesses).

 

4 thoughts on “Des blabla et des trucs à gagner

  1. Malorie

    Ça fait plaisir de voir que pour une fois, la vie t’a fait un cadeau, un job qui te plaît. Très contente d’entendre que tu as des projets pour le blog, j’ai hâte. J’avoue que je suis bien intriguée par la collection New Way. Je me sens peut-être moins public cible, mais j’adorerais que ma nièce et mon neveu puissent lire de tels livres plus tard

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  2. Sheena

    Bravo à toi !
    Non sérieusement, un boulot dans l’édition, c’est le sésame. Moi j’ai même pas réussi à intégrer ne serait-ce qu’une formation, tellement ils sont sélectif XD. Félicitation, en tout cas, tu le mérites après tout ce que tu as vécu et aimer son travail dans les conditions actuelles, c’est tellement rare. Donc encore une fois, bravo. J’espère vraiment que tout continuerai aussi bien pour toi ^^.

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  3. Kitimat

    Ravie de te relire, mais surtout ravie que tu aimes ton job à ce point là ! C’est rare et précieux ! Profites en bien et merci de partager à nouveau tes anecdotes avec ton humour que j’adore !

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